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SECRET WARS 2015/2016 : mon bilan.

Voici un bilan plus que mitigé sur Secret Wars 3 qui s’est étalé en France sur 5 mois (chronologie respectée contrairement aux USA où ils ont eu le nouveau monde avant la fin de cette transition pour certaines séries).

 

Rappelons que le Multivers Marvel a été réduit à néant par Les Beyonders, que Fatalis a réussi à sauver des fragments de monde et recréer une planète unique (Battleword) avec ceux-ci, dont il est le Dieu. Seuls deux « navires de sauvetage » ont survécu à l’univers 616 avec quelques héros (dont Red Richard, La Panthère Noire, Peter Quill ou Spiderman) et un autre avec des membres de la Cabale (dont Thanos, mais aussi Namor) ainsi qu’un passage clandestin le jeune Spiderman de l’univers Ultimate. À eux de remettre les choses en place.

 

Des styles très différents (tous ne pouvant pas plaire), des histoires parallèles qui souvent n’apportent pas grand-chose, même si certaines font preuve d’originalités (pas trop chez les mutants). Mais je dois reconnaître que souvent les chutes sont inétendues et originales, rattrapant un peu l’ensemble.

 

J’ai exclu de mes lectures Deadpool (ceux qui lisent mon blog savent à quel point je déteste ce personnage), Marvel Zombies (à part Walking Dead et Tokyo Goules, les zombies, ce n’est pas « mes » tripes) et Battleword (après le premier qui ne m’a pas parlé). Et je ne parlerai pas des histoires en un numéro.

 

Côté mutants :

 

Old Man Logan

     

  1. Certes la série éponyme Old Man Logan profite des talents joints d’Andrea Sorrentino et Marcelo Maiolo, mais l’histoire en elle-même ne décolle pas vraiment, même si au final, elle est sans doute la plus intéressante du magazine. Elle est plus là pour rattacher le vieux James Howlett au futur univers Marvel. La question qui se pose : fallait-il vraiment qu’Old Man Logan renaisse de sa courte série post-apocalypse ? Le personnage peut-il avoir un sens en dehors de ce futur ? Marvel risque simplement de dénaturer ce qu’était Old Man Logan à l’origine (à suivre). Au passage on se demande pourquoi les comics ne sont pas obligés eux aussi de mettre en couverture des avertissements (+ de 12 ans, violence, etc.) tant cette série est assez sanguinaire ?
  2. Les 3 autres séries, X-tinction Agenda, E comme Extinction, n’ont pour intérêt que la nostalgie qu’elles exploitent, en particulier avec le mimétisme du graphisme. Les scénarios sont vraiment du réchauffé.
  3. Years of Futur Past est à mon sens raté et très très loin de la qualité de l’original. Dessins insipides, scénario et personnages peu accrocheurs.

 

X-Men

Globalement nous retrouvons le charme de la nostalgie que j’évoquais ci-dessus, mais là encore, en soi, les histoires ne resteront pas en mémoire.

     

  1. L’Ere d’Apocalypse sort un peu du lot aussi bien sur le graphisme (Gérard Sandoval) que sur la mise en scène des personnages avant le coup de théâtre qui fait chuter Apocalypse et l’importance du Dr Bradley (qui n’existait pas à l’époque des séries Apocalyspes), même si le scénario se résume au final à de la grosse baston.
  2. X-Mens 92, amusant et décalé et pour le coup fortement rétro avec le dessin de Skott Koblish. Le scénario reste tout de même un peu tordu.
  3. House of M. L’histoire tout comme le dessin ne m’ont pas satisfait. L’implication de Namor, la bêtise de Vif Argent… Il en va de même pour Inferno, inintéressant au possible (ou pas assez fouillé).

 

Vers les étoiles :

 

Les Gardiens de la Galaxie

Voilà une des revues dont les histoires sont souvent sauvées par le final ou l’hypothèse que quelque chose cloche dans ce monde « parfait ».

