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ROCK'N ROLL

Guillaume Canet a 43 ans ; si on lui propose toujours des rôles, sa crise de la quarantaine explose lorsque sa partenaire sur son nouveau film, Camille Rowe (qui joue sa fille dans le film qu’ils tournent) lui laisse entendre qu’il est (a toujours été) rangé, loin d’être Rock’n Roll.

 

 

Effectivement, comme nous le savons tous (?), Guillaume est en couple avec Marion Cotillard, parents d’un jeune garçon. Celle-ci répète pour un rôle « à accent » et se plonge donc dans le québécois h24. Bref il semble ranger et effectivement à l’image d’un gentil calme.

 

 

Il va donc tenter de changer son image en se lâchant avec ses amis comme Gilles Lelouche, mais aussi sur le tournage avec sa partenaire, mais aussi le réalisateur Philippe Lefebvre. De quoi faire criser tout le monde, y compris ses producteurs, dont Yvan Attal… Et il ne s’arrêtera pas là.

 

* * * * *

 

Rock'N Roll est truculent dans son principe à la 10% (la série télé), c’est-à-dire que les personnages jouent leur propre rôle (jusqu’à un certain point) et possède une énorme dose d’autodérision (vraiment énorme), en particulier Guillaume Canet, suivi de près par Marion Cotillard. Agréable de voir l’actrice dans un rôle naturel et sympathique, loin de la froideur de ces deux derniers personnages dans Alliés (Lien) ou Assassin’s Creed (Lien) ; dans un certain sens, elle se lâche même peut-être plus que Guillaume Canet.

Les brefs passages de Kev Adams, ou de Johnny et Laeticia Halliday, eux aussi jouant de l’autodérision sont deux bonus au film.

 

 

Le film dénonce le voyeurisme, mais aussi à travers cette crise de la quarantaine, un certain jeunisme du cinéma (mais pas que), culte du corps jeune et « parfait », mais aussi de ceux qui veulent garder cette jeunesse à tout prix et les moyens pour y arriver.

D’un jeu simple et efficace, très naturel des acteurs, le film enchaîne les situations et les fous rires.

 

 

Bref tout est excellent et mérite largement un 4 sur 5… BZZZZRRRT… enfin pour les trois premiers quarts du film, car clairement la dernière partie gâche tout et, au final, vous laisse un goût de rater. (avis global de ma famille).

Eh oui, à un moment donné on part dans l’extrême des solutions envisagées par Guillaume (le personnage, bien sûr) et la réaction final de Marion (toujours le personnage) est illogique, d’autant que l’une des remarques de Guillaume quant à ses changements est d’évidence fausse. (Attention spoil : sa personnalité a changé également !). On peut même dire que les modifications de Guillaume mettent mal à l’aise.

 

 

Bien entendu, il est clair que nous sommes passés dans du second degré… euh, vingtième degré. Impossible de penser que Guillaume Canet, qui est aussi un des trois scénaristes et le réalisateur puisse cautionner les éléments de cette dernière partie. Pourtant, il manque ce petit retour au premier degré qui aurait appuyé les éléments dénoncés que j’ai évoqués un peu plus haut. Sans celui-ci, le message devient confus, donc gênant.

 

 

Du coup la note ne peut que chuter, puisqu’à le revoir, il faudrait que je m’en aille avant la fin. Très très dommage, alors qu’il y aurait pu avoir d’autres fins qui auraient mis en encore plus en abîme le film (l’idée est même évoquée par Guillaume face à Attal).

ROCK'N ROLL
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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