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JACK et la MÉCANIQUE du COEUR

C’est le jour le plus froid du monde que Jack (Mathias Malzieu) naît, un jour si froid que son cœur gèle. Heureusement Madeleine (Marie Vincent) palie à cette défaillance mortelle, en remplaçant le cœur du nouveau-né par une horloge. Mais attention, Jack devra suivre à jamais 3 règles pour survivre :

« Ne pas toucher à ses aiguilles. Maîtriser sa colère. Surtout ne jamais tomber amoureux. »

                              

Mais bien évidemment, dès son premier jour de sortie, il croise Miss Acacia (Olivia Ruiz), chanteuse de rue. Espérant la retrouver, Jack réussit à convaincre sa mère d’adoption à le laisser aller à l’école. Dès le premier jour, il s’y fera un ennemi  en la personne de Joe (Grand Corps Malade), lui aussi amoureux de Miss Acacia.

            

Cependant la belle a disparu et ce n’est que quelques années plus tard qu’il retrouve la trace de Miss Acacia et qu’il peut partir à sa recherche, croisant sur sa route Georges Méliès (Jean Rochefort).

                        

Avant d’être un film d’animation musical, Jack fut un roman et un CD de Mathias Malzieu, alias le chanteur Dionysos. Le film qu’il a réalisé en compagnie de Stéphane Berla réussit à sublimer ces deux univers originaux que j’ai eu la chance de découvrir en avant-première il y a quelques semaines comme quelques autres.

                  

Le disque en lui-même, simplement intitulé « La mécanique du cœur » était déjà une petite perle musicale regroupant les chanteurs que l’on retrouve dans le film : Mathias Malzieu (bien sûr), Olivia Ruiz, Emily Loiseau, Arthur H ou Grand Corps Malade pour ne citer qu’eux. Des mélodies enjouées, tristes, emportés, mécaniques ou aux tonalités hispaniques.

              

La mise en image suit le rythme et la poésie étrange de cette histoire. Un côté burtonien en plus clair et coloré et une franche touche iconoclaste de Méliez dans les personnages et les décors. Un monde entre cirque,  foire aux monstres, mais aussi obscurité et triste fatalité.

                                 

L’histoire est belle, touchante et nostalgique. Une réalisation admirable qu’il ne faut tout de même pas croire tout publique. Pas avant 8 ans à mon sens par son style et certaines scènes (je pense à la rencontre avec « jack l’éventreur »), mais aussi par sa rudesse, car la vie de Jack n’est pas semée de roses ou alors de roses auxquels on aurait laissé des épines.

                          

Un film que je recommande autant que le CD.

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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