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INTERSTELLAR

Cette fois l’humanité est arrivée à ses fins ou plutôt devrais-je dire à sa FIN. La planète polluée, ravagée est au bord de l’effondrement et il ne reste que très peu d’année de vie aux hommes. Un groupe dirigé par le professeur Brand (Michael Kaine), dérivant de la NASA entretient pourtant l’espoir d’une solution : envoyer vers une autre planète un vaste groupe d’humains (en l’occurrence ceux qui travaillent sur le projet), ce sera toujours ça de sauver.

Trois planètes sont candidates et elle se trouve au-delà d’un « petit » trou noir d’apparition récente situé dans notre système solaire. Si des premières expéditions y sont déjà parties, elles n’ont pas données de nouvelles. Une ultime mission est possible pour aller chercher les informations, mais il leur faut un pilot émérite et celui-ci sera peut-être Cooper (Matthew McConaughey) qui pour se faire devra laisser derrière lui ses enfants dont sa fille Murphy (Mackenzie Foy / Jessica Chastain), ce d’autant plus que si pour lui le voyage va durer quelques mois, dans ce laps de temps des années se seront écoulés sur Terre.

Une fois la planète idéale sélectionnée, il ne restera plus qu’au groupe de savants à finaliser la formulation de l’antigravité.

 

Interstellar est une belle réussite autant sur le plan scénaristique que sur les images – en particulier la représentation d’un trou noir. Le cinéma semble renouer depuis quelques temps avec la science fiction plutôt avec succès.

Pas de space-opéra ici, même si plusieurs moments à suspens se glissent dans l’histoire. Une intrigue intéressante et quelques moments à la « Gravity » saupoudrent le tout. Le jeu d’Anne Hathaway (Brand fille du professeur du même nom) n’a pas toujours emporté mon adhésion, sans pour autant nuire au film. A noter l’apparition de Matt Damon, dans un rôle bien éloigné de ses personnages habituels tant ne ce serait que par sa position de même pas second rôle.

 

Difficile tant la presse s’est amusé à cité 2001 l’odyssée de l’Espace, film de S. Kubrick étrange et difficilement compréhensible, de ne pas en parler. En effet, on y retrouve en fin d’histoire un absolu qui, ici, reste tout à fait à la portée du spectateur tant il est bien amené et explicite. Les tesseracts (analogues quadridimensionnels du cube >> LIEN)  sont à la mode. On peu se demander si le robot à l’acronyme de TARS, n’est pas lui-même à clin d’œil à HAL (aux initiales nées d’IBM) mêlé au monolithe noir de 2001. Notons ici, l’intelligence des auteurs qui ont évités de faire de ce robot un humanoïde lui donnant un aspect plus lisse et multifonctionnel.

 

Un film qui parle d’écologie, de l’homme, de ses motivations et de son altruisme (faut-il faire passer l’autre avant soi ? Les vivants avants le potentiel humain ?). Un film qui peut donc ouvrir réflexion et débat.

 

J’ajouterai pour finir que le synopsis (ou ai moins l’idée de départ) est de Kip Thorne, un spécialiste des trous noirs (que l’on retrouve comme producteur délégué) avant d’être un scénario des frère Nolan (voir l’article dans Science et vie 1166  de nov 2014 p°130 et 131). Nous pouvons donc espérer une approche relativement réelle des trous noirs selon la théorie tunnellaire* de ceux-ci, ainsi que la déformation temporelle engendrée par la gravité.

Bien entendu, la fiction s’y impose en considérant que la gravité au sein (et même en périphérie) d’un tel monstre cosmique n’écrase pas toute matière et que la  maîtrise de la gravitation soit possible ainsi que quelque autres éléments que je ne mentionnerai pas pour ne pas spoiler comme on dit.

A voir sur grand écran puisque son succès l’a maintenu en salles jusqu’à maintenant.

 

* Par opposition à l’hypothèse du trou noir fini qui une fois distendu jusqu’au niveau quantique se rétracte en trou blanc. Une fraction de seconde dans son espace temps, des milliards d’années dans le nôtre (voir le même science et vi que précédemment P°82 à 87)

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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