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GET OUT, ou les mystères de l'esprit humain.

Une bande-annonce alléchante, mêlant suspens, mystère, angoisse et un propos social m’a nettement attiré. Si le film tient une partie de ses promesses, j’ai malgré tout était un peu déçu.

 

Get Out, Chris et Rose

 

Le propos :

Chris Washington (Danel Kaluuya) vit depuis 4 mois avec Rose Armitage (Alison Williams), avec laquelle il forme un couple mixte. Il est temps pour ce photographe de rencontrer la blanche famille bourgeoise de la demoiselle, une épreuve qu’il redoute d’autant que la demoiselle n’a pas encore dit à ses parents que Chris était noire. Toutefois, elle lui assure que ses parents n’ont aucun problème avec les noirs et que son père est même un admirateur d’Obama.

 

Get Out, les amis

 

Le fait est que l’accueil est chaleureux, même si l’on peut dire que l’atmosphère est quelque peu étrange entre le père Dean (Bradley Whitford) aux questions dérangeantes, la mère Missy (Catherine Keener) psychologue usant d’hypnose et le fils Jeremy (Caleb Landry Jones) provocateur. Sans parler de leurs deux serviteurs noirs, dont Georgina (Betty Gabriel) et des amis de la famille.

Il y a un mystère là-dessus, probablement un dangereux secret, mais lequel ?

 

Get Out les parents

 

La réalisation nous ancre dans l’étrangeté de la situation, jouant avec nous sur le rapport que peuvent avoir les parents et leurs amis aux noirs. Racisme dissimulé ? Version moderne du Ku-Klux-Khan ? Ou autre chose ? Sans être exposé, le propos est développé en bruit de fond, surtout du point de vue de Chris qui perçoit en toute parole, tout regard, un probable rejet de sa couleur, de sa race.

Les 3 rôles féminins tiennent le film, bien plus que ceux des hommes. L’étrangeté de Georgina est parfaitement rendue par les expressions semi-figées, mais expressives de Betty Gabriel, renforcée par des plans rapprochés. Allison Williams en petite amie aimante, déchirée entre son copain et ses parents, nous tient dans son jeu. Mais la palme revient à Catherine Keener brillante dans son interprétation en demi-sourire énigmatique, soufflant le chaud et le froid.

 

Get Out Georgina

 

Le suspens nous tient en haleine et la méthode coercitive employée est innovante et puissante, permettant une plongée abyssale pour le personnage et les spectateurs.

Là où le bât blesse, c’est sur l’explication et l’incroyable secret de la famille Armitage digne d’un film de fiction des années 70, pas des connaissances scientifiques de notre époque. Bien sûr on peut zapper cette incongruité et se laisser porter par le reste de l’histoire, mais quand même, c’est un peu gros.

 

Get Out

 

Get Out reste malgré tout un film efficace qui vous fera passer de l’intrigue à un brin de tension.

GET OUT, ou les mystères de l'esprit humain.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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