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MORTAL ENGINES

Tom (Robert Sheehan) est un jeune historien / archéologue dans la cité mobile de Londres. Cette cité « prédatrice » s’attaque à des villes tout aussi mobiles de moindre envergure afin dans recycler les composants. C’est, en partie, dans ce recyclage que Tom récupère des objets du temps d’avant l’apocalypse par les humains lors d’une guerre à armes quantiques qui mit fin à l’ensemble des civilisation, d’où à émerger les villes mécanisées. Des villes qui nécessitent beaucoup d’énergie. Londres est à la limite de la pénurie, mais le savant Thaddeus Valentine (Hugo Weaving) a assuré le dirigeant de la cité de trouver une solution. Cependant, il est possible que sous ses airs affables, l scientifique cache un sombre passé qui lui vaut d’être la cible de la jeune rebelle Hester Shaw (Hera Hilmar) en quête de vengeance…

 

 

Voilà un film en concordance avec l’univers et le dynamisme entrevue dans les bandes-annonces.

 

Réalisé par Christian Rivers qui fut, avant d’être réalisateurs, responsables d’effets spéciaux et visuels, Mortal Engines a été scénarisé par trois personne (dont Peter Jackson) à partir du roman young-adult écrit par Philip Reeve (2 tomes à ce jour, dont je vous parlerai car je compte les lire en 2019 pour essaye d’en savoir plus sur le monde et certains personnages). S’il est post-apocalyptique, le film est plutôt steam-punk avec des influences liées au manga (Comment ne pas penser aux œuvres de Miyazaki dont  le château ambulant), mais aussi scénaristiquement à la Guerre des Etoiles (inspiration assumée, consciente ou inconsciente ou juste similitudes… Chacun se fera son opinion).

 

Le monde est riche, même foisonnant d’idées. Bien sûr il y a les villes titanesques, mais également les aéroplanes et leur « cité » dans les nuages, les « brigands » de grands chemins ou le pays de l’Est. Le design de chacun est magnifiquement construit allant du clinquant à l’inquiétant. L’organisation sociale n’est pas oubliée avec les cités riches et dominantes mais aussi tyranniques et ses opposants en rébellion. A l’intérieur même des cités, nous retrouvons le déséquilibre des classes sociales, entre huppées aux privilèges importants (aux habits colorés), vivant au grand air et ceux des entrailles mécaniques des villes, pauvres et démunis (aux habits gris).

L’ensemble est magnifiquement rendu, décors, machines, costumes…

L’explication très succincte du pourquoi avoir construit des cités mobiles est par contre plus qu’insuffisante… Peu être plus construite et logique dans le film.

 

 

Côté personnages, ils sont nombreux et intéressants dans l’ensemble, même s’il est possible de les trouver très stéréotypés et quelque peu prévisibles. Néanmoins j’adorerai en savoir plus sur Anna Fang (Jihae), Bevis Pod (Ronan Raftery), Pandora Shaw (Ceren Pistouris), ainsi que sur certains acolytes d’Anna Fang. Hester Shaw au passé complexe n’est  pas inintéressante avec son personnage sur la réserve et le secret.  Notons aussi le personnage de Shrike (Stephen Lang) plus riche qu’il n’y parait au premier abord et relique d’un passé révolu.

 

 

Si Robert Sheehan n’est pas des plus convaincant, Hera Hilmar s’en sort mieux. Le haut du chapeau est tenu par Hugo Weaving qui incarne très bien un Thaddeus Valentine à double facette. A noter qu’il porte très bien barbe et moustache.

 

 

L’ensemble est dynamique, bien rythmé et soutenu par une bande son de Junkie XL parfaitement en adéquation avec les scènes qu’elle met en valeur. Clairement un point fort du film.

 

Il semblerait que le film a fait un démarrage pas top, malgré des critiques globalement positives. Mais il est vrai qu’il sort en même temps que pléthore de films en cette fin d’année (difficile de tout voir) et qu’il n’a pas eu le bénéfice d’une large publicité en amont (contrairement à d’autres), sortant presque dans l’anonymat.

 

 

Personnellement ayant apprécier ce film qui est avant tout un divertissement (même s’il peut être le point de départ de discussions sur la société), je ne peux que vous le conseiller. Il devrait en séduire plus d’un.

MORTAL ENGINES

Vous pouvez aussi retrouver des univers Steam-Punk dans certaines de mes nouvelles, en particulier dans le recueil Nutty Steam :

Tag(s) : #Chronique Cinéma
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