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AU BOUT DES DOIGTS, piano et caméra.

Mathieu Malinski (Jules Benchetrit) est un jeune homme de banlieue, vaguement délinquant, mais un gentil gars très doué pour le piano, mais sans avenir dans ce domaine jusqu’au jour où il est repéré par Pierre Geithner (Lambert Wilson). Ce professeur au conservatoire de Paris va profiter de Travaux d’intérêt public que doit exécuter Mathieu pou lui mettre un piano au bout des doigts.

 

 

Très beau film pour débuter mon année cinéma.

Je précise très beau film sur la musique avec de brillants acteurs. Jules Benchetrit vit réellement la musique, mettant de la passion dans son jeu. Les plans réalisés par les caméras et le montage accentuent et même magnifient la musique, créant une réelle émotion. Lambert Wilson est, comme toujours, parfait. Une maîtrise du personnage, de son phrasé et de ses silences tout autant que dans la mesure de sa gestuelle et dans son regard.

Par contre, contrairement à ce que pourrait laisser croire l’accroche du film, nous sommes très loin d’un film sur le sauvetage social d’un jeune délinquant. Il faut bien avouer que Mathieu est un gentil voyou (plus gentil que voyou) et que ses deux acolytes ne sont guère plus dangereux. Nous sommes bien loin, par exemple, de Malony (l’excellent Rod Paradot) dans La Tête Haute. Le discours sur l’opposition banlieue / bourgeois s’avère bref, convenu et sans développement ou conséquence. Bref au pire insipide, au mieux inutile. Le fait que Mathieu vienne d’un milieu difficile ne change pas grand-chose au scénario.

 

 

Ce gros bémol écarté, et si on prend le film comme avant tout un film sur la musique, constructrice et passion, Au bout des doigts est magnifique comme je l’ai dit.

À voir et à écouter.

AU BOUT DES DOIGTS, piano et caméra.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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