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OUIJA, L'ORIGINE DU MAL

1965, la famille Zander survit tant bien que mal à la mort du père de famille. La mère, Alice (Elizabeth Reaser) tente de payer les factures en montant des séances de spiritisme truquées. De toute façon, elle ne croit pas à la vie après la mort, tout comme son aînée Paulina (Annalise Basso). Cette arnaque à tout même un bon fond : apaiser les vivants. Tout va basculer le jour où elle va acquérir un plateau de Ouija pour « moderniser » ses consultations. En effet, sa seconde fille Doris (Lulu Wilson) du haut de ses neuf ans va montrer des capacités réelles pour communiquer avec les esprits et en particulier avec son défunt père.

Seule Paulina va s’en inquiéter et se confier aux Père Tom (Henry Thomas)…

 

 

Le film a un joli look de l’Amérique des seventies, présentant une gentille famille, presque modèle. Une mère qui, malgré son arnaque est emplie de bons sentiments. Une mise en place trop longue d'un joli tableau dont nous aurons un peu de mal à nous détacher, même lorsque nous tomberons dans l’horrifique.

 

 

Lulu Wilson, incarnant Doris, arrive à passer de la gentille fillette enjouée à la créature possédée, aidée de quelques effets spéciaux. La scène où elle raconte une petite histoire « gentille » à Mikey (Parker Mack) est un des moments intéressants du film, finalement plus inquiétant qu’une fillette au visage déformé.

 

 

Si l’histoire de l’origine du Ouija et de l’esprit lié d’un certain Marcus (Doug Jones) est plutôt bien construite - même si elle est assez standard -, le film n’a pas réussi à m’emporter en particulier dans les frissons. Certes j’ai dû sursauter deux ou trois fois par des effets de surprise orchestrée assez classiquement, mais pas de véritable tension.

 

 

Le réalisateur Mike Flanagan n’a visiblement pas opté pour le gore, ce qui n’est pas pour me déplaire (n’étant pas fan du genre), toutefois une touche de sang n’aurait pas été de trop dans certaines scènes et logiques… De même une touche supplémentaire d’effets spéciaux aurait été la bienvenue en particulier sur les esprits qui ressemblent plus à des hommes vêtus d’une combinaison de cuir.

 

 

Difficile de dire pourquoi le film ne m’a pas mis la pression. Certes l’ambiance de la salle n’était guère favorable entre ceux qui discutaient des actes des personnages et ceux qui étaient plutôt dissipés (quelques rangs devant moi), toutefois je pense que la bande-son manquait de saveur et de punch. Par ailleurs les meurtres sont trop vite expédiés et les acteurs pas assez convainquant.

 

Bref un film en demi-teinte, mais pour un retour aux films d’horreur, j’ai été plutôt déçu.

OUIJA, L'ORIGINE DU MAL
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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