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AMAZING SPIDERMAN : le Destin d'un Héros

« Le destin d’un héros » présente un film qui vogue entre le super-héros et la vie amoureuse de son alter-ego. A l’image d’une ancienne série dédiée au tisseur (et publiée en France dans feu Nova), le film aurait donc pu s’intituler plutôt « Peter Parker, L’incroyable, Homme-araignée ».

                                         

L’introduction du film annonce de suite un des sujets : les parents de Peter et leur secret. Ce sera un des fils conducteurs réinterprétant et la disparition du couple et une partie de l’origine de Spiderman. Il faut bien avoué qu’à la fin on ne comprend pas très bien l’importance de cette vidéo si difficilement télécharger par Richard Parker (Scott Michael) sauf pour l’amour de son fils. Un point faible du scénario.

L’autre trame est bien sûr la relation entre Gwen Stacy (Emma Stone) et Peter. Tous les anciens lecteurs – tel moi – se souvienne de la saga de Gwen et du Bouffon Vert et de sa fin. Le film conclura-t-il différemment cette histoire ? Question à laquelle je ne répondrai bien sûr pas ici ; le déroulement du film apportant une réponse évidente bien avant le générique de fin. Le personnage de Gwen a été largement modernisé en faisant une jeune femme plus active et plus déterminée que la Gwen des origines.

Enfin, il y a Harry Osborn alias le Bouffon Vert dont l’origine est là aussi revue et corrigée. Pourquoi pas ! Le personnage prend doucement ses marques pour un bel envol au final.

                                         

Côté personnages et acteurs on peut regretter la caricature trop poussée de Max Dillon (Jamie Foxx) avant qu’il ne devienne Electro. Un nerd dérangé, cheveux gras, sans compétence sociale, mais visiblement un pro de l’électricité, sans doute ingénieur. Devenu Electro le personnage prend peu à peu de l’ampleur et s’affirme vraiment dans son affrontement final avec Spiderman.

Dane DeHaan en Bouffon Vert fait un vilain à la hauteur (comme il l’était dans « Chronicle ») reprenant la fragilité et la geignardise du Harry  des débuts puis sa folie et sa haine.

Quand à Andrew Garfield, si son physique longiligne convient parfaitement à la souplesse caoutchouteuse de Spiderman, j’ai vraiment du mal avec son incarnation de Peter Parker, peut-être un peu trop larmoyant et s’apitoyant sur lui-même. Et clairement je n’arrive pas à retrouver le Parker des comics en lui, sans que cela remette son jeu d’acteur en cause, même si, à mon sens il manque de subtilité.

Notons la prestation de Sally Field dans le rôle de May Parker-Reilly.

                                                                  

Le film s’entache sans doute de quelques longueurs lié à sa dichotomie entre Parker et Spiderman, mais au final ces pauses sont utiles au développement de la tragédie récurrente Parker. Amazing nous impose l’émotion.

Côté actions, impossible d’être déçu. Elle est présente en plusieurs scènes et explosent avec un combat – presque – final en deux temps qui vous tient en haleine aussi bien pour l’affrontement contre Electro que l’opposition avec le Bouffon Vert. Une véritable tension.

Notons la maestria des déplacements de Spiderman  et de la visualisation de son sens d’araignée. Les premiers sont d’une fluidité remarquable, la caméra alternant avec les angles et incorporant des ralentis adéquats. Le second use justement des images figées (ce qui implique quand même que Spiderman se déplace très vite… presque trop).

       

La 3D maîtrisée par moment, peut-être un peu confusionnel par instant en particulier au début (attention aux maux de tête).

                                                               

Quant à l’histoire, elle est tout à fait légitime de ce type de film. Après l’introduction sur mes parents Parker, on replonge dans le présent avec le terroriste russe Aleksei Sytsevitch (Paul Giamatti) puis avec la naissance d’Electro et le premier super-affrontement qui n’est qu’une mise en bouche au long final.

                                       

Le tout s’entrecoupera des dilemmes classiques à Peter (et à de nombreux héros depuis). Dois-je rester avec Gwen au risque que Spiderman l’a mette en danger ? Qui étaient vraiment mes parents ?

 

Un film divertissant, bien construit, un Spiderman à la hauteur rélaisé par le bien nommé Marc Webb.

Le petit bonus de fin mi- générique n’a qu’un intérêt nul pour Spiderman (Pour le trois tout est dit avant le générique… une histoire de 6), c’est plutôt une pub pour le prochain X-Men « Day of Futur Passed »

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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