     

  1. Les gardiens de Nulpart avait au départ pour intérêt le fait que Gamora se « souvenait » d’avant. Idée qui est finalement peu exploitée pour laisser place à de la grosse baston.
  2. Si elle n’est pas ébouriffante, La Saga de Korvac trouve son intérêt dans l’origine du mal qui frappe cette partie de Battleword et du personnage même de Korvac qui comprend la réalité de cette planète.
  3. Le Gant de l’Infini à mon sens, à lui seul, vaut l’achat de cette revue. Graphismes sublimes de Dustin Weaver et histoire totalement inédite et originale du précédent associé à Gerry Duggan. Futuriste et super-héroïque avec une résolution du conflit très bien trouvée. Bravo Anwen.
  4. 1602 : Witch Hunter Angela. Si je n’accroche pas à ce personnage (rattaché à Marvel via Thor par les pouvoirs divins de… Marvel), je dois dire que le style graphique convient parfaitement à l’atmosphère victorienne « féérique ». Difficile d’accrocher au départ, elle gagne en intérêt par la suite.
  5. Dans Star Lord et Kitty Pryde nous retrouvons l’intérêt de la remise en doute du monde Fatalis et bien sûr Kitty. Ainsi qu’un des protagonistes de l’ancien monde qui vient  interagir (enfin) avec les histoires de Battleword. Sinon l’histoire est plutôt sur le mode « humour », sans autre importance.

 

Côté Avengers :

 

Deux mensuels intégrants des séries de qualités très inégales, selon mes goûts.

 

Civil War

C’est clairement la série titre qui élève le niveau, les autres étant tout au plus passables.

     

  1. Au final Civil War qui s’annonçait comme une opposition d’envergure entre les fidèles de Stark et ceux de Captain America, tire son épingle du jeu, en particulier grâce à la révélation de la machination derrière cette histoire (qui fait référence à une autre grande saga marvélienne). Dans l’épisode 2, Stark soulevait d’ailleurs le mystère sans arriver à la résoudre. Série agrémentée d’un beau coup de crayon (Leinil Francis Yu au dessin, Gerry Allanguilan à l’encrage).
  2. Notons l’originalité de 1872 qui replace les héros dans le Far Ouest. Pour les adeptes du genre. Un graphisme et une colorisation originaux qui ne m’auront pas séduit.
  3. Hail Hydra a l’avantage de placer le Ian Rogers (fils adoptif de Steeve Rogers / Captain América suite à Dimension Z) de l’ancien monde Marvel dans un territoire de Battleword issu comme tous les territoires d’un univers parallèle. Celui-ci est gouverné par l’Hydra et son double maléfice. Une histoire tragique que l’on oubliera assez vite.
  4. Planète Hulk… Un Steeve Rogers devenu gladiateur, affublé d’un T-Rex rouge en monture et animal de compagnie, à la recherche de Bucky, prisonnier d’un Hulk rouge dominant le Greenland où il n’y a que des Hulks… Ridicule. Seule la découverte de l’identité du Dr Green (Hulk Vert) qui l’accompagne et leur débat final apporte quelque chose à l’histoire.

 

Avengers

Une série sympa, une intéressante pour cet univers transitionnel, une hyper technologique plutôt bof et une autre qui vaut pour sa conclusion

     

  1. A-Force, l’équipe cool purement féminine dans une contrée utopiste de Battleword (la seule). Miss Hulk (que j'adore) en est le chef se voit opposé aux Thors à cause d’une machination (traîtrise d’une des leurs). Une série qui donne envie de lire celle qui en découlera ensuite. Le tout avec un style graphique que l’on attend pour des histoires de superhéros (oui je suis assez classique dans le domaine).
  2. Thors. Si la série n’a rien de transcendant, elle est amusante par la déclinaison des Thors que l’on y trouve, de Ultimate Thor à Tornade lorsqu’elle fut déesse en Asgard (une histoire mémorable et magnifiquement illustrée), en passant par la version grenouille, Groot et surtout le Déchu (le "Thor" actuel). Une enquête sur des morts étranges, un Loki sympa et bien sûr une traîtrise d’envergure. Rappelons que dans Battleword, les Thors sont la police de Fatalis devant faire respecter la première loi : « aucune personne d’une contrée (donc issu d’un univers spécifique) ne doit aller dans une autre contrée (donc d’un autre univers avec potentiellement un double d’elle-même).
  3. La Guerre des Armures qui si elle a le titre d’une ancienne saga n’a rien à voir avec elle. Un encrage assez sombre, un graphisme assez brut. Là aussi une traîtrise d’ampleur qui se révèle être le seul intérêt de l’histoire. Vous pouvez zapper sauf pour les inconditionnels de Stark (dont je ne fais pas partie).
  4. Futur Imparfait reprend les protagonistes de la saga originelle dont les rebelles et le gouverneur tout puissant le Maestro qui se verrait bien dieu à la place de Fatalis. Malgré un graphisme séduisant, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire, mais je dois admettre que le dernier épisode vaut le détour pour son coup de théâtre final.
  5. Notons dans le tome 5, l’amusant « tout le monde s’écrase » tiré de Secret Wars Journal 3 qui nous conte, en partie, comment le Greenland est devenu sauvage après l’irradiation de toute la population par des rayons Gamma.

