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MOTHER ! l'un des pires films que j'ai pu voir.

Mother ! nous raconte l’histoire d’une femme face à son mari écrivain. Tous deux vivent dans une maison isolée, maison de famille de l’écrivain (Javier Bardem) qui a, jadis, brûlé détruisant tous les souvenirs et œuvre de celui-ci, ne laissant que les murs et dans les cendres intérieures un cristal veiné de feu. Elle (Jennifer Lawrence) s’occupe à restaurer la maison alors que lui tente de retrouver une inspiration qui lui fait grandement défaut. Un jour, un homme (Ed Harris) débarque et se fait invité par l’écrivain qui sympathisera avec lui, débarquera ensuite sa femme (Michelle Pfeiffer) encore plus sans-gêne que lui, puis leurs deux fils (Brian et Domhall Gleeson) qui sont en conflit. Un drame surviendra qui bouleversera la vie du couple…

 

Mother !

 

Déjà, dit comme cela, on constate d’emblée que le film n’a rien à voir avec le ton annoncé par la bande-annonce, que l’on pourrait presque qualifier de publicité mensongère tant elle est éloignée de la réalité du film. Contrairement à ce qu’elle laisse croire, nous ne sommes ni dans un thriller fantastique, ni dans un film d’épouvante au sens technique du terme, mais si, à mon sens ce film est épouvantablement mauvais.

 

Mother !
En recherche de déco.

 

Film mâtiné de fantastique, oui, en quelque sorte, mais pas de ce que l’on croit. Il y a quelques touches d’étranges qui veulent nous laisser croire que nous sommes dans un film ésotérique classique. Certes l'atmosphère est effectivement étrange, et certaines séquences, en particulier sur la fin, font clairement référence à la bible, plus qu'à du satanisme quoique nous ne sommes pas loin du veau d'Or. Mais au final, nous voguons à la limite du fantastique sans vraiment s'y plonger. Nous errons donc à la recherche de « quel est ce fantastique ? » dans la première moitié du film.

Est-ce un film de maison maudite, genre Amytiville ? Certains éléments le laissent penser, mais non.  La famille envahissante pour laquelle se prend aussitôt d’une grande amitié l’écrivain laisserait supposer que celui-ci les connaisse. Du Rose-Marie Baby peut-être (le film s’appelle bien mother ? Encore moins. Les Autres ? Nous sommes très loin du compte. Alors quoi ? Et pour ceux qui restent dans la salle de cinéma jusqu’au bout, l’espoir fait… espérer une réponse, une compréhension, un sens réaliste à l’histoire. Alors on reste juste à la fin. Triste.

Si la première scène post enterrement est déjà délirante (négativement délirante), l’apothéose finale est du grand n’importe quoi. Attention, sauter la fin de ce paragraphe si vous ne voulez pas être spoiler : débarquement de fans hystériques (une multitude), idolâtres du « poète », fanatiques, sectaires, envahissants avec la complaisance de l’Ecrivain, puis des forces armées pour les évacuer en une guerre ouverte dans la vaste maison et j’en passe.

Bref, un délire scénaristique, loin d’une histoire tangible.

La manière de filmer n’arrange rien à l’affaire selon moi. J’ai détesté ces caméras embarquées qui filment en gros plan la tête de Jennifer Lawrence, en arrière de son épaule, dévorant tout l’espace. Encore plus détesté le chaos des scènes finales qui est bien plus saoulant que dérangeant ou perturbant.

 

Mother !

 

Mother ! est plus un essai intellectuel qu’un film. Chiant et barbant il ne plaira qu’à quelques esthètes cinéphiles de haut vol.

De quoi parle-t-il en fait ?

Sans doute de la création artistique et plus particulièrement de l’émergence d’une œuvre littéraire. Vide, recherche d’inspirations, muses et tout le désarroi, l’euphorie, voire une certaine violence psychologique qui peut aller avec. Le film poursuit avec la parution, le succès et les fans avant de repartir à zéro pour un nouvel écrit et une nouvelle source d’inspiration. Un cycle infini et infernal.

Au-delà se dessine un type d’écrivain à l’ego surdimensionné, égocentrique et prêt à tous les sacrifices pour accoucher de son œuvre et satisfaire ses lecteurs / admirateurs, flattant encore plus son ego.

Un sujet potentiellement passionnant et riche, mais qui part ici dans un tel délirium scénarisé et orchestré par Darren Aronofsky que le sujet est broyé par un trop-plein, loin de toute subtilité et « regardabilité ». Pourtant j'avais adoré Black Swan.

À mes yeux et à ceux des 5 autres personnes avec lesquels j’étais, rien ne sauve ce film. Je ne dirai pas même Michelle Pfeiffer pourtant excellente dans son rôle d’une femme sans-gêne, dérangeante et même menaçante. Plus de compliments encore sur le jeu de Jennifer Lawrence qui est juste parfaite dans son rôle. J’ai été moins convaincu par les autres intervenants.

 

Mother ! Michelle Pfeiffer

 

Au final, ce film est – pour moi – une véritable catastrophe, doublée d’une bande-annonce trompeuse.

À fuir !

MOTHER ! l'un des pires films que j'ai pu voir.
Tag(s) : #Chronique Cinéma

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