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NEXUS

Alors que j’étais en pause lors d’une dédicace, mon regard s’est arrêté sur la couverture de ce roman de fiction, l’accroche de la quatrième page m’ayant séduit (d’autant qu’il se déroule en 2040 comme le Cycle de l’Eveil), j’ai commencé à le lire et finalement l’ai acheté.

 

Kade est un brillant jeune homme qui a augmenté la puissance de Nexus, un sorte de substance bio-informatique capable d’ouvrir la conscience des individus momentanément afin d’unir les esprits : partager les sensations et les pensées.

Kade y voit un espoir pour l’humanité afin que tous se comprennent et que potentiellement ce partage emmène la paix. Loin de cette utopie, les bien-pensants du gouvernement voit en cette drogue une perte de l’humanité. Il traque donc Nexus 5.

Sam qui travaille pour l’ERD (organisme américain de lutte contre toutes les dérives bio-technologiques pouvant soumettre la pensée de l’homme) piège Kade et ses amis. Prisonnier, pour sauver ses compagnons, Kade n’a d’autre choix que d’accepter les conditions de l’ERD et partir pour démasque et piéger d’autres transhumains à l’autre bout du monde.

                                                  

Nexus est le premier roman de Ramez Naam, un ingénieur informaticien qui voit en certaines technologies expérimentales des innovations potentielles pour l’avenir (peut-être pas pour tout de suite alors…)

Si le roman peut s’enliser vers le milieu, l’écriture est clairement moderne avec une découpe lors de l’action (en particulier finale) très saccadé, passant d’un protagoniste à l’autre ou d’un point de vue à l’autre. Une mise en paragraphes similaire à un séquençage de films ou de séries télévisés. On retrouve ce rythme dans les chapitres souvent courts, voire très courts et parfois entrecoupés d’une page informative sur tel organisme ou tel vocabulaire.

Le scénario tourné vers l’intrigue et l’action soulève quelques questions. Jusqu’où peut-on modifier (améliorer) l’homme sans perdre son humanité ? Diluer sa pensée dans celle des autres, n’est-elle pas perdre sa personnalité (donc son humanité) ? Toute technologie est-elle bonne à dévoiler ? Peut-on faire confiance aux hommes pour faire une bonne utilisation d’une innovation ?
Une grande question que se pose Kade et à un moment du roman, son analyse de la situation peut sembler pertinente sur « au total ce sera bénéfique même si… ». Maintenant pas sûr que tous les lecteurs, moi compris, soit en accord avec ses choix.

                                                                    

Un livre d’anticipation intéressant dans sa réflexion, dans la modernité de son écriture et dans son dynamisme. S’il y a probablement quelques maladresses d’organisation qui enlisent parfois le récit, Nexus se lit avec un véritable plaisir.

 

De Ramez Naam aux éditions Presse de la Cité.

Tag(s) : #Chronique Littérature

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