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A LA POURSUITE DE DEMAIN

Casey Newton (Britt Robertson) est une gentille adolescente « rebelle » qui sabote les engins de démontage de la base de lancement de la NASA (devenue obsolète depuis l’arrêt du programme navette américaine). Bénéficiant d’un fort optimiste et d’une volonté de ne jamais laisser tomber, elle est repérée choisie pour venir en aide à la Terre. Mais pur ce faire, elle doit réussir à aller jusqu’à la Cité de Demain (Tomorrowland, titre VO du film) qu’elle a pu apercevoir grâce à un Pin’s qui est arrivé mystérieusement dans ses affaires.

                                                            

La seule solution pour elle de s’y rendre est de rentrer en contact avec Frank Walker (Thomas Robinson / George Clooney) qui vit désormais reclus, mais qui, lui aussi alors qu’il n’était qu’un enfant, avait pu côtoyer la Cité de Demain et ce, grâce à la jeune recruteuse Athéna (Raffey Cassidy) qui l’avait fait venir malgré le désaccord de David Nix (Hugh Laurie, bien connu pour son rôle du Dr House).

Un drame d’ampleur mondial s’annonce comme le laisse entendre le compte à rebours d’entrée de film et des obstacles se dressent rapidement sur la route des héros…

                           

« À la poursuite de demain » est clairement un Walt-Disney pour les 8 à 12 ans dans sa structure, sa moralité, ses personnages, son ambiance, sa texture et sa morale. Ne vous attendez surtout pas à autre chose. En tant qu’adulte je l’ai donc trouvé assez plat, même s’il se laisse voir. Pour la tranche d’âge précité, j’estime par contre que c’est un film fort sympathique.

La Cité du Futur m’a paru d’emblée technologiquement trop avancée (elle a été créée du temps d’Eiffel, Edisson, Tesla et Jules Verne), même par rapport à notre époque. Le décalage est d’autant saisissant qu’aucune de ses technologies ne semble filtrer jusqu’à notre monde qui en a pourtant tellement besoin tant il court à la catastrophe comme le rappelle judicieusement le film (oui, mais…). Son décor est lisse, parfait, propre sur lui à l’image de l’idéalisme, l’égalité ( ?), la tolérance ou la paix qui y règne. J’aurai aimé quelque chose de plus original (Steampunck pourquoi pas puisqu’elle dérive de la fin du Siècle des Lumières. Le seul moment qui trouve esthétiquement grâce à mes yeux est donc la scène de la Tour Eiffel.

                          

Les personnages sont à l’avenant, aussi bien du côté des bons que des méchants, même si Georges Clooney s’en tire avec un rôle plus nuancé.

L’action et les « gadgets » me font penser à Spykids…

Quant au propos, il parle d’écologie, d’entraide, de tolérance, mais également d’espoir et de la nécessité de réagir et de ne pas se laisser au défaitisme face à l’adversité et la catastrophe annoncé. Nous sommes dans un si petit monde…

 

Ce film vaut pour son positivisme, sa bonté d’âme et sa légèreté apparente, loin de la violence, de la noirceur ou de l’action extrême que nos enfants découvrent bien trop tôt à travers les Jeux vidéo, les Films ou Séries télés (sans parler d’Internet) où les tranches d’âge ne sont souvent plus considérés par les parents … Inconscients.

Ce gentil film que certains trouveront sans doute « guimauve écœurante » est à mon sens parfaitement approprié à la jeunesse, tout du moins, celle qui n’est pas déjà désabusée et qui ne sait déjà plus regarder avec des yeux d’enfants alors qu’ils le sont encore, préférant déjà être des grands. Un peu de candeur et d’optimisme dans un monde (adulte) de brute ; ça fait quand même du bien…

                     

Un film pour respirer, que les parents apprécieront à divers degrés selon leur aptitude ce jour-là à se replonger dans l’innocence perdue et l’espoir de lendemains radieux.

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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