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DEADPOOL, le film

Pas vraiment de surprise pour moi avec le film Deadpool, réalisé par Tim Miller.  Ce personnage que je ne supporte pas en comics et bien, je ne l’ai guère apprécié au cinéma et pas forcément pour les mêmes raisons.

 

Le scénario reprend les origines de Deadpool (Ryan Reynolds), qui n’ont plus de lien avec celles données dans Wolverine Origine (il faut donc considéré qu’il s’agit de deux personnages différents). Wade Wilson est un ancien militaire d’élite qui se sert de ses talents pour jouer les mercenaires (à sa décharge, il choisit plutôt les bonnes causes). Dans un bar plutôt mal fréquenté tenu par un des ses amis (Jed Rees), il rencontrera Vanessa (Morena Baccarin) et une idylle commencera jusqu’au jour où la médecine diagnostiquera un cancer bien pourri à Wade.

                      

Il décide de tenter le tout pour le tout et confit son sort aux mains de Francis / Ajax (Ed Skrein) qui utilise sur lui et sur d’autres un sérum mutagène capable de la guérir, mais aussi pouvant provoquer une mutation aléatoire. Il acquiert un facteur guérisseur, mais aussi une altération de sa peau le rendant affreux. Après une évasion explosive, il part à la recherche de Francis qui serait le seul à pouvoir lui rendre son apparence, mais aussi pour s’en venger (et accessoirement pour arrêter ces expérimentations sur des innocents).

 

Comme vous le voyez, rien de bien sophistiqué dans le scénario – même pour une histoire de super-héros. Reconnaissons-le, Reynolds s’en sort plutôt pas mal, même si le masque cache ses expressions.

                             

Côté affrontement, il y en a trois, dont le premier sur l’autoroute très décomposés puisqu’il s’entrecoupe de flashbacks pour mettre en place les origines du personnage – ce qui nous permet de plonger dans le vif du sujet. Personnellement, c’est le dernier qui m’a le plus séduit : haches contre épées et X-men contre Angel Dust (Gina Carano). Dans l’ensemble ils sont bien faits, même s’ils sont violents, en particulier le premier.

Cette violence excessive est un des points qui m’a dérangé car elle s’accompagne d’un humour constant qui dédramatise cette violence au point qu’elle en devient « normale », voire « banale »  et même « fun » d’autant qu’elle ne pose aucun cas de conscience à Deadpool (et ce à aucun moment). Nous ne sommes pas non plus dans le cadre d’un simple humour noir.

           

Côté personnages, j’attendais beaucoup de Colossus (Andre Tricoteux). Il s’avère que le scénario, en exagérant à l’extrême sa naïveté et sa « non-violence » - et ce sans doute pour créer un opposé à l’extrême qu’est Deadpool – le rend ridicule. Sa comparse Negasonic (Brianna Hildebrand) est plus intéressante (Disons qu’on a envie d’en savoir plus), même si elle s’exprime trop peu.

                                                

Francis tient ma route en méchant ingénieux mais psychopathe. Quand à son garde du corps, Angel, elle nous offre un très beau duel final.

Vanessa partage une personnalité spéciale avec Deadpool ce qui fait que leur couple fonctionne. D’ailleurs, et c’est ce qui sauve ce duo, leur relation est plus profonde et sentimentale que ce que veut bien laisser paraître les scènes chaudes.

        

Ce qui nous amène à l’humour. Deadpool garde cette folie qui lui fait se parler à lui-même (très peu) ou aux spectateurs mais bien moins que dans le comics (cette abondance m’épuisait dans les rares comics que j’ai lu avec Deadpool). Ces références et multiples clins d’œil sont bien vus, réellement amusants et sympathiques.

Là où l’humour dérape grassement, c’est dans l’omniprésence des références au sexe. Je ne suis pourtant pas le dernier à faire des allusions grivoises, mais pourtant, là, je trouve que l’on sombre dans la vulgarité gratuite (trop et sans subtilité). A cela s’ajoute des traits sensés être drolatiques, dans le registre scatos (disons « cacaprout »), qui n’élèvent pas l’humour vers le haut.

         

Au total, si en elle-même l’histoire et les personnages sont acceptables, je trouve que le film est gâché essentiellement par cet humour bas biveau et secondairement par une violence non relativisée.

Maintenant j’admets que l’on puisse trouver ce film fun et qu’il séduise en particulier les ados et jeunes adultes. Par contre je pense qu’il ne faudrait pas qu’il devienne un modèle pour le cinéma et encore moins pour les jeunes. A mon sens l’interdiction au moins de 12 ans me semble d’ailleurs un peu légère, 14 ans me parait plus logique, même si, en toute logique, un gamin de 12 ans ne devrait pas pouvoir comprendre certaines allusions.

 

Au final, un film dont j’aurai pu me passer, mais qui a bien amusé mes filles (ados).

DEADPOOL, le film
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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