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LES GARDIENS DE LA GALAXIE Vol.  2, une histoire de familles.

Pour notre grand plaisir, les Gardiens de la Galaxie sont de retour, James Gunn, à nouveau aux manettes (scénario et réalisation).

Nous nous souvenons tous du premier opus (LIEN) qui nous embarquait aux côtés de ces 5 bras cassés, dont une aventure spatiale désopilante et à grand spectacle en 2014, sur un fond musical des années 70. Un succès réel autant critique que public qui avait rapporté pas moins de 774 millions au box-office (sans compter les produits dérivés). Une réussite presque incroyable puisque les personnages n’étaient, au final, connus que de quelques amateurs de comics et qu’ils n’étaient pas les héros les plus reconnaissables de l’univers Marvel.

 

Même s’il me semble légèrement en dessous du premier, ce second opus nous offre un bon divertissement entre aventures et comédies.

 

Nous retrouvons donc :

* Star-Lord / Peter Quill (Chriss Pratt), sans doute moins décontracté que la première fois, mais toujours avec sa bande-son, face à son père (Kurt Russel) qu’il retrouve « par hasard ».

 

Star-Lord

 

* Gamora (Zoe Saldana, également vue dans Star Treck en Uhura) qui refuse d’avouer ses sentiments pour Peter, face à sa « sœur » Nébula (Karen Gillan) qui cherche à se venger de Gamora pour les tourments d’enfance infligés par leur père Thanos et qui va se retrouver à devoir suivre l’équipe.

 

Gamora

 

* Drax (l’ancien catcheur Dave Bautista), dont la femme et la fille ont été tuées par Ronan (à cause de Thanos), qui derrière son intelligence réduite - source de comédie - cache un cœur d’or et énonce des vérités avec l’innocence d’un enfant.

 

Drax

 

* Rocket Racoon (voix de Bradley Cooper en VO), le « raton laveur » créé, sans autre famille que les Gardiens même s’il refuse de les reconnaître comme tel, toujours adepte des armes et de l’assaut direct. Un personnage spontané qui suit ses impulsions au risque de se mettre à dos, Ayesha (Elizabeth Debicki), la souveraine de l’Eglise Universelle.

 

Rocket Racoon

 

* Groot ou plutôt Baby Groot (voix de Vin Diesel en VO) redevenu un adorable jeune arbre à l’esprit enfantin (6 ans ?) que les autres embarquent tout de même dans leurs aventures, tout en tentant de le tenir à l’écart des dangers – bref l’enfant de la famille. Un personnage attendrissant, source également de comédie et sans doute future star des ventes de jouets.

 

Bébé Groot

 

Ajoutons à ce petit groupe, Yondu (Michael Rooker, vu aussi dans The Walking Deads), l’ancien maraudeur vite déchu du fait de son refus de punir Peter Quill pour ses actes précédents, cet enfant qu’il avait kidnappé sur Terre, mais n’avait jamais livré au commanditaire.

 

Yondu

 

Nous voilà avec une belle brochette face à deux adversaires de taille +1. D’une part l’Église Universelle, êtres dorés génétiquement parfaits dirigés par Ayesha et Ego, la planète vivante secondée par Mantis (la Française Pom Klementieff). Cette dernière n’a plus grand-chose à voir avec le personnage volontaire du comics, devenant une enfant élevée seule sur Ego, aux pouvoirs empathiques servant à « apaiser » Ego. Le +1 sont les ravagers qui vont se mutiner sous la direction de Taserface (Chris Sullivan).

 

Mantis

 

L’intrigue prend son temps pour réellement se concrétiser (2 tiers du film) ; James Gunn nous faisant passer progressivement d’un élément à un autre pour construire l’opposition du groupe face à Ego. Il en profite pour parsemer ses différentes saynètes d’actions, d’humour et de Baby Groot, tout en mettant en évidence autant que possible les personnalités et leurs dilemmes familiaux.

Car, comme vous avez pu le constater dans ma présentation des personnages, le film tourne très nettement autour de ce thème qu’est la famille. Qu’est-ce que la famille ? Les membres de sa famille ou les amis choisis ? Le film donne une réponse pas aussi tranchée que l’on pourrait le croire ; les liens du sang comptent également. Que peut-on attendre de sa famille ? La famille est-elle nécessaire pour se construire ?

Nous avons des personnages de départ qui voguent mentalement entre des enfants, des ados et au mieux des kidultes. Ils évolueront durant ce film, grandiront pour en ressortir visiblement plus mâtures.

 

Les Gardiens de la Galaxie vol.2

 

Pourquoi ce film est-il en dessous du premier ?

* D’une part, l’intrigue principale me semble s’insérer plus difficilement dans un film où les atouts du premier ont voulu être remis en avant (à juste titre). Cependant ce parti pris absolu génère ce que j’ai appelé les saynètes faisant perdre de la fluidité au film. Il est très difficile de mettre en avant tant de personnages (attention au futur Infinity War et sa suite qui ne devrait plus s’appeler Infinity War 2 et qui devra mettre en scène plus de 60 héros).

* Le film joue beaucoup sur « l’adorable » Baby Groot, trop à mon avis, même s’il est très plaisant.

 

Ego - centrique

 

* Ego ne me semble pas un adversaire judicieux pour les Gardiens. En théorie, ils ne jouent pas dans la même catégorie de puissance, même si le scénario trouve une astuce pour nous faire un affrontement final plutôt digne d’un Superman. Mais plus encore, les Gardiens et Ego ne sont théoriquement pas dans le même registre de personnages, même si là encore, le scénario établit judicieusement un lien.

* Le père de Peter Quill est trop différent de celui du comics (un roi mégalomane et peu fréquentable, même pour son fils), même si le visage de Kurt Russell convient.

* La musique des années 70 surexploitée (mise à toutes les sauces), mais il faut dire que la première à rapporter une fortune.

* Yondu est beaucoup trop puissant.

 

Ayesha

 

Malgré tout cela, j’ai passé un bon moment, riche en actions, en humour et empli de figures que l’on pourrait presque qualifier de caméos (zapper le paragraphe si vous voulez garder la surprise) :

Stan Lee bien sûr, mais aussi Howard the Duck, 3 Gardiens (Watchers en VO, dont sûrement Uatu), ainsi que – outre Yondu - 2 Gardiens de la Galaxie première version : Martinex T’Naga (Michael Rosenbaum) et Charlie-27 (Ving Rhames), tous deux membres des Ravagers aux côtés de Sivester Stallone (Stakar Ogord). Autre acteur faisant un véritable caméo : David Hasselhoff (alors qu’un remake, a priori, bas étage d’Alerte à Malibu – qui ne volait déjà pas très haut - va sortir dans quelques jours, sans lui).

 

Les Gardiens de la Galaxie 2

 

Les Gardiens de la Galaxie 2 est donc le quinzième film de l’UCM (Univers Cinématique Marvel) né en 2008 (avec L’incroyable Hulk et Iron Man 1), sans parler des séries télés (Agents du S.H.I.E.L.D, l’ensemble des futurs Défenseurs sur Netflix et autres). Une ligne qui a fait ses preuves et su créer un univers, même s’il n’est pas celui des comics (et heureusement).

Cette séquelle remplit son contrat : un film sympa, tout public, bourré d’effets spéciaux, mais qui n’oublie pas les personnages.

 

Et bien sûr, restez jusqu'à la fin du générique de fin.

 

UCM à suivre avec Thor, Ragnarock en novembre, puis 5 autres films entre 2018 et 2019, voire plus.

 

En conclusion, je dirai simplement : « je s’appelle Groot »…

LES GARDIENS DE LA GALAXIE Vol.  2, une histoire de familles.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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