 

Hors Catégories :

 

Ultimate End

N’est pas la revue contenant les séries les plus réussies, j’en attendais plus. Déçu donc.

     

  1. Ultimate End n’a de réel intérêt que parce qu’elle marque la fin de l’univers 1610 ou Ultimate qui avait été si bon jusqu’à ce que Marvel (en l’occurrence Dan Buckley) décide de le mettre de côté. Seul Ultimate Spiderman / Miles Morales avait continué à tenir la route et donc, en toute logique, il se fond au tout nouveau Univers Marvel qui renaîtra de la fin de Battleword. Un scénario (pourtant de Bendis) qui a du mal à se trouver, fait d’oppositions parcellaires. Par contre des dessins magnifiques de Mark Bagley.
  2. Inhumans : Attilan Rising. Dans sa volonté de mettre en avant les inhumains (pour faire un peu disparaître les mutants dont ils n’ont pas la licence pour le Cinéma) Marvel met en avant cette équipe. Scénario pas inintéressant en soi et conclusion en pied de nez (de Fatalis), mais seuls Médusa et Flèche Noire sont vraiment traités, les secondaires restent effleurés. Espérons qu’il n’en ira pas de même pour les nouvelles séries Inhumains qui risquent de pulluler à l’avenir. Passable.
  3. L’escadron Sinistre. Une histoire de manipulation et de trahison très décevante au final, car elle reprend les bases de ces personnages et pas leur évolution. Espérons qu’Hypérion sera plus intéressant dans sa version post-SW2. Très déçu. Ils étaient tellement bons dans Suprême Power (série de Mark Gruenwald).
  4. Captain Marvel et le Carol Corps. Bof, si ce n’est l’interrogation sur les étoiles. Si cette idée de quête de vérité et d’inconnu est belle, au global, le déroulement de l’histoire, ses rebondissements et son graphisme ne m’ont pas parlé. Par ailleurs je trouve le nouveau costume « Captain Marvel » de Carol affreux, j’aimais tant son costume et son nom de Warbird…
  5. Dans le dernier tome, nous trouvons les deux épisodes de Captain Britain et les merveilleux défenseurs (Mighty Defenders en vo). L’histoire est belle, car c’est la paix qui triomphe (désolé pour le spoil). L’opposition entre une utopie pacifiste (si c’était Yinsen qui avait survécu et non Stark)) et une société totalitaire et militaire. Dessin d’Alan Davis, sans doute un de mes chouchous depuis Excalibur (ou Clan Destine) au trait largement identifiable. Et puis il y a Miss Hulk. Par contre si dans le tout nouveau monde Marvel, Brian Braddock pouvait revenir…

 

Spider-Man

Bon avec Richard Grayson (le premier Robin de chez DC), Peter Parker fait sans aucun doute parti de mes fétiches auxquels il faut ajouter l’équipe des X-Men (version Chris Claremon en particulier, années 80). Il faut avoué cependant que mis à part la série titre, les autres ne sont pas au top.

     

  1. Amazing Spider-Man : Renew  your vows, que Panini n’a pas eu la volonté de traduire en « renouvelez vos vœux », vaut donc le coup. Retrouvez notre Peter plus mature et à nouveau marié à Marie-Jane Watson, avec une nouvelle fille (ici Annie et non Mayday), fait forcément plaisir au vieux fan (qui désormais son père eux aussi… depuis quelques années déjà). De nouvelles grandes responsabilités ! Une histoire très cool qui met en avant l’importance de la famille et à plus d’un sens, puisque nous sommes chez des superhéros. En espérant retrouver cette version de Parker dans quelques jours avec la nouvelle mouture Marvel, effaçant le ridicule artifice de « Un jour Nouveau » (mais je n’y crois pas trop…Sigh). Scénario de Dan Slott et dessin d’un autre grand : Alan Kubert. Bel adversaire aussi  que le Régent.
  2. Secret Wars 2099. Un raté total à mon sens, même si certains personnages peuvent avoir de l’intérêt (Captain Marvel, La Veuve Noire et Docteur Strange). En espérant retrouver un Miguel O’hara plus pertinent dans le nouveau Marvel (et plus intéressant aussi que ce qu’il était les mois d’avant SW2). Le graphisme (Will Sliney, Antonio Fabela et Andres Mossa) ne me satisfait toujours pas.
  3. Spider Island… Ouais, bon, bof. Des monstres partout… de la baston… Et heureusement une mise en avant de Flash Thomson. Sinon rien à voir.
  4. Spider-Verse… ouais, bon, bof. Amusant un temps toutes ses versions de Spider-Man, mais juste un temps. Pour moi Marvel peut s’en débarrasser y compris de Spider Gwen ou de Silk (qui restent les deux plus sympa toutefois). Par contre si vous voulez me faire revenir le clone Ben Reilly dont je regrette toujours la mort (deux fois plus après la saga originelle de Spider-Verse). Scénario confus. Graphisme original, mais bon…
  5. Mayday Parker… la version alternative de « et si la fille de Peter et Mary-Jane avait survécu ? » qui a fait une belle carrière. Un personnage que j’aime bien, un scénario plutôt bourrin signé DeFalco et Ron Frenz. Pas vraiment grand-chose à en dire si ce n’est que je la préfère avec son nouveau costume (à la fin de la série) mixe entre celui de feu son père et celui de Ben Reilly. Elle aussi j’aimerai bien la revoir de temps à autre, quoique le passé c’est le passé… !

