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AVENGERS : ENDGAME, une fin mémorable.

Nous étions nombreux à attendre Avengers : Endgame qui met presque un terme à la phase 3 prévue de longue date par les Studios Marvel (techniquement la véritable fin sera le prochain Spider-Man). Vu 3 jours après sa sortie pour éviter d’être spoiler, je vais éviter de vous en dire trop dans cette chronique.

 

Pour rappel. Après avoir récupéré les 6 Pierres de l’Infini, dont la dernière arrachée à Vision, Thanos n’a eu qu’à claquer des doigts pour réaliser son plan. Les Avengers and co n’ont pas pu l’arrêter et en une fraction de seconde 50% de la population consciente de l’univers a été réduite à néant dont pas mal de nos héros fétiches. Puis Thanos s’en est allé, satisfait d’avoir sauvé l’univers, laissant les survivants panser leurs plaies. Ultime acte de deux personnages, l’appel à l’aide envoyé par Nick Fury (Samuel L. Jackson) vers Captain Marvel et la disparition d’Antman dans le microvers.

 

Endgame : Thanos

 

Nous en étions restés là et Endgame reprend quelques minutes avant le funeste claquement doigt auprès de Clint Barton alias Oeil-de-Faucon (Hawkeye). Après cette introduction qui nous rappelle le drame que vient de vivre l’univers, nous plongeons quelques jours plus tard dans l’espace où Tony Stark et Nébula (Karen Gillan) dérivent dans l’espace à bord du vaisseau des Gardiens de la Galaxie, sans carburant, en pénurie de vivre et d’eau. Autant dire que l’état physique de Tony fait peur à voir et que l’espoir semble s’être envolé…

Je m’arrête là pour le « si vous avez raté le début ». 5 minutes de films sont passés, il est temps pour les rares Avengers survivants de faire face aux conséquences de ce claquement de doigts entre syndrome du survivant, désespoir, résignation ou au contraire, volonté d’affronter le chaos résultant de la disparition de 50% de la population, de se battre, voir même de trouver une solution pour faire revenir tous ces disparus. La probabilité de réussir est bien mince comme l’avait dit le Docteur Strange (Benedict Cumberbatch), même avec l’idée d’un Antman revenu du microvers.

 

Endgame : les survivants.
Les survivants d'Infinity

 

Autant dire que les deux scénaristes Christopher Markus et Stephen MacFeely avaient la pression sur les épaules, tout comme les deux réalisateurs Joe et Anthony Russo. Il ne s’agissait pas simplement de finir une histoire commencée dans Infinity War, mais bel et bien de clôturer un récit entamé il y a 7 ans et qui s’est inscrit dans une multitude de films transverses, mais aussi de mettre fin ou de relancer plusieurs personnages en la personne des premiers Avengers.

De fait et à mon goût, le pari est parfaitement réussi (à quelques bémols prêts). La boucle est si bien bouclée qu’Endgame se permet de nous rejouer, version flash-back améliorés, des scènes capitales de plusieurs films (Avengers, Thor, Gardien de la Galaxie…) et pas simplement histoire de nous remettre les faits en tête. D’ailleurs, il faut bien avouer que pour profiter pleinement d’Avengers : Endgame avoir vu une bonne partie des films des studios Marvel est un plus qui permet de connaître certains héros ou personnages secondaires un peu mieux.

 

Engame : Flash Back
Endgame : Flash-back ?

 

Il est probable que certains trouveront que le film manque d’actions. De fait, mis à part le grand final, le film ne s’émaille que de rares et rapides affrontements. Même le final, aussi dantesque soit-il avec cette passation du « relais » et la mise en avant des Avengers principaux, ne satisfera peut-être qu’insuffisamment ceux qui avait apprécié le conflit qui avait duré une bonne partie de l’Avengers précédent. Le scénario prend son temps et même lorsque l’équipe se réunit pour partir tenter sa dernière chance, alors que le spectateur impatient se dit ; « ça y est, c’est parti »… et bien pas tant que cela.

Mais les scénaristes ont fait le choix audacieux et intelligent de se concentrer énormément sur les personnages et leurs ressentis face à la situation. Ils reviennent ainsi aux sources de ce qui avait permis aux Comics Marvel d’exploser à l’époque : des humains « ordinaires » certes avec des pouvoirs et non pas juste des superhéros. Des hommes et des femmes avant tout avec des sentiments, une vie et « accessoirement » le job de héros. Et je dois dire que pour moi, ce choix fonctionne parfaitement, donnant réellement un plus à l’histoire et au tragique de la situation.

Une scène me semble particulièrement parlante au sujet de ce comment vivre alors qu’une partie de ses proches s’est juste évaporée du fait d’un claquement doigt d’un « méchant » qui a acquis un pouvoir que l’on pourrait qualifier de divin. Cette scène est celle d’une réunion dirigée par Steve Rogers (Chris Evans) avec des gens ordinaires pour parler de cette difficulté à vivre après ça. Très bien vu.

 

Endgame : Captain America

 

Steve Rogers, alias Captain America, l’éternel optimiste de l’équipe qui espère toujours une solution et même sans celle-ci de pouvoir continuer et l’un des piliers du film. Digne combattant, moteur de l’équipe et dirigeant des Avengers, il prend exactement sa place.

 

Endgame : Tony Stark

 

L’autre pilier du film est sans nul doute Tony Stark alias Iron Man, incarné une fois encore par l’impeccable Robert Downey Jr. Enfin un Tony que je peux apprécier, pas totalement brisé, mais ayant perdu de sa fatuité et de son arrogance. Plus humain et plus accessible.

Parmi les autres survivants, La Veuve Noire (Black Widow) alias Natasha Romanov démontre une nouvelle fois sa force et son attachement à ses amis derrière sa carapace d’ancienne espionne. Et une fois encore, Scarlett Johansson se glisse à la perfection dans un rôle puissant, entre force et sentiment à l’instar de l’ensemble du casting.

 

Endgame : Hulk

 

Certains n’apprécieront pas l’évolution qui a été donnée à Hulk / Bruce Banner. Personnellement, c’est la version de Hulk que je préfère (y compris dans les comics), d’autant plus qu’il est moins puissant. Le personnage cinéma manque parfois un peu du sérieux qui devrait émaner de Banner. Mark Ruffalo est à la barre de ce Hulk toujours aussi vert.

 

Engame : Thor

 

Là où le bât blesse, c’est sur l’avant-dernier Avengers d’origine : Thor. Il avait été déjà affublé d’un humour à la limite du caricatural qui l’éloignait de beaucoup du personnage de papier. À l’origine, Thor est tout de même un dieu avec une véritable noblesse, même s’il se laisse emporté par ses émotions et ses pulsions. Mais là, franchement, les scénaristes ont poussé le bouchon bien trop loin, rendant le personnage ridicule et ce quelque soit la raison psychologique de cette évolution. Impossible d’y adhérer et même sa participation au combat final n’enlève en rien cette amertume d’un gâchis.

 

Endgame : Black Widow et Hawkeye

 

Dernier des 6 premiers à être présent (par chance ils ont tous survécu au claquement de doigts) : Clint Barton. Je ne dirai pas que l’interprétation de Jeremy Renner est magistrale, mais le personnage n’en reste pas moins un des fils rouges de l’histoire. Une grande partie de notre ressenti du critique de la situation passe par lui et ça fonctionne. On a même le plaisir de le voir sous un autre costume qu’il a porté un temps dans les comics… Mais je ne vous dis pas lequel, il y a plusieurs possibilités.

 

Endgame : Captain Marvel

 

Ajoutons à cette indéfectible base, 5 autres survivants : War Machine (Don Cheadle) et Rocket Racoon (seul survivants des Gardiens de la Galaxie) aux rôles secondaires ainsi que Nébula plus déterminante et inintéressante du fait de sa reconversion en "gentille".  Captain Marvel et Antman. Je craignais beaucoup la surpuissance de Carol Danvers (Brie Larson) qui risquait de prendre la vedette. Eh bien non, elle est utilisée judicieusement et avec parcimonie. Quant à Scott Lang (Paul Rudd), il est à la fois la touche appréciable de légèreté de l’histoire (un humour sympa et pas lourdingue), encore plus optimiste que Rogers, et celui par qui un plan pourrait se construire face à Thanos.

 

Endgame : Rocket et War Machine

 

Endgame : Nébula

 

Justement, parlons-en de ce plan… enfin non pour ne pas vous spolier, même si la plupart d’entre vous se doutent de la solution possible trouvée par les scénaristes pour que nos héros tentent de renverser la situation.

Personnellement, j’ai toujours un peu de mal avec ce « principe » que ce soit dans les films, les comics (qui en abusent bien trop) ou les romans. Même si Bruce Banner balaye d’une phrase sibylline (qu’il faudrait écouter au ralenti pour la comprendre) toutes théories sur le sujet ayant pu être exposée dans d’autres films, ce « principe » reste toujours fumeux et source d’incohérences, peu importe par quel bout on le prend. La seconde explication donnée par un autre personnage (une femme chauve… je n’en dirai pas plus) ne change pas réellement la donne et, au final, à y regarder de près, des incohérences il y en a, ne serait que cet homme sur son banc à la fin du film. À mon sens, il ne faut donc pas se prendre la tête avec des « et si… » et juste prendre les choses comme elles sont et profiter de ces héros si humains et de ce méchant si singulier.

 

Endgame : Thanos

 

Alors que cette chronique touche à sa fin, impossible justement de ne pas évoquer Thanos (Josh Brolin) qui sort réellement du lot. Face à la surpopulation et à la catastrophe que cela va entraîner pour tous au sein de cet écosystème qu’est l’univers (allégorie de notre Terre, monde physiquement limité), Thanos a décidé de sauver la « majorité » en réduisant drastiquement la population de l’univers en la divisant par 2 d’un claquement de doigts. Si mettre en garde contre le danger de la surpopulation et vouloir la réduire semble louable, c’est le moyen, bien sûr, qui ne l’est pas et fait de lui un méchant (réduire la natalité aurait été certes plus lent, mais plus acceptable).

Méchant certes, mais pas tant autant que d’autres, puisqu’il ne choisit pas les victimes, mais laisse faire le hasard. S’il se pose un peu comme un Dieu, il ne juge pas et ne cherche absolument pas la reconnaissance (au moins dans un premier temps). Un Thanos posé, modéré et pas dénué de noblesse et de charisme.

Mieux la décision qu’il prend au début de film prouve son intelligence… une scène qui vous laissera sur les fesses (pour rester correct) et très gonflée de la part des scénaristes, mais formidablement bien trouvée. Quelle baffe ! Quel démarrage !

 

Super démarrages et aussi superbes finals dans l’action et après l’action. Le tout chargé d’humanité, de vie (mais aussi de morts) et d’émotions. De beaucoup d’émotions… préparés vos mouchoirs avec des scènes dignes de la mort de Spider-Man (Tom Holland) dans Infinity.

 

Avengers : Endgame est incontestablement une réussite si ce n’est Thor qui lui fait perdre sont 5 sur 5… pour un 4.5 !

 

Pas de scènes post-génériques, mais un « ultime » caméo du maître.

 

Stan Lee
Stan Lee

 

AVENGERS : ENDGAME, une fin mémorable.

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Tag(s) : #Chronique Cinéma, #Marvel
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