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LES CRIMES DE GRINDELWALD : pas si fantastique !

La menace de Grindelwald (Johnny Depp) se précise dans ce deuxième épisode des Animaux Fantastiques. Arrêté à la fin du premier opus, le sorcier s’évade dès la séquence d’ouverture du film. Il a la volonté de dominer le monde pour le sauver des « moldus », de leur petitesse et de leur incompétence. Pour se faire, il a besoin d’alliés, mais aussi de Croyance Bellebosse (Ezra Miller). Contre toute attente, l’orphelin a survécu à la fin du film 1 ; il est en quête de ses origines. Pour contrer Grindelwald ; Albus Dumbledore (Jude Law) fait appel à son ancien élève, Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), sous le coup de sanctions suite aux événements du premier film. En route pour Paris de l’entre-deux guerre…

 

Grindelwald

 

Après une bande-annonce alléchante, le film est quelque peu décevant, loin du rythme effréné suggéré par les premières images. Une déception sur le rythme, l’évolution de certains personnages, quelques couacs scénaristiques et même certains plans.

 

Commençant par ces derniers. La tonique scène d’ouverture est confuse, difficile à suivre par moment. Le spectateur la subit plus qu’il ne la vit ; nous sommes bien trop au cœur d’une action qui ne se fixe pas plus de quelques secondes avant de changer d’angle de vue. Il n’en reste qu’un brouillon de volutes noires…

 

Croyance et Nagini

 

Le scénario semble avoir pris une autre direction entre la fin du film un et cet opus. Tant et si bien, que son sous-titre « les crimes de Grindelwald » semble bien mal choisi. Si la montée en force de ce sorcier est bien là, il est bien plus question du mystère des origines de Croyance. On a presque l’impression que l’importance de Croyance a été ajoutée a posteriori à l’histoire de fond qui est celle d’un sorcier extrémiste et fasciste qui veut prendre le pouvoir (vu l’époque, le parallèle avec Hitler pourrait être fait, les moldus étant les « inférieurs » décrétés par Grindelwald). Son origine, tout comme celle d’une partie de la famille Lestrange est plutôt alambiquée et tirée par les cheveux, tout comme les motivations de Yusuf Kama (William Nadylam). Un exercice d’équilibrisme scénaristique peu convaincant.

 

Le retour inattendu pour moi de Croyance (persuadé que son histoire était close et qu’on allait passer à Grindelwald) est un mauvais point, même si le personnage est intéressant. Il en va de même pour le retour de Jacob Kowalski (Dan Fogier), le moldu oubliété comme tous les autres à la fin du un. Ce n’est pas son retour qui me gêne, lui était attendu (même espéré), c’est la manière : « ben non, le sort n’a pas fonctionné sur moi parce que… » et c’est tout. Un peu facile et trop direct. Un retour durant le film aurait été plus judicieux.

 

Tina et Norbert, toujours en amour ?

 

Beaucoup trop de personnages prennent de nouvelles orientations dans leur personnalité. Tina Goldsatein (Katherine Waterston) est devenue une Aurore plus rigide et froide, en particulier envers ce pauvre Norbert. Jacob perd de son intérêt burlesque dans un hyper sentimentalisme. Et la folie de Queenie Goldstein (Alison Sudol) n’est plus aussi attrayante et pétillante. Certes la perte d’humour, vient aussi d’une atmosphère plus sombre ; le film est le milieu de ce qui s’annonce contre une trilogie, donc entre revers de fortune pour les héros et révélations ce qu’avait très bien su faire L’Empire Contre Attaque, mais du coup le film perd un peu de son charme.

 

Mis à part le début et la fin, le film est souvent long et lent ; on pourrait presque faire une courte sieste par moments, ce qui nuit au côté divertissant. Non pas que je veuille des combats magiques à chaque fin de bobines (même s’il n’y a plus de bobines), mais un peu de tonus auraient été bienvenus. Mais il est vrai que Norbet n’est pas connu pour sa flamme.

 

Albus

 

Heureusement, le film est sauvé par quelques bons points parmi lesquels la présence de deux très bons acteurs. Jude Law incarne à la perfection Albus avec un côté très british que j’adore, même si on a quand même du mal à voir cet Albus devenir l’Albus barbu et quelque peu malicieux des Harry Potter. Et puis il y a Johnny Depp bien sûr. Même s’il est loin d’avoir beaucoup de temps d’écran, il est un méchant très convaincant, sans même parler de son look. Sans être mauvais, les autres acteurs, y compris Eddie Redmayne, sont en dessous.

 

Autre bon point, quelques personnages comme Nicolas Flamel (Brontis Jodorowsky) même si le maquillage du personnage fait un peu factice ou Nagini (Claudia Kim) hypnotisante, ainsi que Theseus Dragonneau (Callum Turner) dont l’intérêt réside dans le fait qu’il est le frère de Norbert.

 

Leta & Theseus

 

Certains éléments du scénario sont aussi enrichissants, telle la plongée dans le passé de certains personnages : Albus, Grindelwald, Norbert, Theseus ou Leta Lestrange (Zoë Kravitz). Le fait de connaître déjà certains éléments magiques permet de zapper certaines explications comme ce qu’est un Epouvantard.

Notons aussi que l’affrontement final vaut le coup et réveille le spectateur de sa torpeur.

 

Au final un film sympathique qui met en place de nombreux éléments pour une suite qui devrait être plus sombre (peut-être en Allemagne ?), mais qui n’est pas aussi extraordinaire que son titre.

Espérons que le Phénix renaîtra de ses cendres dans le troisième film.

LES CRIMES DE GRINDELWALD : pas si fantastique !
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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