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LES GARDIENS DE LA GALAXIE, le film

Voilà une chronique aisée tant ce film attendu – en tout cas par moi - est réussi.  Cependant soyons clairs, il s’agit d’un pur divertissement… j’ajouterai jubilatoire.

                      

Alors qu’il est enfant, Peter Quill (Chris Pratt) est emporté par un vaisseau extraterrestre vers les étoiles. Pourquoi ? Vous le découvrirez dans le film (et sans doute plus encore dans la suite annoncée). Devenu adulte, il peut être considéré comme un pirate ou voleur de l’espace, accroc à la seule chose qui lui reste de la Terre : la musique des années 70 - cool. Il travaille désormais pour son propre compte et son contrat du moment le conduit à rechercher une sphère mystérieuse.

                        

Le problème est qu’un autre est à la recherche de cette sphère, le Kree dissidant, Ronan L’Accusateur (Lee Pace). Notons ici que la version Ronan du film a rompu avec l’Empire Kree ne supportant pas que ceux-ci aient fait la paix avec les xandariens dirigés par Nova Prime (Glenn Close). Bref il veut en imposer à tout le monde et pour ceux il a fait une alliance méphitique avec Thanos (qui n’apparait que peu se gardant pour un futur film Avengers + Gardiens sans aucun doute).

                         

Thanos a mis à la disposition de Ronan, deux de ses « filles » la verte Gamora (Zoe Saladana) et la bleue cybernétique Nébula (Karen Gillan). Toutes deux sont des tueuses surentrainées et, Nébula se sent toujours en compétition avec Gamora (comme le montre très bien le prélude en BD… j’y reviendrai). Bref Gamora, dépêchée pour récupérer la sphère se confronte à Peter Quill sur Xandar. Au combat se mêle l’étrange duo Rocket Raccoon et Groot (respectivement voix en VO de Bradley Cooper et Vin Diesel). Eux aussi ne sont guère des citoyens modèles.

                 

Tous se retrouveront bien vite en prison où ils s’allieront et ajouteront à leur quatuor insolite Drax (Dave Bautista) qui à lui seul est un « méta-Fort » avec une dent contre Ronan.

                         

Bien entendu, ce groupe de larrons – en foire – comprendront très vite qu’il est nécessaire de stopper Ronan et d’éviter que la « sphère » tombe entre de mauvaises mains. L’aventure continue….

                          

 

« Les Gardiens de la Galaxie » marient avec habilité l’action, l’humour, le space opéra et les surhommes (difficile de parler de super-héros quoi que…). Un dosage parfait.

Sauf peut-être Gamora, chaque Gardien apporte son propre humour. Drax a l’intelligence limité prend tout au pied de la lettre. Malgré son habilité, Peter qui veut absolument être reconnu en tant que Starlord, a un petit côté looser qui réussit pourtant ses coups. Raccoon est un pseudo animal cynique, mal dans sa condition. Quant à Groot et bien… c’est Groot.

Les personnages sont truculents et de remarquables combattants, mais ce n’est pas tout. Tous ont également une fragilité. C’est l’ensemble de ces individualités écorchées qui font que le groupe fonctionne et s’accorde malgré leurs différences, voir leurs différents. C’est aussi ces blessures qui enrichissent les personnages.

Chris Pratt est parfait dans son rôle aussi bien physiquement que artistiquement. Il incarne très bien le personnage décalé de Peter Quill, lui donnant sa légèreté, sa désinvolture, mais aussi son sens de l’honneur et du devoir. J’aime un peu moins Zoe Saladana, non pas pour son jeu en tant que Gamora, mais je trouve son physique un peu trop sec pour le personnage. Nébula me déçoit plus. Elle n’est ni assez développée, ni assez carnassière et pas totalement à la hauteur de la tâche (contrairement à Ronan). Néanmoins, nous pouvons espérer la revoir - donc plus approfondie-  dans un prochain film.

                  

Bien entendu, même s’ils sont issus de l’univers Marvel Classique, les films prennent des libertés avec celui-ci. Je l’ai déjà évoqué pour Ronan, il en est de même pour les Xandariens et le Nova Corp. Ici pas de soldats issues de multiples races extraterrestre (à la manière du Corps des Green Lantern de DC) et munis d’une armure leur conférant des pouvoirs, mais de simples soldats à bord de vaisseaux, qui n’en sont pas moins courageux.

Quant aux Gardiens eux-mêmes, à peine altérés, ils reprennent la récente mouture comics de cette équipe, bien loin des gardiens originels qui eurent leur série de 1969 à 1977 (l’intégrale vient d’être publiée en France).

Notons que les capacités de Groot sont bien diversifiées et interressantes dans le film que dans les comics, gageons que ceux-ci suivront le mouvement.Idem pour le costume de Peter Quill plus cooool.

Comme je l’ai dit, pour en savoir un peu plus sur le prologue du film, faites l’acquisition de Iron Man HS 5 qui, s’il contient des histoires de qualité inégale, a le mérite de nous présenter la rivalité Nébula et Gamora donnant plus de profondeurs aux deux personnages. Idem il fait le lien avec la fin du film Thor 2 (qui vaut ce qu’il vaut) avec le Collectionneur (Benicio Del Toro) que l’on retrouve aussi dans le film des Gardiens de la Galaxie.

                                      

 

Avec les Avengers et les films connexes, la quête de Thanos continue donc pour les pendants cinématographiques des 6 joyaux de l’Infini (Temps, Espace, Réalité, Pouvoir, Esprit et Âme) qui, dans l’univers des comics mènent à – entre autre – l’immense saga du Gant de l’Infini. Il faut donc s’attendre dans deux ou trois ans a un immense final réunissant tout ce petit monde de héros et de gardiens. Un pari audacieux d’autant que la pression monte avec des films de la qualité des Gardiens de la Galaxie ; il faudra faire très fort.

                                           

Le bonus post bande annonce de fin, n’apporte pas grand-chose, si ce n’est de faire un clin d’œil à un personnage tout aussi décalé que les Gardiens, créés en 1973 par Steve Gerber, apparu pour la première fois dans Adventure into fear 19, avant d’acquérir en janvier 1976 sa propre série (la même année que la naissance de Nova alias Richard Rider en septembre). Une vrai bête de scène qui mériterait un Howard et qui depuis lors est resté dans un coin… je dirai même un re-coin en attendant peut-être de ressurgir… dans un film (Sigh !).

 

Pour conclure, je dirai simplement que Gardiens de la Galaxie est un incontournable divertissement, où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Un vrai bonheur.  Sans même parler de cette petite scène de fin pas du tout grootesque sur de le b-a-ba d’un chanteur (en groupe à l’époque) dont je suis fan.

A ne rater sous aucun prétexte.

Quant aux mots de la fin, ils ne peuvent qu’être : « Je s’appelle GROOT ! ».

    

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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