Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

X-MEN, DAYS OF FUTUR PAST

Brian Singer s’attelle à nouveau aux super-héros et plutôt bien, s’appuyant sur une histoire de 1981 (voire fin de la chronique pour plus de détails).

                

Nous sommes en 1973, dix ans après X-Men le commencement. Charles Xavier (James McAvoy) a perdu ses étudiants et il vit seul avec Hanck MacCoy alias le Fauve (Nicolas Hoult) sur son domaine. Désœuvré, refusant de lutter, il va se retrouver face à un Wolverine (Hugh Jackman) possédé par un lui du futur.

                             

En effet, une trentaine d’années plus tard, le monde est sous la diminution absolue et destructrice des robots sentinelles capables de s’adapter aux pouvoirs des mutants. Après avoir emprisonnés la majorité de ceux-ci, ils se sont attaqués aux humains à engendrer des mutants, bref un massacre. Seul espoir d’un noyau de résistants menés par Magneto (Ian McKellen) et Charles Xavier (Patrick Stewart), envoyer l’esprit d’un des leurs dans son corps passé pour arrêter l’origine du mal. C’est Wolverine qui s’y colle, seul capable de supporter l’opération.

Il doit donc unir le Charles Xavier déprimé du présent et son vieil ami et ennemi Magnéto (Michael Fassbender) emprisonné depuis l’assassinat de Kennedy au cœur du Pentagone pour arrêter Mystique (Jennifer Lawrence). En effet celle-ci doit tuer l’inventeur des sentinelles, Bolivar Trask (Peter Dinklage), un des éléments à l’origine des sentinelles adaptables.

                 

Tout comme « X-men le commencement » qui s’appuyait sur les événements de Cuba, cet opus s’appuie sur la guerre du Vietnam. Une complexion pour les plus jeunes qui s’ajoute  à un scénario dense, doublé de deux époques. Les plus âgés y vogueront avec plus d’aisance.

Côté action, si personnellement je trouve que l’on a une juste dose, il faut avouer que ça n’explose pas toutes les cinq secondes et que l’histoire laisse place aussi à l’intrigue et aux émotions de Charles vis-à-vis de Mystique qu’il considère un peu comme sa sœur (histoire propre au cinéma). Le dilemme de Mystique – sombrera-t-elle du côté obscure comme la première trilogie le laisse entendre ? – est aussi un des débats du film.

                             

Intéressant aussi la découverte brutale des mutants par le public. Une belle mise en place avec un style vidéo-amateur qui nous plonge momentanément à la place du commun des mortels face à ces effroyables phénomènes. On comprend la peur qu’ils peuvent susciter.

Un rythme plus posé que la trilogie originelle mais qui convient à l’ampleur de l’histoire. De même il semble que certain puisse trouver qu’il manque un peu de X-men dans le présent puisque ceux-ci se réduisent à une portion congrue de trois personnages ajoutés de deux.

Pour ma part j’ai apprécié retrouvé dans le futur les mutants habituels : Kitty Pryde (Ellen Page), Iceberg (Shawn Ashmore), Colossus (Daniel Cudmore), Tornade (Halle Berry). Mais aussi ravi de voir des nouveaux échappés des comics : Warpath (Booboo Stewart), Solar (Adam Canto) et Blink (Fan Bingbing). Les portails de téléportation sont de toute beauté et leur utilisation très intelligente. Il faut ajouter à ceux-ci Bishop, au très beau look, joué par notre frenchie Omar Sy. Mais lui comme les autres (à l’exception de Kitty) n’a guère de choses à dire, se limitant à l’action de début et de fin de film.

               

Autre apparition remarquée celle de Peter (Pietro ?) Maximoff alias Vif Argent, ado rebelle. Sa prestation au Pentagone est une des scènes marquantes du film, humoristique et aux effets très réussis. A noter le petit clin d’œil quant au père potentiel de Vif Argent L’acteur qui, dans les comics, n’est autre que Magnéto. Evan Peters s’en sort à merveille, pourtant ce ne devrait pas être lui qui incarnera le Vif Argent que l’on devrait voir dans le prochain Avengers (Age of Ultron) et qui apparait en fin de du générique de Captain América 2.

                             

Côté acteur, il ne faut pas non plus oublier Peter Dinklage, connu pour être le Tyrion de Games of Throne. Il reprend correctement le rôle de Bolivar Trask (qui n’est pas nain dans les comics), même si le jeu de son personnage est bien plus réduit que le seul Lannister tolérable et que sa coupe de cheveux et moustache des années 70 ne l’arrange pas.

On retrouve également le personnage de William Stryker (Josh Helman), en jeune soldat, détestant déjà les mutants.

       

Le film est servi par une belle 3D, une musique d’ambiance correcte et des effets spéciaux à la hauteur de quelques moments épiques.

 

Bref un X-film très réussit ; deux heures de divertissements agréables.

              

Hélas, dans le futur, le film réemploie Charles Xavier, sans expliquer sa résurrection après avoir été désintégré par Jean Grey dans « X-men, l’affrontement final », même si après le générique de fin de cet X-men 3, on savait déjà qu’il était vivant (hospitalisé) et auprès de Moira McTaggert. Transfert à la dernière seconde de son esprit dans un clone de lui-même (??).

            

Reste le gros problème des voyages dans le temps qu’est la réécriture du présent, événement que les comics évitent généralement avec soins chez Marvel. Même si changer un évènement ne fait que quelques rides sur l’eau, mais ne change rien au flux global de la rivière, il faut bien reconnaître que la fin réécrit l’histoire de la trilogie originale (en particulier du dernier opus) et même des Wolverine si on se fie à la dernière image pré-générique de fin. Evidement on peut toujours se dire que rien n’est altéré, mais qu’après le trois des événements majeurs font que… après tout Charles Xavier a bien ressuscité… !

 

Bien entendu, comme toujours, il vous faudra guetter Stan Lee, et attendre la toute fin du générique pour avoir le droit à un aperçu du prochain X-men, qui sera clairement apocalyptique.

                        

 

Et pour finir petit bonus : comics.

 

« Days of futur Past » reprend le titre d’une courte saga (épisodes 141 et 142) de « the Uncanny X-Men », publiée en 1981. Une histoire fondatrice d’un avenir possible (terre 811) pour l’univers Marvel écrit par les deux géants que sont Chris Claremont et John Byrne associés à Terry Austin. Publié en France dans Spécial Strange 35 et 36 (1984) on y voyait aussi la première apparition de Rachel Summers, fille de Cyclope et Jean Grey (le Phénix) qui n’était alors pas morte dans les comics. C’est aussi là que l’on apprend un lien possible entre Mystique et Diablo (elle est sa mère, Azazel son père).

 

 

L’histoire marque quelques différences à celle du film. Dans cette version c’est Rachel qui propulse l’esprit de la « vieille » Kitty Pryde dans l’esprit de son moi passé adolescente et toute nouvelle recrue des X-men. Son but empêcher Mystique et sa nouvelle confrérie des Mauvais Mutants de tuer le sénateur Kelly (celui de X-Men 1), éléments qui sera le déclencheur du nouveau programme sentinelle. Un succès qui modifiera cependant très peu l’avenir.

       

Quant à Bishop, il n’existait pas dans les comics. Il n’apparaîtra que bien plus tard. Lui aussi vient du futur (en théorie aussi de la terre 811). Même si l’origine de la relance du programme sentinelle n’est plus la même (Kelly ayant été sauvé), le résultat fut le même. Cependant humains et mutants se sont unis et ont renversé les sentinelles. Une police militaire, les XSE, s’est mise en place. Bishop et sa sœur en feront partis. Poursuivant le mutant Fitzroy à travers un portail temporel, Bishop se trouvera coincé dans le présent et rejoindra les X-men avant bien plus tard de s’opposer à eux en cherchant à tuer Hope, première mutante à naître après le Jour M et fille adoptive de Câble (fils de Cyclope et d’un clone de Jean Grey, lui aussi voyageur temporel et Némésis d’Apocalypse).

        

Tag(s) : #Chronique Cinéma
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :