Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

VENOM, un film qui se cherche... sans se trouver.

Voici un nième film de « superhéros » au risque de nous faire frôler l’overdose… Vous me direz, rien ne nous oblige à aller les voir, même si, comme moi, on est tombé dedans quand on était petit (ce qui pour moi remonte à quelques années). À dire vrai entre la bande-annonce et les critiques presses, sans parler que ce n’est pas un personnage que j’aime particulièrement, je m’en serais passé si ma cadette n’avait pas voulu aller le voir… Et puis, qui ne risque rien n’a rien.

 

Dr Carlton Drake / Riz Ahmed

 

Le scénario n’a rien d’exceptionnel ou d’innovant. Le Dr Carlton Drake (Riz Ahmed vu entre autre dans Rogue One), riche visionnaire désire envoyer l’homme vivre dans l’espace pour le sauver de la catastrophe écologique annoncée. Pour cela, fusionner des symbiotes extraterrestres avec des humains lui semble la meilleure solution pour arriver rapidement à une adaptation possible de l’homme aux conditions de l’espace. Sauf que, premièrement, un spécimen du genre belliqueux s’est échappé et qu’il a ses propres objectifs et que, deuxièmement, les méthodes de ce bon docteur ne s’encombrent pas d’éthique.

Eddie Brock (Tom Hardy), journaliste de terrain réputé et quelque peu rentre-dedans, s’intéresse de trop prêt aux expérimentations douteuses de la fondation de Drake, ce qui va le mettre en contact avec un des symbiotes du nom de Venom avec lequel il va fusionner…

 

Venom et Eddie Brock

 

Si le film se laisse regarder, il ne m’a pas vraiment séduit pour différentes raisons que je vais brièvement exposer (vous avez sans doute mieux à faire que lire 3 pages sur le sujet).

  • Comme je le dis dans le titre, le film se cherche sans se trouver. Le démarrage sombre, limite frisson extraterrestre passe très vitre à autre chose, entre film de superhéros, tout en voulant garder un ton « horrifique ». Quand un humour mal venu s’y ajoute, on ne sait plus quoi en penser.
  • Car touches d’humour il y a, ce qui n’est pas du tout dans le ton du personnage de Venom, cassant l’ambiance qui se voulait délétère.
  • Du coup, le symbiote Venom (qui dans le film est à la fois le nom de l’extraterrestre et celui du duo  fusionné) avec son langage à la jeune dans l’air du temps ne passe vraiment pas. Je veux bien qu’il ait piqué ses connaissances à Brook, mais même celui-ci ne parle pas ainsi. Mais Allo quoi ! c’est un extraterrestre !
  • Le film tente de reprendre l’idée que Brook est un loser comme dans les comics dans lesquels pour sortir du lot des journalistes de presse il avait dû faire un faux article accusant Spiderman. Ici rien de tel puisqu’il est au départ un journaliste TV ayant la reconnaissance et du mordant. Comment de cet homme fort, peut-il devenir un dépressif se considérant comme un loser, même après ce qui lui arrive ? Un personnage pathétique sans charisme ni volonté…
  • Justement côté volonté, son amalgame avec Venom n’apparaît jamais comme sous son contrôle. Jamais non plus il y a une opposition ferme entre lui et l’extraterrestre du genre « maintenant tu fermes ta gueule le symbiote et tu fais ce que je dis, ma volonté est plus forte que la tienne ». Aussi quand un de ses adversaires note que l’hôte du symbiote est fort, le spectateur se gausse.

 

Venom vs

 

  • En conséquence de quoi, le retournement de veste du symbiote – même s’il se reconnaît en Brook – a vraiment de quoi laisser perplexe, d’autant que lui et ses copains ne sont pas là totalement par hasard. Totalement non crédible puisque Brook ne le tient pas en laisse.
  • J’ajouterai une musique qui ne prend pas aux tripes, même durant la poursuite moto / voitures et autres.
  • Ainsi qu’une Michelle Williams qui semble avoir une telle couche de maquillage que son personnage d’Anne Weying ressemble à une poupée de cire mono expressive (en exagérant un peu).

 

Michelle William & Tom Hardy

 

  • Et un futur vilain (bande annonce de fin) qui n’a rien à voir physiquement avec le personnage du comics dont il s’inspire (même s’il s’agit d’un excellent acteur).
  • À noter aussi que le film est sans aucune référence à Spiderman (sauf peut-être au début lorsque Brook parle de son ancien emploi à New York) et qu’il faut apprécier un Venom fait d’un liquide visqueux.

 

 

Bon rassurez-vous tout n’est pas à jeter. Avoir pris un acteur qui n’est pas un premier prix de beauté pour jouer le rôle principal nous change un peu, même si son cheveu gras pour un journaliste au top ne le fait pas. Détacher le personnage de Spiderman était une mesure obligée (question de droits), mais correctement menée. L’utilisation des capacités de Venom est plutôt bien vue et même innovante par rapport à ce que j’en connais des comics. Il y a quand même de l’action, parfois difficile à suivre et étonnamment édulcorée de sang (pas si étonnement que ça pour toucher un public large, même si je déconseille ce film pour les moins de 12 ans).

 

Et bien voilà c’est tout… À vous de voir…ou Pas.

VENOM, un film qui se cherche... sans se trouver.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :