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LIFE, ORIGINE INCONNUE, entre Alien et Gravity

Life is Life, chantait Opus en 1984, 5 ans après la sortie du premier Alien ; et bien, il y a des vies qu’il vaudrait mieux éviter de rencontrer comme vont le découvrir les 6 astronautes d’ISS (la station orbitale internationale).

 

Life ISS

 

L’équipage intercepte in extremis une sonde revenant de Mars et comme il l’espérait découvre dans ses prélèvements non pas des résidus d’une vie passée, mais belle et bien une cellule animale (procaryote dirons-nous) que le biologiste du bord, Hugh Derry (Ariyon Bakare) va réussir à ranimer. Mieux, cette cellule pluripotente (telle une cellule souche apte à devenir tout type de cellule) qui sera nommée Kelvin va se démultiplier pour se constituer en un organisme pluricellulaire, possédant une forme d’instinct de survie. Un instinct qui va la transformer en une menace réelle pour l’équipage et potentiellement pour notre planète…

 

Kelvin

 

Life est un mixe entre Alien transposé à notre époque et Gravity (LIEN), deux excellents films et je dois dire qu’il ne souffre pas de la comparaison.

L’équipage est cohérent et l’ensemble des personnages est suffisamment attachant pour que nous n’ayons pas envie de les voir mourir.

 

Life

 

Le film dispose d’un casting réduit avec quelques têtes d’affiche : Ryan Reynolds (Rory Adams) qui depuis Buried fait un beau parcours (même si j’ai détesté le film Deadpool (LIEN)), Jake Gyllenhaal (Dr David Jordan) vu dans Noctural Animals (LIEN) ou Prince of Persia (LIEN) et Rebecca Ferguson (Dr Mirand North), L’ensemble des prestations est tout à fait satisfaisant.

 

Life

 

La capture de la sonde nous plonge de suite dans l’idée que l’espace est dangereux, puis très vite la menace va se dévoiler et s’accentuer graduellement accroissant la tension au fur et à mesure des victimes et de l’évolution du « martien ». Une progression parfaitement dosée.

Les effets spéciaux sont à la hauteur du défi, en particulier l’effet d’apesanteur (du sang en apesanteur, ça le fait) et les destructions d’équipements externes même si Gravity avait fait bien plus fort (mais là ce n’est pas le propos principal).

Le fait que la menace « Alien » se situe dans un contexte présent et non futuriste accroît d’autant plus notre implication, car nous savons de quels moyens dispose l’équipage et donc qu’ils sont assez limités.

 

Life

 

L’une des actions de Hugh Derry, même si elle est assez classique du scientifique jusqu’au-boutiste et si elle permet de relancer le scénario, me semble excessive et presque irréaliste. Mais bon, ça passe…

Quant à l’aspect final de la créature, même si moi j’adhère à ce prédateur entre pieuvre, requin et je ne sais quoi, tout le monde n’accrochera peut-être pas. De même certains trouveront peut-être que la résistance, la mobilité et « l’intelligence » incroyable de Kelvin après sa première évolution sont exagérées, mais cela reste de la fiction.

 

Life

 

Une réalisation dynamique ménagée de pauses pour évaluer la situation, un alien différent, une localisation spatiale dangereuse mais proche de nous, ainsi qu’une montée en puissance du suspens font de Life un film du genre tout à fait réussi.

Et comme disait l'autre : dans l'espace on ne vous entend pas crier...!

LIFE, ORIGINE INCONNUE, entre Alien et Gravity
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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