Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

le LABYRINTHE : Terre Brûlée

Thomas (Dylan O’Brian) avec une partie de ces compagnons (13 ??) dont Teresa (Kaya Scodelario) et Newt (Thomas Brodie-Sangster) a réussi à échapper au labyrinthe mis en place pour une raison inconnue (sélection ?) par l’organisation Wicked (dont Thomas et Teresa ont fait partie).

Sauvés par un autre groupe dirigé par Janson (Aidan Gillen), lui aussi reclus dans un bunker, ils se retrouvent avec des survivants d’autres labyrinthes. Grâce à l’un d’entre eux, Aris Jones (Jacob Lofland), ils découvrent bien vite que leurs sauveurs sont des agents de Wicked et qu’ils veulent les transformer en « cobayes ».

Thomas décidera de fuir, entraînant avec lui ses amis dans un monde post-apocalyptique parsemé de créatures… Ils croiseront d’autres communautés sur la route qui doit les mener au « Bras droit » Vince (Barry Pepper), chef de la rébellion.

               

Si le premier opus se laissait voir malgré son stéréotypage, il faut bien avouer, que pour moi, ce deuxième épisode m’a profondément ennuyé. Ce n’est pas la terre qui est brûlée, mais ce film qui est à brûler.

Grosso modo, le film se résume à une succession assez répétitive de fuites, soit face à Wicked, soit face aux créatures dont je reparlerai. Si quelques infos nous sont données sur les buts de Wicked, elles ne font pas le film.

Mis à part le personnage de Thomas et partiellement celui de Teresa qui sont exploités, les autres survivants voient leur personnalité totalement effacée. Ils en deviennent interchangeables, de simples suiveurs de Thomas sans opposition, débats ou touches de caractère. Les nouveaux protagonistes s’en sortent un peu mieux, en particulier Jorge (Giancarlo Esposito) ou Brenda (Rosa Salazar) même si je trouve son jeu assez médiocre. Quant à Aiden Gillen, le Little Finger de Games of Throne que j’aime dans cette série, s’il joue correctement, il nous fait quand même du Little Finger. Le personnage de Markus est lui totalement affligeant…

                

Alors rien n’est-il à sauver ?

Bon il y a de l’action à gogo qui laisse peu de répit, un peu de tension (un peu) et le débat sur l’utilité de Wicked est intéressant, évoqué à deux ou trois reprises, mais globalement peu approfondi.

En plus je ne suis pas fan des mondes post-apocalyptiques, encore moins « approximatifs » (cf plus bas).

Ajouté à cela des idées tirées de nombreux films : alien pour le labo ou les tunnels avec les « racines », comment ne pas penser à Divergente dans la base de Jorge qui fait étrangement penser à celle de la résistance de la mère de Quatre, et bien sûr à Walking dead… Bon pourquoi pas, l’inspiration doit bien venir consciemment ou inconsciemment de quelque part, sauf que là, l’amalgame ne prend pas et reste des bouts à bouts.

                                              

Et c’est tout ce qu’il y a à en dire ? Non, mais les détails suivants étant de l’ordre du mini-spoil, je les mets à part pour ceux qui ne voudraient pas en savoir trop à l’avance et qui comptent quand même aller voir ce film. (Rq : certains on adorait le film, d’autres justes aimés – comme mes filles, 13/16 ans, même si elles reconnaissent certains de mes arguments –)

 

Des incohérences ? Oui, il y en a.

Si je ne me trompe pas, ils étaient 13 à la fin du Un et les voilà 8 ou 9 au début du Deux. Ils partent à 8 et si certains disparaissent visiblement durant le voyage, j’en compte un de moins à l’arrivée (coupé au montage ?) – sauf erreur de ma part.

Nous sommes dans un monde post-apocalyptique lié à des explosions solaires qui ont réchauffé de trop la planète (et non, là ce n’est pas de notre faute), réduisant la planète (en tout cas, ce que l’on en voit) à un désert de sable. Les tempêtes de sables, éclairs et autres joyeusetés ont ravagé les villes. Bref pas de quoi survivre… Et pourtant si, une communauté survit au milieu de cela, certes un peu chiffonniers, mais en bon état physique. Ils mangent quoi ? Des rats sans doute, car il n’y a aucune culture à l’horizon, ni même des rivières ou des puits (ce qu’il y avait dans Mad Max)… Allons soyons gentil, il doit bien y en avoir quelque part… admettons.

