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SPLIT

Kevin (James McAvoy) possède pas moins de 23 personnalités qu’il a réussi – en apparence – à gérer, grâce à la psychiatre Karen Fletcher (Betty Buckley). Il a un travail et vit presque normalement avec l’identité de Barry qui a pris la lumière, c’est-à-dire le contrôle, pendant que les autres restent « assis » dans l’ombre.

Sauf que l’on comprend dès le début (même si on n’a pas vu la bande annonce) qu’il y a un souci, puisque « Kévin » kidnappe deux jeunes filles, Claire (Haley Lu Richardson) et Marcia (Jessica Sula) avec en bonus une troisième Casey (Anya Taylor-Joy). Cette dernière est moins lisse que les deux autres et plus asociales », elle n’a d’ailleurs pas vraiment d’amies.

On comprend très vite que d’autres personnalités font surface chez Kevin et qu’elles ne sont pas de bon augure.

 

 

Je dois dire que j’ai un faible pour une bonne partie des films de M. Night Shyamalan sur les 19 a son actif. Depuis l’incontournable Sixième Sens, en passant par Incassable (fan de comics oblige) avec, là encore, Bruce Willis, en passant par les excellent Signes ou Phénomènes, sans oublier Le village ou le très particulier The Visit (LIEN). Intrigues fantastiques avec souvent un dénouement final inattendu qui remet en perspective tout le film. Une démarche que j’aime.

Split échappe un peu à cette règle de la reconsidération du film, même si la fin apporte des éléments sur certains points et si la toute fin, voire même la dernière image incite à penser que… Belle perspective de mon point de vue et ENORME surprise (clin d’œil ou plus ?).

 

 

James McAvoy personnifie avec un réel brio les différentes personnalités présentées dans le film. Sans en faire trop, juste quelques touches et mimiques pour marquer les différences. Pas de grimage, ni d’effet spéciaux, sauf pour un élément.

Le sujet est également intéressant et, par l’intermédiaire du Docteure Karen Fletcher, Shyamalan nous expose une de ses théories sur les capacités cachés de notre cerveau et son influence sur nos aptitudes aussi bien intellectuelles que physiques.

Il aborde aussi un autre sujet, plus dur, à travers Casey, en nous dévoilant progressivement les terribles faits et leurs conséquences. Très bien.

J’ai apprécié la réaction des 3 jeunes filles face à l’adversité, loin des hurlements et des réactions absurdes. Plus pausées, plus construites.

 

 

Le réalisateur qui est aussi le scénariste comme souvent, nous sert presque un huis-clos angoissant et psychologique entre les différentes personnalités de Kévin (Patricia la croyante et Dennis le précis), ses proies et sa psy, personnage également très intéressant, loin des gros bras.

 

 

Bref j’ai bien aimé, même si je dois avouer qu’il m’a manqué deux choses.

D’une part, nous nous limitons quasiment qu’à 5 personnalités sur les 23, d’autre part, la bande annonce laisse à penser à une tension permanente. De fait celle-ci n’est pas omniprésente, ni très fortes sauf sur la scène finale (avant l’épilogue dont je parlai plus haut).

 

 

A voir forcément, mais pas pour tous les publiques bien sûr.

SPLIT
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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