 

Et pour le final, la série principale :

 

Secret Wars

     

Et bien là aussi, je m’attendais à mieux. Il est vrai que Jonathan Hickman, malgré ses séries à rallongessss qui nous ont menés à l’effondrement de l’Univers Marvel a le don des raccourcis et donc de ne pas s’attarder à rendre les différents éléments très clairs.

 

Où l’on découvre que Fatalis n’est pas un Dieu omnipotent et non plus tout puissant. Il ne fait que gérer la puissance absorbée par l’Homme Molécule.

Sa chute (pas vraiment un spoil) n’en sera que plus « facile » sur une pirouette scénaristique un peu légère à mon sens.

 

Le premier épisode de la fin de l’Univers Marvel est prenant, je le reconnais. Mais le rôle que vont jouer les rares survivants de cet avant s’avère au final assez limité. J’espérai qu’ils interviendraient bien plus dans les différentes zones de Battleword amenant les peuples à réaliser. Ce qui n’est pas vraiment le cas, sauf dans Thors et peut-être dans quelques séries des revues que je n’ai pas lues (celles mettant en scène la Panthère Noire et Maximus).

L’affrontement final contre Fatalis se limite à Red Richard, hommage au personnage bien sûr qui veut aussi récupérer sa famille volée par Fatalis. Le rôle de cette famille et du Docteur Strange est un des éléments intéressants de cette série, ainsi que le devenir de la Chose et de la Torche (même si ce dernier n’apparaît pas, malgré son omniprésence).

 

Grahismes excellents d’Esad Ribic et mise en clarté et couleur remarquable d'Ive Svorcina.

Conclusion :

 

Au final un arc qui sert de transition entre l’ancien Multivers Marvel et le nouveau (car le Multivers sera recréé petit à petit).

Composé de séries de qualités inégales, il n’est pas mauvais en soi, mais un peu décevant – je parle pour moi bien sûr. Derrière une pseudo-cohésion de Battleword, les différentes portions d’anciens univers (pourtant censés être détruits quand Fatalis prend le pouvoir) sont très spécifiques et se développent totalement indépendamment, réutilisant dans leur thème d’anciennes sagas Marvel (un peu de nostalgie, un peu de marketing sans doute).

Je l’ai dit j’attendais plus d’interaction (je ne suis pourtant pas fan des méga cross-over), ce qui m’a largement manqué ici.

 

Un coup de gueule pour finir : Marvel a tout de même « tué » les 4 Fantastiques (là aussi ils n’ont pas la licence pour le cinéma… cela explique-t-il ceci ?). Même si nous rêverons la Torche chez les inhumains et la Chose chez les Gardiens de la Galaxie (ce qui avec Kitty risque de me faire acheter aussi cette revue), il me semble impensable d’effacer ceux qui ont régénéré Marvel en 1961. Certes la série était en perte de vitesse et je ne pense pas que l’orienter de plus en plus du côté science-fiction ait aidé une série qui, avant tout, évolue dans un monde super héroïque, elle est symbolique. Le lifting d’Ultimate Fantastique était bon, pourquoi ne pas rebooter les 4F au lieu de les éliminer avec une version famille recomposée ?

 

Et maintenant, espérons que le tout nouvel univers Marvel vaille le coup, même si je pense que je le suivrai un peu moins et que je serai plus sélectif, me laissant plus de temps pour lire des romans (par exemple)… Mais bon c’est un vœu pieux qui ne résistera peut-être pas si les séries sont de qualité.

     

 

 

Marvel 1961-2015  Ultimates 2000-2015 

SECRET WARS 2015/2016 : mon bilan.
Tag(s) : #Comics, #Marvel

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