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PREMIER CONTACT

Après une introduction qui nous montre la vie de Louise Banks (Amy Adams) et de sa fille morte adolescente d’un cancer, l’histoire se concentre sur le présent, c’est-à-dire l’apparition de 12 vaisseaux extraterrestres à différents points du globe. Ils restent là, tels des monolithes sombres, fixes et inertes. Les différents états « concernés » tentent d’entrer en contact avec les extraterrestres. C’est pour cela que le colonel Weber (Forest Whitaker) vient recruter Louise, linguiste. Au côté du scientifique Ian Donnelly (Jeremy Renner) et d’une escorte technique réduite, elle pénètre dans le vaisseau via le sas autorisé par les visiteurs. Commence alors un lent apprentissage de leur langage écrit.

 

 

Toutefois, tous ne sont pas disposés à laisser du temps à ces envahisseurs potentiels, tel le général Shang (Tzi Ma).

 

Adapté du roman l’histoire de ta vie de Ted Chiang, Premier contact est un film de réflexions et d’introspections avant tout. Le réalisateur canadien Denis Villeneuve prend donc son temps pour mener l’intrigue et susciter notre curiosité. Pas à pas, nous suivons les premiers progrès de Louise avant d’évoluer un peu plus vite vers ce qui va devenir le nœud du problème, un simple mot. Car le langage n’est pas aussi simple que l’on peut le croire. Au-delà des mots, les concepts et la perception des choses peut vraiment différer d’une culture à une autre, alors d’autant plus vis-à-vis d’extraterrestre au physique si différent du nôtre et au milieu de vie visiblement très distinct.

 

 

Le film n’explore que très peu les réactions de la population face à ces arrivants (en vo le titre est Arrival), nous donnant juste quelques touches de-ci de-là. Suffisant car ce n’est pas là le propos du film.

Sans qu’il y ait une réelle tension, le suspens est présent dans ces mystères, leurs résolutions et le temps qui est compté.

La vie de Louise Banks, son bonheur avec sa fille et l’épreuve de sa maladie et sa mort rythme de manière assez incompréhensible le film… incompréhensible jusqu’à ce que scénariste nous en donne la clef et là d’un coup, ça devient évident et génial.

 

 

Nous retrouvons Forest Whitaker est bien loin des grands rôles qu’il a su tenir (de The crying game à Zulu en passant par le dernier Roi d’Ecosse). Néanmoins son charisme et sa force tranquille joue ici, contrairement à dans Rogue One.

 

 

Amy Adams que j’ai apprécié dans Big Eyes renoue ici avec un personnage plus imposant que Lois Lane qu’elle incarne dans les nouveaux Supeman, lui octroyant la possibilité de donner plus. Un jeu sensible qui cadre avec l’atmosphère du film.

 

 

Jeremy Renner n’a qu’un rôle secondaire, mais qui laisse ressortir la sensibilité et la maturité qu’il peut montrer à quelques reprises dans les Avengers, où il incarne Œil de Faucon.

 

Premier Contact explore notre relation à la vie, à la mort, aux autres, mais aussi, dans une hyperbole de pure science-fiction, la puissance du langage et comment celui-ci nous définit.

 

 

Si, personnellement, je suis ressorti enchanté par l’intelligence du film, il ne séduira pas tout le monde. Zéro action (ou presque), un film posé avec quelques complexités techniques et fictionnelles. Très intéressant.

PREMIER CONTACT
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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