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RENAISSANCE, tome 1 : SOUPÇON.

Roman de fiction, Denis Lereffait nous entraîne dans le futur de notre monde, un futur aux relents de dictature.

Retirés à leur géniteur, les enfants entre 6 et 18 ans se retrouvent isolés entre eux dans des villages entourés de forêts. Toutefois, impossible d’aller au-delà d’une certaine limite (moins d’un jour de marche), d’une part parce qu’il y a des horaires stricts à respecter et d’autre part parce qu’il y a une vraie frontière à ces zones comme nous le découvrirons.

Outre les horaires à respecter, il y a de nombreuses règles dont l’interdiction de toucher aux animaux, mais aussi de ne pas parler à table et de manger l’ensemble de son assiette et de tout boire. Le coucher et l’extinction des feux sont également à honorer. Tout écart est sanctionné (privations et isolements).

Tout cela peut sembler dur pour des enfants, si ce n’est que leurs activités quotidiennes se résument à jouer. Les activités proposées restent toutefois intellectuellement très limitées : chat, cache-cache, jeux de cartes (ouf) et Monopoly (le summum !). Au final seules les chasses au trésor semblent stimuler un peu leurs méninges.

Aucun adulte n’est présent, seuls des robots sont là pour gérer l’ensemble, le tout sous la tutelle d’un ordinateur central pour le village surnommé la Rectrice. À 18 ans, les habitants vivent la Renaissance (d’où le titre de la série) dont personne ne sait dont il s’agit puisqu’elle se fait ailleurs et qu’ils ne reviennent jamais.

Bien entendu, sous cet aspect idyllique se cache quelque chose et certains, dont Victor (bientôt 18 ans), enquêtent. Le garçon entraînera avec lui l’héroïne de l’histoire, Pénélope qui, comme lui, apprécie la nature. Leur cadette d’un an, Émilie suivra peu à peu le mouvement.

 

Dans son principe, Renaissance n’est pas sans rappeler les romans adaptés en films de ces dernières années (Labyrinthe, Divergentes et autres) puisqu’il met en scène un groupe d’adolescents face aux machinations d’adultes dans un monde cadré qui recèle bien des secrets et essayent de survivre à un cataclysme. Toutefois, s’il reprend ses principes, il n’a rien d’un copié collé, développant une situation différente et se dirigeant, à ce qu’il semble, vers d’autres motivations et conclusions.

 

Soupçon étant le premier tome d’une série de 8 (à parution rapide), il a la lourde tâche de mettre en place le monde. De ce fait, il n’est pas dénué de quelques lenteurs et platitudes qu’il vous faudra surmonter. J’ai également trouvé que certaines situations étaient répétitives (sans être identiques), même si chacune fait avancer le récit. Je préfère la deuxième partie du livre quand les choses commencent à évoluer.

La description des robots et des vaisseaux (et oui, il y a des navettes) sont un peu justes, ce qui ne m’a pas permis de me les figurer correctement.

Au départ, je n’arrivais pas à concevoir que ces enfants / ados dans leur cage dorée soient capable de parler et d’écrire et possèdent quelques connaissances alors qu’ils n’ont aucun cours. Toutefois une explication tout à fait logique est donnée, déterminant aussi une partie de la Renaissance. Cela explique aussi peut-être qu’ils ne soient pas plus perturbés que cela par l’arrivée d’adultes (de militaires) dans leur village.

Si les amitiés entre enfants sont évoqués (ainsi que des rivalités) en particulier pour les personnages principaux, il m’a manqué d’autres liens. Sans adultes, les plus âgés auraient pu avoir un rôle de mère ou père de substitution auprès des plus jeunes, même si Pénélope a clairement celui de grande sœur auprès d’Émilie. Il n’y a pas plus d’affections mises en scène entre « grands », visiblement pas travaillés par leurs hormones. Si un sentiment plus qu’amical existe entre Victor et Pénélope, ce n’est pas évident, mais, peut-être, simplement parce que ce ne l’est pas non plus pour eux.

Le tout manque un peu d'émotions et de sentiments.

 

Les révélations de la fin apportent de bonnes surprises tant sur la situation mondiale, la Renaissance et d’autres faits que je ne vous spolierai pas, ce qui relance l’intérêt de l’histoire.

 

Vous l’aurez compris, je reste mitigé sur Soupçon et je crains que 7 tomes à ce rythme essoufflent l’histoire. , l’écriture et les personnages principaux en font plutôt une série pour jeunes adultes que pour adultes.

Toutefois Renaissance me semble garder en réserve pas mal de secrets et de richesses, il est donc probable que je tenterai le tome 2, ne serait-ce que parce que ma curiosité e été piqué à vif.

 

                                                     

 

Aus Editions Rebelle, collection Galactée

RENAISSANCE, tome 1 : SOUPÇON.
Tag(s) : #Chronique Littérature

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