Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LE SOUFFLE D'ERYA, T2 : CHANDHARA.

Ce deuxième opus (sur 3) s’attache à l’évolution des conflits et des alliances. La suite n'est à lire que si vous avez lu le tome 1.

Le prêtre Ardhjill Fahssar, déchiré par son pacte avec son dieu Raban et les 2 gemmes  qu’il possède avance ses pions.

D’une part, il lance une offensive directe contre  Chandhara, la cité des Amazones perché au sommet d’un piton défensif. En cela, il a sa propres armées, mais aussi celle des dhrüzs obligés de suivre avec leurs « petits » dragons noirs cracheurs d’acide et des amazones qui ont rejoint son camps sous la tutelle de Nhärva. Les espoirs des amazones se concentrent sur leur reine Orantha ; encore faut-il que celle-ci sorte de sa torpeur…

D’autre part, il prépare un nouveau débarquement en force sur les terres d’Erya pour s’imposer une bonne fois pour toute. Un nouvel assaut en force qu’il compte mener.

Parallèlement, Galaad et ses alliés, Arpad le chambellan, Adhalbad chef des rebelles, le baron Elhias, le roi Tugdual et le marin Kylian engagent la reconquête des terres occupées avec l’aide de l’invention explosive du savant Balthus.

Tara, la fille adoptive de ce dernier est aussi au cœur du livre avec le secret de ses origines qui commencent à se manifester.

Quant au temple, ennemi des Justes, il est certain qu’il ne va pas laisser Galaad agir à sa guise.

 

Une nouvelle fois d’excellente facture, ce tome 2 nous fait voyager d’un monde à l’autre et d’un personnage à l’autre. Ces personnages sont tous intéressants et l’auteur nous invite à partager les combats des grands comme des petits gens aptes eux-aussi à changer la face du monde comme il en ira pour la cuisinière Francesca. Cédric Michel Bouet est au-delà des stéréotypes de l’héroïc-fantasy (pour une grande partie de ses personnages) apportant indéniablement un plus au genre.

On retrouve les éléments du premier tome sur la résistance, l’occupation, mais aussi une critique franche de la richesse ostentatoire des religions installés face à la simplicité et la sincérité des gens de foi tels les Justes (clairement inspiré du conflit Cathares / catholiques). L’auteur oppose aussi la modernité - symbolisée par la science (même si elle est ici une science au service de la guerre) – à un monde d’obscurantisme tenu par les religieux.

La citadelle de Chandhara est impressionnante de grandeur, tout comme les affrontements qui s’y déroulent. Orantha est sublime de charisme (oui elle sortira de sa torpeur).

Il est clair que C.M Bouet aime ses personnages, peut-être un peu trop ; il a visiblement beaucoup de mal à en éliminer certains.

Quelques personnage disparaissent presque de ce deuxième volet. Il en va ainsi de l’Eryade Gollundrun qui est promis à plus d’importance dans le troisième tome, mais aussi d’Hector, personnage que j’affectionnai. D'autre apparaisse comme Francesca ou Taryll le jeune savant.

Quant à ce qui concerne la révélation à Tara de ses origines que ce soit par son père adoptif Balthus ou par la « saltinbanque » Iouna, je trouve que l’un comme l’autre s’atermoie beaucoup trop, repoussant sans cesse les faits. Si j’arrive à comprendre, et les scrupules et précautions des personnages, et l’intérêt scénaristique que celle-ci ne se fasse pas plu tôt, ça traîne toit de même un peu. Peut-être aurait-il été judicieux de moins aborder le sujet en début de livre…

 

Malgré les bémols relatifs que je viens d’émettre, j’ai une fois encore fort apprécié ce deuxième volet et m’attaquerai dans quelques jours au dernier tome après une parenthèse nippone.

LE SOUFFLE D'ERYA, T2 : CHANDHARA.
Tag(s) : #Chronique Littérature

Partager cet article

Repost 0