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Affiche de Ghost in the Shell

Affiche de Ghost in the Shell

Le Major (Scarlett Johansson) est membre des services de sécurités, un agent de premier choix de par ses aptitudes optimisées. Suite à un acte terroriste dans lequel ses parents ont trouvé la mort, son corps détruit a été remplacé par un corps cybernétique créé par le Dr Ouelet (Juliette Binoche) dans lequel le cerveau de la jeune femme a été transféré.

 

Ghost in the Shell Binoche

 

Sous la tutelle de son chef Daisuke Aramaki (Takeshi Kitano) et avec l’aide de son équipe, dont Batou (Pilou Asbaek, vu entre autres dans Games of Throne), elle a pour mission d’identifier un criminel du nom de Kuze (Micahel Pitt) qui s’attaque à des personnalités importantes.

 

Ghost in the shell Batou

 

Une enquête qui conduira La major à découvrir des vérités dérangeantes, y compris sur son passé dont elle n’a que très peu de souvenirs.

 

Ghost in the Shell animeJ’avais vu l’Anime Ghost In The Shell, il y a des années de cela. Peu de souvenirs, si ce n’est quelque chose d’assez innovant pour l’époque, très oniropoétique, un peu lent parfois, mais intéressant sur le sujet de fond.

L’adaptation cinématographique m’a apporté les mêmes sentiments. Selon les experts qui ont une connaissance plus poussée que moi de l’Anime, il semblerait d’ailleurs que le film lui est très fidèle, reprenant de nombreux plans à l’identique.

 

Le film est très esthétique. Lumière (souvent obscure), costume, décors, androïdes, mouvements, tout participe à la beauté visuelle de Ghost in The Shell. On retrouve l’atmosphère des Animes dans cette plastique, mais aussi dans le rythme, manquant parfois un peu de punch, même si l’affrontement final ne manque pas de dynamisme.

L’univers futuriste est très intéressant. Mine de rien, de nombreuses touches construisent ce monde, expliquent ce qu'est devenu la société (non sans rapport avec le nôtre). Entre le monde hyper technologique du centre-ville, l’HLM vieillissant et uniforme qu’ira visiter le Major ou les bas-fonds, le film nous dessine le monde sans forcer. Très bien.

 

Ghost in the shell ville

 

Bien entendu, les puristes reprocheront le choix des acteurs puisque dans l’anime, nous n’avons que des personnages japonais, alors qu’ici, la majorité des personnages principaux ne le sont plus. Pour ma part cela ne m’a pas perturbé, sauf pour le personnage du Major, jusqu’à ce que… Vous verrez bien et après tout le Dr Ouelet est, ici, française et la Major est un peu comme « sa fille ».

 

 

Quant à un des sujets de fond qu’est l’identité, la construction de celle-ci par ses souvenirs, ce qui fait de nous ce que nous sommes, il est effectivement traité, mais peut-être pas assez fouillé. Le film est court, trop pour élaborer plus de réflexion sur le sujet, mais le faire plus long aurait sans doute ralenti un rythme qui, déjà, n’est pas forcément tonitruant, ce qui aurait fait basculer le film dans un autre style.

Mon dernier bémol sera sur… la démarche de Scarlett Johannson, au sens strict. Très (trop) masculine, en mode je rentre dedans, un peu trop renfrogné, manquant un peu d’humanité.

 

Ghost in the Shell Scarlett Johannson

 

Au final, un divertissement à la hauteur, d’une très belle esthétique, un univers intéressant, une histoire pas dénuée de réflexion, mais auquel il me manque le petit plus qui l’aurait optimisé.

GHOST IN THE SHELL, le remake.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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