Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LA LA LAND

Mia (Emma Stone) est venue à Hollywood dans l’espoir avoué de devenir actrice ; pour le moment elle se contente d’être serveuse dans un café au sein des studios. Sebastian (Ryan Gosling) est un pianiste, ne vivant que pour le jazz dont le rêve est de posséder son propre club, désir qui vient de s’envoler suite à une arnaque ; il se contente donc de jouer dans un restaurant de la musique « ordinaire ».

 

 

Ces deux jeunes artistes vont se croiser et tomber sous le charme l’un de l’autre. Une vie à deux va commencer ou chacun soutient l’autre dans son rêve jusqu’à ce que l’automne arrive…

 

Film enjoué porté par ses musiques souvent jazzy, mais pas que, il rend clairement hommage aux comédies musicales hollywoodiennes de la grande époque. Damien Chazelle, scénariste et réalisateur, opte pour un design des années soixante tout en le mâtinant de modernité, ne serait-ce que par la présence des téléphones portables. Un film à l’esthétique intemporelle gonflé de nostalgie et sans aucun doute de clin d’œil, dont le plus évident est celui fait à la fureur de vivre.

 

 

Les deux acteurs font le job, amour et romantisme au programme (pas que), chorégraphie et chant (en VOST bien sûr). Un magnifique moment de complicité très naturelle lorsqu’ils sont ensemble à chanter dans leur appartement (devant les rideaux verts). Emma Stone (Birdman, Amazing Spiderman) incarnant une actrice s’offre un panel de sentiments durant ses castings, mais aussi dans la vie de Mia, du sourire aux larmes. Très belle présence.

 

 

Maintenant le film ne m’a pas totalement emporté, sauf sur la fin quand l’automne est là et que la relation se complique. Jusqu’à là, s’il m’extirpe quelques sourires et chauds au cœur, il me laisse assez en retrait, en simple spectateur. Rien de phénoménal, pas même dans la comédie musicale, pas assez omniprésente et souvent assez désuète ; on est très très loin de la force et de la modernité d’un Moulin Rouge (Baz Luhrmann, Nicole Kidman, Ewan McGregor). Pas vraiment plat, mais manquant de reliefs.

 

 

Peut-être que mon inculture en Jazz (malgré les efforts d’une de mes collaboratrices qui elle a adoré le film) participe à mon opinion. J’apprécie ce style dans la limite de mon insuffisance musicale.

 

Quant à la fin, je l’aime et la déteste à la fois, à vous de voir.

 

 

Alors que je rédige mes chroniques et bien que ce soit deux films très différents, je me rends compte que La La Land présente étonnement quelques similitudes de trajectoire avec Noctural Animals (LIEN), sur ce parcours de deux jeunes artistes, illusions et désillusions, mais ici sur un thème bien plus enjoué.

 

Bref un film sympathique, mais pas aussi tonitruant à mon sens que tout ce que l’on en dit.

LA LA LAND
Tag(s) : #Chronique Cinéma

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :