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CHACUN SA VIE, du pur Lelouche.

Chacun sa vie est comme la plupart des films de Claude Lelouche presque impossible à résumer, même à en faire un aperçu. Il suit ici des membres d’un jury ainsi que les avocats, juges et accusé d’un procès et leurs proches. Il ne s’intéresse guère au procès qui se déroule brièvement à la fin du film, mais plus au parcours de chacun, ces fameuses tranches de vie :

 

Chacun sa vie Johnny Halliday

 

Le Président du jury (Eric Dupond-Moretti) qui tente de vivre sa vie de veuf ; Antoine de Vidas (Christophe Lambert) l’avocat alcoolique ; Jean (Jean Dujardin) et son partenaire (Antoine Duléry) les deux flics fans de Johnny Halliday que l’on retrouve dans son propre rôle ; François Pinata (Michel leeb) sous l’assiduité de la contrôleuse du fisc (Chantal Ladesou) dont la voiture sauve Nathalie Richer (Julie Ferrier) trompée par son mari Paul (Gérard Darmon) ; Clémentine (Béatrice Dall) prostituée qui va prendre sa retraite ; Eugénie Flora (Liane Foly) chanteuse cardiaque et gay ; le médecin (Jean-Marie Bigard) à la thérapie par l’humour et bien d’autres… Un casting magnifique où chaque acteur trouve sa juste place.

 

Chacun sa vie, casting

 

Chacun sa vie n’est sans doute pas le meilleur des Lelouche, loin derrière Itinéraire d’un Enfant Gâté, Les Misérables ou La belle Histoire. La démultiplication des personnages - tous joués par des acteurs talentueux dont la majorité sont des acteurs reconnus – et la multitude de situations rendent un peu confus l’ensemble, au moins sur la première moitié. Le lien (le procès) entre tous ne se dégage que tardivement et finalement semble être plus un prétexte à les réunir qu’un fils rouge en soi.

 

Chacun sa vie tribunal

 

Bien entendu, on retrouve tous les thèmes fétiches du réalisateur : l’amour, la fidélité / l’infidélité, la Femme, le hasard / le destin, le mensonge ou la recherche de soi. Il aborde également l’homosexualité, il me semble pour la première fois. De même le jeu d’acteurs restent très spécifiques, naturel voire spontanée. Certaines critiques reprochent à Lelouche  de ne pas assez préparer et diriger les textes ; je ne suis pas si sûr de cela.

 

Chacun sa vie

 

Bref Claude Lelouche fait toujours du Claude Lelouche, comme le dirait monsieur De La Palissade. On peut le reprocher, y voir une répétition perpétuelle de la même histoire (celle de la vie ?) et aucune innovation ou évolution du scénariste. Certes, mais après tout on aime aussi un auteur, un peintre, un compositeur ou un chanteur pour son style et lui-même se définit ainsi.

 

Chacun sa vie, Claude Lelouche

 

Une fois encore, on aime ou on n’aime pas ce que fait Claude Lelouche, il y a rarement de juste milieu. Personnellement je suis fan de ces destins croisés, même si je dois admettre que, cette fois, le nombre d’histoires mêlées nuit à la lisibilité de l’histoire.

CHACUN SA VIE, du pur Lelouche.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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