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LES INVISIBLES, un film pour les rendre visibles.

Avec un tel titre, on pourrait croire avoir affaire avec un film de superhéros à la Marvel ou la DC, un joli film fantastique. Mais non, c’est bien dans la dure réalité que nous plongent Les Invisibles, celle de femmes à la rue qui n’ont comme soutien que l’Envol, un centre d’accueil qui va pourtant bientôt fermer ces portes. Pourtant les employées décident de ne pas baisser les bras et, bien au contraire, d’en faire plus, au mépris des règles, pour tenter d’apporter une aide supplémentaire à ces SDF et pourquoi pas de l’espoir.

 

 

Ce film peut être considéré comme un reportage scénarisé et romancé dans un milieu que la plupart d’entre nous ignorent. Louis-Julien Petit, jeune metteur en scène et co-scénariste porte à l’image ces femmes qui n’ont plus grands choses et qui s’accrochent à la seule dignité qui peut leur rester. Son inspiration lui vient du livre et du reportage sur ces femmes de Claire Lajeunie.

Saluons la prestation des actrices qui se sont immergés dans le milieu, Sarah Suco, qui joue Julie une jeune SDF, allant jusqu’à faire la manche. Audrey Lamy (Audrey) montre sa capacité à incarner des personnages très différents de son rôle récurent dans Scène de Mènage ; pas une seconde Marion ne nous vient à l’esprit, laissant toute la place à Audrey la travailleuse sociale. Corinne Maserio n’est pas en reste dans son rôle de Manu, directrice forte qui cache sa sensibilité derrière son poste. Toutes sont touchantes dans leur personnage et leur engagement complet au risque de broyer leur propre vie privée. Chapeau à Noémie Lvosky (Hélène) et Déborah Lukumuena (Angélique) vue dans Divines.

Mais il faut aussi rendre hommage à ces actrices d’un film, ces femmes qui ont connu la rue et la détresse et que Louis-Julien Petit a castées pour les rôles des SDF. Simplicité, authenticité et beauté sont les mots qui conviennent.

 

 

Film dur qui en nos temps aurait pu se teinter de jaune. À la fois dur par les moyens restreints offerts aux centres d’accueil et à leur personnel, terrible par les situations de ses femmes qui paraissent si insolvables, mais aussi un film teinté de sourires, d’humour, d’espoir et d’une dignité retrouvée ou en toit cas retrouvable par l’action.

 

 

La polémique est sous-jacente, parfois frontale dans les cris de colère des employés, jamais haineuse.

Encore un film d’utilité publique qui j’espère ne sera pas totalement étouffée par les blockbusters et films « faciles ».

LES INVISIBLES, un film pour les rendre visibles.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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