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VICTORIA

Divorcée avec deux fillettes, bordélique et avocate, Victoria est quelque peu dépassée par sa vie. La situation ne s’arrange pas lorsque son baby-sitter décide de laisser tomber le job et que son ami Vincent (Melvil Poupaud) lui demande de la défendre contre son épouse qui l’accuse de l’avoir poignardée. Ajouté à cela un ex, David (Laurent Poitrenaux) aux prétentions d’écrivain, qui sort un livre copié-collé de la vie privée et professionnelle de Victoria sans même changer les noms des protagonistes et vous comprendrez que Victoria frôle la dépression.

Seule petite éclaircie dans cette turbulence : Sam, un ex-dealer qu’elle a défendu et qui devient son nouveau baby-sitter et homme de maison.

               

Si Victoria est un film divertissant, il ne correspond toit de même pas à la comédie hilarante annoncée. Certes l’humour est présent, mais le tumulte dans la vie de Victoria ne part pas assez dans la folie à mon goût. Quelques moments s’inscrivent tout de même dans cet absurde comme l’interrogatoire du dalmatien (un chien et oui…) ou les visites de Virginia chez son psy ou sa voyante.

                         

J’apprécie Virginie Effira qui incarne Victoria aussi bien dans la déprime que dans les sentiments. Elle incarne assez facilement cette fille un peu déboussolée, sachant rester sur la réserve comme le ton général du film l’impose.

Quant à Vincent Lacoste (Sam), je ne l’avais pas revu depuis son rôle de Goudurix (Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté), dans lequel je l’avais trouvé très mauvais. Et les progrès sont nets et il tient correctement le personnage de Sam, sobre avec une maturité dissimulée derrière sa jeunesse.

                

En aparté, comme je l’ai dit dans ma chronique précédente sur Cézanne et moi, il est amusant de retrouver sur ces deux films très différents une des mêmes thématiques : le droit ou non des écrivains de mettre en scène ses proches ou connaissances. Ici le propos est bien plus radical puisque les noms ne sont pas dissimulés.

 

Au final, et de mon point de vue, cette tragi-comédie contemporaine manque un peu d’éclats pour en faire un film top. Elle reste tout de même agréable à regarder avec quelques scènes accrocheuses et cette dichotomie entre la situation compliqué de Victoria et l'humour qu'impose le scénario.

VICTORIA
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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