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SOMBRES FELINS, des nouvelles parfois très lugubres.

Sombres Félins est un recueil de nouvelles parus en 2016 aux éditions Luciférines qui font généralement montre de qualité. La qualité se retrouve dans la plupart des textes ci-dessous, même s’il y a quelques inégalités. Le sujet a volontairement été orienté vers l’horreur, parfois à l’extrème, trop à mon goût.

                Aperçus :

  • Caprices de Florence Barrier est une parfaite introduction à ce recueil, sombre et mettant parfaitement en scène ce cher Lewis…
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  • Aaron Judas s’accroche à sa réputation avec Meow qui flirte avec l’étrange et le palpitant sur fond de drogue et de violence avec une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas.
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  • Le pré-aux trembles s’enfonce dans une forêt plus légendaire et sans doute plus classique que les précédents textes, mais David Baquaise n’en traite pas moins son sujet avec une inéluctabilité effroyable.
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  • A mon goût, L’Enfer de Mahaut Denevel nous plonge dans un sadisme libidineux intolérable au point où j’étais à deux doigts d’arrêter ma lecture. Du gore à la « Saw » trop gratuit et une utilisation des félins plus raccrochés à l’histoire qu’utile à celle-ci.
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  • Comme à son habitude, Patrick Godard s’imprègne du thème et l’attaque sous un angle inédit afin, ici, de nous expliquer pourquoi les chats ont 7 vies. Une écriture sophistiquée, faisant sans cesse écho aux félins pour un récit qui n’en reste pas moins brutal. La quête est juste une superbe nouvelle.
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  • Sacha de Pierre Brulhet nous plonge dans une horreur presque ordinaire, un fait divers à frissonner qui n’a rien d’une légende urbaine. Un développement qu’il réalise à pattes de velours.
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  • Si Blanc comme neige de Jeanne Sélène nous plonge progressivement dans l’inquiétant puis l’horrifique, ce texte traite avant tout de la violence conjugale et du triste héritage que celui-ci peut induire.
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  • A l’instar de son titre, Etincelle dans la nuit de David Elbe est une lumière presque apaisante dans ce recueil bien sombre, violent et parfois gore. Une touche de poésie reprise l’illustration de la nouvelle.
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  • Hachés menu comme chair à pâté de Vyl Vortex me laisse indécis. D’une part, j’ai apprécié son point de départ qui est le conte du Chat Botté, mais d’autre part le déroulement et la fin du récit ne m’ont pas séduit. L’idée aurait mérité un développement plus subtil.
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  • Moi le chat est un texte bien trop court. Morgane nous mène à la conclusion bien trop rapidement alors que l’idée aurait mérité un traitement plus dense.
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  • Difficile de rentrer  dans Chatterton Blues, tant l’écriture  de Mickaël Feugray est particulière. Un style par touches impressionnistes auquel on s’habitue au bout de deux ou trois pages et qui convient à l’esprit du personnage principal. Le félin n’est guère qu’un rajout dans cette histoire abominable qui tient de la folie.
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  • Heil Kitler ! se présente au départ comme un récit amusant, mais aussi dénonciateur de l’idéologie nauséeuse nazi. L’air de rien Aude Cenga nous embarque dans son histoire loufoque pour nous amener à une violence qui, au final, est bien moins terrible que la pensée véhiculée.
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  •  Dans La femme aux chats, Henri Bé ose un texte dérangeant sur la séduction de l’animal de compagnie, mais aussi sur la violence. Récit intéressant à la conclusion étonnante, même si elle est parachutée de nulle part.
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  • Pas d’horrifique dans les chats du Tard, mais une enquête sur ce village envahit pacifiquement par les félins avec l’acceptation des habitants. Une nouvelle  sympathique de François Fierobe à la solution surprenante, même si elle manque – au moins pour le lecteur – d’une preuve en chute final dont n’aurait pas disposé l’enquêteur. Mais il faut bien avoué que tout le récit est dans l’hypothèse alors pourquoi pas le final ?
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  • Ronronnements infernaux est une nouvelle qui me fait penser au film Cube puisque les personnages de Bruno Pochesci se trouvent dans une situation similaire voire bien pire, chats en plus. Le mystère et l’espoir d’une survie est plutôt prétexte à quelques scènes gores, néanmoins moins insupportables que dans L’Enfer. A réserver aux amateurs du genre.
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  • Naomie Wioreck rend un hommage à Poe avec sa nouvelle Peau de Chat mettant en scène un modeste taxidermiste qui va sombrer du côté obscur des félins. Plutôt efficace.
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  • La cage aux fioles d’Eric Vial-Bonacci nous transporte dans un univers à la science julvernienne doublée de fantastique. Une histoire où l’irréel pénètre par un trou d’air pour se plier au carnage ou/et à la folie.
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  • Pour notre plaisir, Emmanuel Delporte prend le temps de définir son univers post apocalyptique, posant ainsi les fondamentaux de son histoire. Du coup sa nouvelle s’ancre dans un background qui lui donne profondeur et intérêt  et qui nous permet d’apprécier pleinement Les Petits Chéris.
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  • Pour ter-minet en beauté ce recueil, Marthe Machorowski s’écarte quelques peu du thème avec un récit très bien construit et aussi séduisant que sa Léonie qui tient entre ses « griffes » un industrieux homme d’affaires qui devra faire son choix. Une Addicton, potentiellement dangereuse.

 

Pour conclure, je dirai que, globalement, mon appréciation de ce recueil est positive. Néanmoins, n’étant pas spécialement un fan de gore, quelques textes m’ont vraiment dérangé comme vous avez pu le voir et je n’ai trouvé en certains qu’un intérêt limité. Heureusement la majorité m’a interpellé ou intrigué par leur ingéniosité, leur chute et/ou la qualité de leur écriture.

A ne pas mettre entre les mains d’âmes sensibles. Au cinéma certains textes seraient interdits moins de 16 ans…

SOMBRES FELINS, des nouvelles parfois très lugubres.
Tag(s) : #Chronique Littérature
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