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47 RONIN

     Le « 47 Ronin » de Carl Erik Rinsch est une nième adaptation d’une légende japonaise inspiré d’un fait réel datant de 1701.

           

     Trompé par le Lord Kira (Tadanobu Asano) allié à la sorcière Lady Mizuki (Rinko Kikuchi), Lord Asano (Min Tanaka) se voit déshonorer devant le Shogun Tsunayoshi (Cary-Hiroyuki Tagawa). Autorisé à se faire seppuku (suicide rituel) il laisse derrière lui 47 samouraï devenus de fait ronins (samouraï qui n’a plus de maître) dont leur chef Kuranosuke Oishi (Hiroyuki Sanada) jeté dans un cul de basse fosse. Pire, le Shogun leur interdit toute vengeance et promet en mariage à Kira, la fille d’Asano, Mika (Kô Shibasaki) après un an de deuil. Or le cœur de celle-ci est déjà prise par le beau métisse Kaï (Keanu Reeves), sauvé par Asano alors qu’il n’était qu’un enfant échappé d’une forêt réputé maudite. Un amour impossible tant la différence de statut entre les deux est grande.

     Sorti au bout d’un an de sa fosse, Kuranosuke, vengeance au cœur, retrouve Kaï qu’il considère indispensable pour lutter contre la sorcière ainsi que les autres ronins. Commence alors une épopée pour s’armer et partir à l’assaut de la forteresse de Kira.

            

     « 47 Ronin » est un film d’aventure sino-médiéval qui nous emporte dans une tourmente d’actions, de sorcelleries et de créatures issues des légendes japonaises. Les kenkus sont particulièrement réussis car repensés loin de leur image traditionnelle, leur donnant un aspect intriguant et inquiétant.

                      

     Il est agréable de retrouver un Keanu Reeves au sommet de sa forme (il a tout de même 50 ans) et de son talent d’acteur, même si le rôle de Kaï n’offre pas une large palette d’émotions.

     L’esthétique du film garde un large aspect des films asiatiques dans les gestes, les drapés, la retenu des sentiments, les règles et les codes d’honneur. Le tout est servi par une belle maîtrise des effets spéciaux.

     Cependant les puristes trouveront à raison que l’ensemble est adapté, influencé à la sauce américaine. Combats puissants et rapides, pas de pauses oniriques, pas de vol fluide de bambous en bambous….

             

     Quant à elle, la sorcière est trop occidentalisée avec parfois un style trop moderne, même si elle a de très bons moments telle la création et l’utilisation de l’araignée. Une très belle scène mettant en avant une magie bien plus subtile que dans d’autres passages.

     Il n’en reste pas moins que le mélange nous offre un film dynamique, agréable et divertissant sans trahir la notion d’honneur de ces samouraïs devenus ronins qui sont prêts à aller jusqu’au bout quoi qu’il leur en coûte.

             

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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