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READY PLAYER ONE

Dans un avenir proche où l’économie a continué de s’effondrer, les personnes de tout âge vivent deux vies. Celle de la réalité âpre et difficile et celle de l’Oasis créé par Halliday (Mark Rylance). L’Oasis est un monde virtuel composé de nombreux univers où chacun peut-être ce qu’il veut et faire ce qu’il veut. Un vaste jeu vidéo où l’on se créé un avatar (modifiable) et l’où on peut être un sportif, un héros, un humain ou tout autre être à sa convenance. Bien entendu pour être au top, il faut acheter des équipements et améliorations pour son avatar avec de l’argent virtuel que l’on peut certes gagner, mais que l’on peut aussi s’acheter avec de l’argent réel (pour ceux qui en ont).

 

Halliday

 

Sauf qu’Halliday est mort il y a quelque temps, offrant sa formidable fortune et le contrôle de l’Oasis au joueur qui pourra résoudre une série d’énigmes et d’épreuves le conduisant à 3 clefs. Pour les aider, ils disposent d’un vaste accès à l’ensemble de la vie d’Halliday, fan des années 80.

De nombreux joueurs tentent leur chance, même s’ils sont de moins en moins nombreux, mais aucun n’a pour le moment réussi à passer la première épreuve, une course automobile. Pas même Sorento (Ben Mendelsohn), dirigeant d’une multinationale qui a engagé une vaste équipe pour trouver la solution et passer les épreuves virtuelles.

 

Sorento

 

Parmi les joueurs indépendants, nous trouvons Parzival / Wade (Tye Sheridab) et son ami dont il ne connaît que l’avatar Aech (Lena Waithe), mais aussi la « rebelle » Art3mis / Samantha (Olivia Cooke). Lorsque ceux-ci prennent la tête du concours, Sorento décide d’user de tous les moyens pour les vaincre.

 

Parzival
Parzival

 

Wade
Wade

 

Ce film de divertissement au relent de quête arthurienn est tiré de l’œuvre d’Ernest Cline, coscénariste avec Zak Penn (X-men, Hulk, Avengers). Réalisé (et en partie produit) par Steven Spielberg, nous retrouvons la mise en scène grandiose qu’il applique généralement avec succès. Les effets spéciaux sont bluffants d’autant qu’une grande partie du film se déroule dans l’Oasis où décors et avatars sont magnifiques. Le rythme est soutenu, ne laissant que peu de pauses.

 

Aech / Pazival / Art3mis
Aech / Pazival / Art3mis

 

Les scènes d’actions sont donc magistrales, dynamiques et de grandes ampleurs. Souvent trop à mon goût. Par moment, la course qui constitue la première épreuve en devient un capharnaüm où nos yeux retrouvent à peine ce qui se passe. De même difficile de profiter de tous les éléments de la bataille finale tant il y a à voir en un laps de temps très court. Une rapidité qui ne devrait pas gêner les habitués des jeux vidéo, dont je ne suis pas.

 

Ready Player One

 

Justement, nous sommes énormément dans l’univers jeux vidéo, trop sans doute pour les non-aficionados du genre d’autant que l’on passe d’un monde à l’autre, l’Oasis n’ayant pas la cohérence d’un univers unique. Du coup j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, dont les avatars ne provoquent guère d’empathie contrairement à leur alter ego humain. Eux ont une véritable capacité à rendre des émotions et je regrette même de ne pas avoir vu « ne vrai » plus longuement Sho (Philip Zhao) ou Daito (Win Morisaki) sur lesquels nous ne savons rien, pas plus que sur Aech d’ailleurs. Qui sont-ils ? Que font-ils dans le monde réel ? C’est pourtant un groupe qui sent bon les Goonies (je ne vous les mets pas en photo pour ne pas gâcher la surprise). De mon point de vue, c’est sur ce point que le film pèche le plus : le manque de sensibilité.

 

Ready Player One destruction

 

Un des côtés jubilatoires du film est son nombre faramineux d’œufs de Pâques dissimulés ou évidents dans son scénario. Retour vers le futur, Star Wars (à peine), Donjon & Dragon, Manga (dont Akira) et bien sûr d’anciens jeux vidéo à la pelle comme Mortal Combat ou les Atari qui auront un rôle crucial. Donc on s’amuse aussi à les dénicher lorsqu’ils ne sont pas évidents comme c’est le cas pour l’hommage appuyé à Shining. Pour le coup nous sommes gratifiés de très belles scènes d’autant plus si vous avez vu Shining.

 

Ready Player One, les clefs

 

Pour terminer cette chronique, je parlerai du propos qui se trouve là, dès le début du film, en lame de fond : le danger de l’addiction aux mondes virtuels (et jeux vidéo). Loin de faire l’apologie sans retenue de cette virtualité très ludique, le scénario prône clairement que l’on peut s’y perdre et s’y ruiner, que rien ne vaut la réalité aussi dure soit-elle et qu’il faut savoir faire la part des choses, sans pour autant rayer complètement ce divertissement qui doit en rester un (et seulement un).

 

Ready Player One

 

Un film tonique, époustouflant qui aurait mérité un peu plus de vie et d’émotions.

READY PLAYER ONE

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Tag(s) : #Chronique Cinéma
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