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NOUS FINIRONS ENSEMBLE, une suite sans mouchoirs.

Après Tanguy, le Retour, voici Nous Finirons ensemble, suite, 9 ans plus tard, des Petits Mouchoirs.

Plusieurs années ont passé depuis la mort de Ludo (Jean Dujardin) et voilà trois ans que la bande d’amis s’est fâchée avec Max (François Cluzet) qui se séparait alors de sa femme Véronique (Valérie Bonneton). Mais la bande à décider de renouer et, avec l’accord de Sabin (Clémentine Baert), nouvelle compagne de Max, ils débarquent dans la maison du bord de mer pour à l’occasion des 60 ans de leur pote… Une surprise qui n’arrange pas Max et s’il accepte de faire bonne figure, les tensions n’en sont pas moins là.

 

Nous finirons ensemble

 

Guillaume Canet (associé à Rodolphe Lauga pour le scénario) réalise donc cette suite qui joue sur les mêmes registres que le premier opus entre humour et drames de la vie.

 

Les personnages ont pris quelques années, leurs situations professionnelle ou familiale ont changé et leur personnalité évoluée pour la plupart.

Ce n’est hélas pas le cas pour Antoine (Laurent Lafitte) qui reste le gaffeur immature du groupe. Un peu grotesque, il est cependant l’un des éléments comiques de l’histoire. Valérie Bonneton, moins présente, reprend aussi son traditionnel rôle d’allumée et d’hystérique, sans grande originalité, mais toujours plaisant.

 

Nous finirons ensemble

 

Quelques personnages s’en tirent mieux que les autres dans cette suite. C’est le cas d’Éric (Gilles Lelouche) qui prend du volume entre ses responsabilités de père, sa légèreté de vedette et son amitié sincère. C’est également le cas pour Marie (Marion Cotillard), veuve de Ludo mais qui ne s’est jamais remise de sa perte malgré un nouvel ami et un enfant (NinoIlan Debrabant). Son personnage pessimiste, à la limite de la rupture et de l’alcoolisme, est sans doute le plus marquant du film. Vincent (Benoit Magimel) aurait pu l’être aussi si son rapport avec son fils avait été plus approfondi et pas seulement esquissé. Rappelons qu’il a fait exploser son couple dans le premier film en dévoilant son homosexualité.

 

Nous finirons ensemble

 

Le film vogue donc entre des scènes humoristiques et des scènes plus introspectives, mais globalement, il reste assez plat, manquant souvent d’intensité aussi bien d’un côté comme de l’autre. Pas de grands éclats de rire donc et pas non plus de mouchoirs. Le propos final n’apporte pas la tension attendue, sans doute désamorcé par l’humour qui s’immisce à tort dans ces instants.

 

Nous finirons ensemble

 

Les personnages sont nombreux et le scénario ne se précipite peut-être pas assez pour nous donner rapidement les clefs de « qui était qui et qui était avec qui ». A nous de faire une grande partie du travail et de faire appel à nos souvenirs, ce qui nuit un peu à la lecture du début.

Malgré la durée du film, le nombre de personnages et les diverses interactions entre eux réduisent considérablement le temps consacré à chacun, donnant parfois l’impression d’effleurer certains sujets ou personnalités sans les approfondir. On a aussi parfois l’impression de partir dans tous les sens.

 

Nous finirons ensemble

 

Malgré mes critiques, je dois avouer que les 2h15 du film passent vite et que je ne me suis pas ennuyé. Une exploration d’individus sans doute pas aussi puissante que les Petits Mouchoirs, mais qui reste agréable et intéressante.

Petite remarque finale : le film fait la part belle à l’alcool festif et à aucun moment n’en aborde les conséquences possibles ou les risques. Dommage.

NOUS FINIRONS ENSEMBLE, une suite sans mouchoirs.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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