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L'ETUDIANTE et Monsieur HENRY

Constance (Noémie Schmidt) est une jeune fille dévalorisée par son père (Stephan Wojtowicz) qui monte à Paris pendant l’été pour tenter d’avoir au rattrapage de septembre sa deuxième année en faculté. Elle trouvera une chambre à louer chez l’acariâtre monsieur Henri (Claude Brasseur).

En effet, Paul (Guillaume De Tonquédec), le fils d’Henri s’inquiétant que son père vive seul a décidé de lui imposer cette location. Peu ravi à cette idée de partage, Henri va tout de même essayer d’en tirer avantage pour obliger Constance à tester / briser le mariage de Paul et de Valérie (Frédérique Bel), bru qui l’insupporte par sa bêtise...

 

Comédie « romantique » scénarisée et réalisée par Ivan Calbérac, l’étudiante et Monsieur Henri, nous propose un moment d’humour léger plutôt réussi, reposant essentiellement sur Henri et ses interactions avec les autres personnages.

                                        

Claude Brasseur incarne parfaitement ce vieil homme bougon, ronchon et à première vue d’un cynisme à toute épreuve. La vie n’est-elle pas « une tartine de merde » comme il le dit. En grand acteur, C. Brasseur réussit parfaitement à faire poindre l’homme sous l’ours, ses blessures ainsi que son cœur, car Henri en a un, puisqu’il se prendra d’affection pour Constance. Ses réparties cinglantes font mouche à chaque fois et pourtant, nous n’arrivons pas à le détester.

Toutefois si le film tourne autour d’Henri, les autres acteurs (et personnages) n’en emportent pas moins mon adhésion.

              

Outre son charme, Noémie Schmidt (aux faux airs d’Hermione Granger alias Emma Watson) est touchante de fragilité, mais aussi de force. Frédérique Bel est magnifique (forcément) dans le rôle de l’idiote, mais épouse aimante. Quant à Guillaume De Tonquédec dont la filmographie ne se limite pas à « Fais pas ci fais pas ça », il campe un quarantenaire rangé (oui encore) qui va être titillé par le démon de midi devant les avances de la belle Constance. N’oublions pas l’amusant Thomas Soliveres (Mathieu) à suivre.

Tout d'abord pièce de théartre, ce film oppose au final deux générations, pour finaleme nt retisser le lien entre elle. L'expérience de l'un qui va vers la fin de se vie et la fraicheur de l'autre qui entre dans la vie avec fraicheur, mais aussi un véritable doute sur elle-même.

Un gentil film avec une fin à demi attendue seulement, tendre, touchant et amusant qui plus est très bien servit. À voir en famille.

Tag(s) : #Chronique Cinéma

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