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La BEAUTÉ, RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENTS

Pour être franc, nous (j’y suis allé en famille) ne nous attendions pas à ce type de spectacle, aussi avons-nous découvert avec surprise ce spectacle, cette mise en scène et les deux actrices déjantés qui l’interprète : Lilas Redouane (la blonde) et Florence Muller qui est également co-auteure avec Eric Verdin.

      

Le propos est issu d’une expérience de F. Muller lorsqu’on lui a demandé de faire de la chirurgie esthétique (alors qu’elle a la quarantaine) afin de pourvoir rester « jeune » donc « belle » pour continuer dans ce métier.

Telles des guides de musée, les deux hôtesses nous font visiter des salles et lieux, incarnant un principe relié à la beauté. Nous sommes leur « petit groupe » de visiteurs, parfois brutalement coupé de son guide. Sans décors (mis à part 2 chaises, un cadre et une « porte »), les lieux sont évoqués, parfois décris.

 

Tout cela peut, à première lecture, semblait normal, voire classique et bien  non !

Le spectacle est décalée et étonnant. Malgré le fils conducteur et ce passage de salles en salles, il est également par moment décousu, tout aussi volontairement déstabilisant que l’esprit des deux protagonistes peut être parfois confus, partant brutalement sur un autre chemin. Une mise en scène débridée loin d’un classicisme rangée.

                            

A certains moments, le jeu mimétiques des actrices m’évoquent le burlesque de Buster Keaton. Ce duo n’est pas non plus sans me faire penser à la paire Clown Blanc (Muller) / Auguste (Redouane), même si la différence entre les deux personnages n’est pas aussi nette. En tout cas,  un esprit « clown » hante la scène et les personnages.

Un spectacle un peu déroutant, dans lequel il faut savoir entrer pour pouvoir l’apprécier. Je vous rassure, sauf réfractaires le passage se fait assez naturellement au bout de quelques minutes, il suffit d’accepter ce chaos qui est un des éléments de l’humour.

L’humour se conjugue d’ailleurs de nombreuses manières durant ce spectacle. Outre l’absurde et l’humour scénique s’invitent l’humour noir et le cynisme. Car ne nous y trompons pas, derrière ce spectacle tonitruant, se cache un texte fort riche et pertinent dont nous perdons sans doute une partir du sens dans l’action, faute de pouvoir s’y poser. Rassurer, vous pourrez faire comme moi et acquérir le texte du spectacle en livre (ajouté de la pièce « La queue du Mickey ») pour approfondir le sujet.

                             

Notons aussi un moment fort émouvant sur nos mamans, comme quoi il n’y a pas que le rire et une dénonciation dans ce spectacle du culte de la Beauté ou plus particulièrement de ces « standards ».

 

Si, au début, j’ai été un peu désorienté par un spectacle loin des repères habituels, j’ai très vite pris le pli et apprécié « La beauté, recherche et développement ».

 

Retrouver les dates du spectacles sur le lien suivant 

La BEAUTÉ, RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENTS
Tag(s) : #Chronique Spectacles

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