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La planète des singes : suprématie. Affiche VF

La planète des singes : suprématie. Affiche VF

Petit rappel, un virus (destiné à soigner Alzheimer) libéré dans la Planète des Singes : Origine a rendu nos amis poilus intelligents et a anéantie une bonne partie de la population humaine. Dans la Planète des Singes : L'affrontement, les singes sous l'égide de Caesar (Andy Serkis) vivent en forêt alors que les humains vivaient dans les ruines de San Francisco jusqu'à ce que le conflit éclate du fait de Koba (Toby Kebbel).

Quelques années plus tard, la communauté de Caesar toujours en forêt résiste autant que possible à une faction de l'armée dirigée par Le Colonel (Woody Harrelson) jusqu'à ce que celui-ci, profitant d'une opportunité, atteint le refuge des singes tuant des êtres chers à Caesar. La migration vers une terre promise est décidée, mais Caesar décide de rester en arrière pour se venger du Colonel. Certains de ses proches choisissent de rester avec lui pour l'aider.

 

La Planète des Singes : Suprématie

 

J'avais peur d'être confronté à une film de guerre, pur conflit entre singes et soldats luttant chacun pour la survie de leur espèce. De ce fait, j'ai été heureusement surpris de constater que les combats sont loin d'être omniprésents (surtout concentré au début et à la fin) et que le scénario s'intéresse à bien plus qu'un simple conflit.

 

Camp d'emprisonnement

 

De fait Matt Reeves (réalisateur et scénariste) et Mark Bomback (scénariste) nous parle de l'esclavagisme, de la liberté, de la guerre bien sûr, de la survie et de ce que l'on est prêt à faire pour celle-ci, de la vengeance également et de la solidarité, entre autres. Un film riche donc.

Les singes, quelque soit l'espèce, sont juste magnifiquement réalisés en image de synthèse (motion capture), mieux encore que les deux précédents films avec des expressions du visage certes très humains (ça passe mieux ici que dans le premier film) tout en gardant une face simiesque. Chapeau à Andy Serkis et aux autres acteurs pour la performance.

 

Le colonel

 

Chapeau également à Woody Harrelson qui joue un militaire jusqu'au boutiste, mais qui lorsque l'on gratte un peu à une cohérence réelle et un discours de survivance qui, s'il fait froid dans le dos, n'est pas sans une effrayante et dangereuse logique de groupe : le sacrifice d'un (ou beaucoup) pour la survie de tous.

L'utilité de Nova, joliment incarné par la jeune Amiah Miller est très relative, si ce n'est pour insister sur l'humanité de l'enfant et par delà des singes qui vont la prendre sous leurs ailes. Cela nous vaut quelques belles scènes émouvantes.

 

Nova

 

Plus mitigé sur Bad Ape (Steve Zahn) qui apporte certes une utilité scénaristique mais dont le comique est trop marqué dans le propos. Mais il vrai que beaucoup de films aiment à contre balancer la rigueur d'une histoire (ce n'est pas nouveau n'est pas Z6PO), par contre il ne faudrait pas en faire trop.

 

Bad Ape

 

La fin insiste lourdement sur le parallèle biblique de l'histoire, Moïse, terre promise et même les eaux qui se referment sur l'adversaire tel un châtiment divin (ici ce n'est pas de l'eau... pas tout à fait). Ce n'était peut-être pas la peine d'en faire autant.

 

Caesar et Maurice

 

Globalement, je ne peux pas dire que le film est mauvais. Il se laisse clairement regarder. Il allie actions, sentiments et réflexions et pourtant je n'ai pas été complètement emporté. Etait-ce la fatigue ou ai-je eu du mal à adhérer à l'humanité des singes (ce qui pourtant ne me posait aucun problème dans la version originale) ? Peut-être un peu des deux. 

LA GUERRE DES SINGES : SUPRÉMATIE;
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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