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MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

Les « Particuliers » sont des personnes qui naissent avec un gène récessif activé qui leur octroie des capacités hors-norme (moins poétiquement dit : des mutants). Pour les protéger du monde normal, mais aussi d’une menace très spécifique, ils sont mis en sécurité par des femmes capables de se transformer en oiseau, mais aussi d’agir sur le temps en créant des Boucles temporelles.

 

Miss Peregrine (Eva Green) est l’une de ses Ombrunes. Elle a créé un sanctuaire en Angleterre pour une dizaine de ces enfants particuliers.

Quant à Jacob (Asa Butterfield), il semble être un enfant ordinaire, même si son grand-père Abe (Terence Stamp) lui raconte depuis son enfance des histoires extraordinaires sur Miss Preregrine, son sanctuaire et ses pensionnaires. Ce qui, pour le garçon, n’était que des contes, devient beaucoup plus réel lorsqu’un malheur s’abat sur sa famille. Soutenu par sa psychologue le Dr Golan (Allison Janney), il part à la recherche de réponse en Angleterre où il finira par découvrir le sanctuaire de Miss Peregrine.

Lui qui ne se considère que comme un trouillard, s’avérera, peut-être, leur seul recours possible contre la menace de Barron (Samuel L. Jacson) et son groupe.      

 

Ce film est inspiré de la trilogie romanesque éponyme de Ramson Riggs, inspirée de vieilles photos truquées sur lesquels il était tombé (voir ci-dessous). Romans dont je ne peux pas vous parler pour ne pas les avoir lus.

 

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS
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MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS
MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

Sur le papier et au vu de la bande-annonce, le film a tout pour plaire à la jeunesse et même aux adultes.

Certains particuliers ont des pouvoirs originaux et assez inédits, dont deux qui ne sont pas dans la bande-annonce, dont Enoch (Finlay MacMillan), Hugh (Milo Parker) ou Horace (Hayden Keeler-Stone).

Même s’il s’agit de mutants, nous sommes loin d’un film de superhéros ou d’une école pour jeunes surdoués à la X-Men. Plus de poésie apportant un air de magie à l’ensemble, renforcé par la rupture temporelle avec un style des années 40, renforcé d’une touche de gothique.

                                      

Une directrice mystérieuse, des adversaires potentiellement effrayants dont leur chef est décalé à plaisir.

Une ambiance entre fantastique et film d’épouvante par moment.

Bref une combinaison de bonnes idées entre les mains d’un metteur en scène habitué au genre horrifique poétique.

 

Pourtant, tout comme les 3 autres adultes et un ado qui étaient avec moi, nous sommes tous (à l’exception de mes filles 14 et 17 ans) ressortis très déçus de ce film, loin de répondre à ses promesses et à nos attentes.

 

Tim Burton est loin d’être au sommet de son art. La poésie que j’évoquais ne va pas assez loin, ni le gothique, ni l’effrayant, restant au final à film « à la chair de poule) sans plus. Que l’action arrive très tardivement n’est pas forcément un problème, si pour en arriver là, le scénario nous captivait, mais au final, il ne nous emporte pas vraiment, mis à part à quelques moments « suspens ».

L’explication du gène récessif tue littéralement la magie du film, de la même manière que les midichloriens tuent le mysticisme de la Force. Mieux aurait valu se passer d’une explication de l’un comme de l’autre.

      

 

Peut-être que ce manque de captage du spectateur, est-il dû au jeu assez plat de Asa Butterfield (Le Garçon au Pyjama rayé / Hugo Cabret / La Stratégie Ender) qui tient le rôle principal ?  Le personnage passe au milieu de tous les événements et découvertes sans réussir à nous faire vibrer par l’expression de ses sentiments (tristesse, amour et encore moins surprise). Comme le film se concentre pas mal sur lui et Miss Peregrine, les autres personnages passent un peu à la trappe si ce n’est Emma (Ella Prunell), la fille de l’air, se résumant souvent à leur pouvoir et non à leur personnalité. Le seul qui s’en sort est Enoch, plus ambiguë, au pouvoir si particulier et dérangeant.     

Mis à part Barron, incarné comme un individu déjanté par Samuel L. Jackson (tout autant que dans Kingsman), les autres méchants, qu’ils soient des humains ou des soldats, sont d’une stupidité affligeante… ce qui aidera les enfants.

Au final, c’est un film qui séduira sans doute les moins de 14 ans, mais qui ne passionnera pas leurs accompagnateurs à quelques rares exceptions. Comme je le disais plus haut, c’est assez dommage, car le potentiel est là, mais il manque vraiment ce je ne sais quoi (de la personnalité aux personnages ?) qui le rendrait réellement intéressant.

     

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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