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L'ODYSSEE de Jean-Yves Cousteau

 

Voilà « enfin » un biopic consacré à Jacques-Yves Cousteau (1910-1997), mais aussi en partie à son fils cadet, Philippe Cousteau (1940-1979). Suite à une blessure lui interdisant de continuer à être pilote dans l’armée (d’où son titre de commandant), Cousteau se prend de passion pour la plongée sous-marine jusqu’à mettre au point le scaphandre autonome avec deux amis.

 

 

Fort du succès de ses premiers documentaires au cinéma, il continue sur cette voix et achète un vieux navire « le Calypso » grâce à son épouse Simone Melchior Cousteau (1919-1990). Son équipage se constitue rapidement, entre autre avec Albert Falco (Vincent Heneine), son premier plongeur, mais aussi son cadet lui aussi attiré par la mer, par la nature. C’est alors la course à l’argent pour pouvoir financer ses expéditions, partenariat avec les pétroliers pour découvrir les premières réserves off-shore, puis avec la télévision pour une série de film.

Un processus de découverte, loin des préoccupations écologiques dont son fils Philippe prend conscience, quitte à s’opposer à son père.

 

 

Le réalisateur Jérôme Salle et son coscénariste Laurent Turner adapte l’œuvre du véritable Albert Falco (1927-2012). Le film se borne du moment où Cousteau réalise ses premiers films, jusqu’au destin tragique de son film que nous rappelle d’entrée de jeu L’odyssée. Il nous parle donc essentiellement du Cousteau explorateur et non du Cousteau écologiste, puisque sa très belle prise de conscience ne va être jouée qu’à la presque fin du film.

 

Bref le film s’intéresse au Cousteau dont nous n’avons pas le souvenir, ni même la connaissance, dévoilant quelques côtés peu sympathique de l’homme. En effet, Cousteau était un coureur de jupon (même s’il aimait sa femme) et loin d’être un père exemplaire, en particulier pour son ainé Jean-Michel Cousteau (Benjamin Lavernhe) pour lequel il n’a que peu de considération ou du moins d’intérêt.

 

Le trio principal est joué par des acteurs de qualités. Audrey Tautou, en une femme simple, amoureuse puis désabusée et quelque peu alcoolisée nous touche par son retrait derrière l’homme et sa résignation, teintée de quelques coups de gueule. Pierre Niney fait évoluer le personnage de Philippe, du fils admiratif au fils déçu. Quant à Lambert Wilson en Commandant Cousteau, outre sa qualité habituel de jeu, il a le physique de l’emploi allant jusqu’à prendre les attitudes du personnage. Un Cousteau entre passions et indifférence nombriliste.

 

Bien entendu, le film s’agrémente de magnifiques images, en particulier sous-marine, telle la grotte et sa lumière, la baleine bleue ou les tigres des mers, mais aussi sur terre et plus particulièrement en Antarctique. Très belle photographie (Matias Boucard), rappelant à ceux d’entre nous qui les regardaient à l’époque, les reportages de Cousteau ; l’Aventure Cousteau.

 

 

Un film posé qui intéressera essentiellement ceux d’entre nous qui ont connu l’homme via ses reportages, même s’il y a un peu de frustration de ne pas avoir plus que quelques minutes et quelques phrases sur son combat écologiste. Après tout (et comme j’y fais un clin d’œil dans ma série « Le Cycle de l’Eveil), le Bonnet Rouge a, pour nous, une symbolique forte, celle de préserver la Terre pour les générations futures.

 

L'ODYSSEE de Jean-Yves Cousteau
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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