Le monde fait face à une épidémie dont Wicked tente de trouver ce qui est déclamé comme « un vaccin » et ils auraient identifié la protéine naturelle apte à bloquer l’infection (on n’est donc plus dans le cadre d’un vaccin, mais d’un sérum, donc d’un traitement et pas d’une thérapie, mais bon… ne chipotons pas). Manque de bol Wicked est incapable de synthétiser cette protéine… ? Oui le même Wicked qui a la technologie pour créer des dizaines de Labyrinthes renforcés de créatures gardiennes biocybernétiques que sont les Griffeurs. Le clonage, ils peuvent ; dupliquer une protéine identifiée impossible… Bon, admettons !!

                            

Autre problème : Teresa raconte la triste histoire de sa mère atteinte du virus et devenant peu à peu folle jusqu’à – au bout de plusieurs jours – se mutiler atrocement. Pourtant quand un des personnages est victime du virus, il est rongé de l’intérieur en quelques heures (ce qui semble établi par les survivants), donc transformé en « zombie », même si le mot n’est pas utilisé dans le film. L’infection aurait deux formes d’évolution ? S’est modifiée avec le temps ? Évolue différemment chez chaque personne ? Y aurait-il un bug dans le scénario qui reprend des éléments du livre alors même que l’histoire de ce second opus a été complètement modifiée par rapport au roman ?? J’opterai pour la dernière hypothèse.

En effet, pour les fans du roman, l’histoire n’a plus rien à voir. Attention Big Spoil !

 

Dans le film, les jeunes sont « normalement » immunisés naturellement contre l’épidémie qui touche le monde (en plus des éruptions solaires). En tout cas c’est dit ainsi, même si de fait l’un d’eux va être contaminé (une autre erreur ?). Wicked veut donc tirer d’eux un vaccin pour sauver l’humanité, d’où le fait qu’ils deviennent des donneurs de sérum. Ce qui fait qu’on ne comprend pas l’intérêt de l’épreuve du Labyrinthe : pourquoi sélectionner les plus aptes à la survie alors que de toute façon ils sécrètent tous la protéine miracle ?? Le film 3 apportera peut-être (mais j’en doute) une explication cohérente.

D’où le fait que les jeunes s’échappent et tentent de rejoindre la résistance. La « maladie » du film donne clairement des zombies et pas de « simples » déments, vu l’état des corps et le mode de transmission : griffures / morsures.

 

Dans le deuxième tome du roman, rien à voir. Les jeunes ne sont pas immunisés et toute la population est potentiellement atteinte puisque le virus passe par voie aérienne et rend les gens fous (comme la mère de Teresa), voir fou furieux (mais pas zombies). Wicked récupère donc nos ados-héros hors du Labyrinthe qui a bien sélectionné les plus aptes à la survie. Mais Wicked les oblige à une nouvelle épreuve, les envoyant par équipes jusqu’aux montagnes, les gagnants ayant le droit de recevoir le vaccin. L’équipe à laquelle nos protagonistes du T1 s’opposent est celle de Aris et ses filles. Du coup, Wicked ne les poursuit pas, voir les aide si la situation ne correspond plus à leurs désirs. Et les autres groupes s’en prennent à eux, non pas par espoir de gagner l’hypothétique sanctuaire de la résistance, mais de récupérer aussi une dose de vaccins.

 

Exit aussi le lien télépathique entre Teresa et Thomas ou l’étrange parallèle avec Aris, pendant masculin de Teresa dans un labyrinthe exclusivement féminin.

 

Cette divergence majeure de l’histoire entre le roman et le film peut expliquer certaine des incohérences du second film qui prend une route autre que celle initialisée dans le 1…

             

Enfin et plus intéressant dans cette chronique, nous pourrions débattre de la justesse des actions des survivants du Labyrinthe et de la Résistance dans le film qui veulent détruire Wicked à tout prix… Pourtant ils sont les seuls à vouloir et sans doute pouvoir sauver l’humanité du virus ?? (Jusqu’à preuve du contraire). Certes user de cobayes humains n’est pas très déontologique, mais nous sommes aussi dans des conditions extrêmes. Car, à bien y regarder, la Résistance n’est pas mieux. Ils veulent en sauver quelques-uns (les élus immunisés en particulier) en les isolant dans un hypothétique havre de paix, ce qui revient à sacrifier le reste de l’humanité, donc un bien plus grand nombre.

Finalement le choix de Thomas n’est peut-être pas le plus judicieux…

 

 

 

Tag(s) : #Chronique Cinéma
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :