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LOGAN, un film très Snikt !!

Hugh Jackman reprend une dernière fois le rôle de Logan, alias Wolverine alias James Howlet. Une dernière apparition qui grandit encore le personnage et il sera difficile de remplacer l’acteur pour un nouveau Wolverine (avec ou sans les X-Men) tant il incarne désormais au cinéma le personnage (malgré ses nombreux centimètres en plus par rapport au personnage du comics).

 

 

Les années ont passé et nous comprenons très vite qu’il ne reste rien ou pas grand-chose de la mutanité qui, au cinéma, n’avait jamais été très nombreuse (contrairement aux comics une fois encore). Un drame est arrivé, exit les X-men, ne reste que Logan qui fait profil bas comme chauffeur de voiture de luxe dans un futur très proche (2047 je crois) peu reluisant à ce qu’il semble (mais il est peu exploré).

 

 

Il cache Charles Xavier (Patrick Stewart) de l’autre côté de la frontière mexicaine (qui n’est pas encore un mur), vieillissant et aux pouvoirs mentaux défaillants, aidé d’un albinos (Stephen Merchant) que les lecteurs identifieront facilement (je vous laisse la surprise).

 

 

Cette vie peu reluisante, chargée de désespoir et de fatalisme, va se trouver chamboulée lorsqu’une enfant de 10/12 ans va s’imposer dans leur vie. Laura (Dafne Keen) s’avère posséder des pouvoirs et des griffes d’adamatium similaires à ceux de Logan. Cette nouvelle mutante, entre espoir et danger, est poursuivi par un groupe paramilitaire aux membres cybernétiques ; les fans auront reconnus la version cinéma moins cybernétisée des Reavers.

 

 

Logan est une version plus mâture du personnage de Wolverine. Dépouillée de sa défroque de super-héros, Logan affronte la « vraie » vie, dure et où les happy-ends et autres résurrections sont la plupart du temps illusoires. Un personnage vieillissant, au facteur auto-guérisseur tout aussi épuisé et plus improbable encore pour Logan, il est malade. D’un autre coté, il n’a jamais été dit dans les films qu’il ne vieillissait pas. Plus encore que sa forme physique, c’est son mental qui est intéressant. S’il a pu avoir quelques illusions, il n’en a plus, pas de véritables espoirs, il vit le jour le jour ou presque. Un homme fatigué de vivre qui en a trop vue, trop subi et qui a sans doute aussi trop combattu et trop tué.

 

 

La maturité du film vient plus des états d’âmes et des différents protagonistes que de la violence qui est, malgré tout, plus que présente. (Film a déconseillé fortement au moins de 12 ans).

Dafne Keen incarne vraiment très bien Laura, dans sa froideur, sa sauvagerie et peu à peu un son humanité qui veut se frayer un chemin vers la lumière. Je redoutais la crédibilité du personnage de Laura Kinney alias X-23 rajeunie (elle a plutôt 17 ans dans le comics au départ), mais je dois admettre que ça le fait. Si, comme toujours, le personnage n’est pas la copie conforme de celui-ci du comics dont elle est tirée, elle respecte parfaitement les critères déterminant le personnages. Son origine, son éducation, sa personnalité.

 

 

Comparativement Donald Pierce change plus. Il est bien loin du membre sophistiqué et haineux du Club des Damnés,  mais Boyd Holbrook arrive à en faire un vilain charismatique et marquant. Plus que le Dr Zander Rice (Richard E. Grant) que je trouve moins intéressant.

 

 

Logan film très sombre ? Certainement et pourtant vous découvrirez qu’il n’est pas sans espoir et que malgré sa violence il porte quelques valeurs dignes des (super) héros : le sacrifice de soi pour une cause juste supérieure, la fidélité en amitié mais aussi la non-violence (je sais c’est paradoxal). De fait Logan explique clairement qu’il n’y a rien de glorieux à se battre et que tuer est toujours un acte horrible, mais s’il s’agit de tuer des tueurs. Il se bat pour survivre ou pour une cause, pas pour le fun contrairement à un Deadpool qui fait l’apologie de la violence. Donc oui, il y a une morale, même s’il faut gratter un peu et qu’elle échappera à certains.

 

Contrairement à ce qui a pu être présumé, Logan ne copie pas le comics Old Man Logan (première série), même si on peut considérer qu’il s’en inspire par certains côtés de la personnalité désabusée et meurtrie de Logan et la faiblesse de son pouvoir auto-guérisseur. Le rapprochement s’arrête là.

 

 

Ensuite on peut voir comme autres sources d’inspirations la première apparition des Reavers (en 1988) organisé par Chris Claremont (l’immense) et Marc Silvestri dans le désert australien, mais aussi les premières apparitions de Laura.

 

 

 

Un très bel opus final ( final ? Qui sait s’y un spin-off ne peut pas en sortir avec Laura en tête d’affiche et quelques autres), même s’il m’a manqué un peu le côté superhéroïque qui s’exprime tout de même sur la fin.

 

 

LOGAN, un film très Snikt !!
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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