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TANGUY, LE RETOUR

Voici un retour qui n’était pas attendu ni par les spectateurs que nous sommes ni par Paul et Edith, retraités heureux. Quand Tanguy (Eric Berger) est plaqué par sa femme, il rentre de Chine en compagnie de sa déjà grande fille Zhu. Bien entendu, malheureux, perdu et désœuvré, il s’installe chez ses parents qui très vite craignent que cette installation provisoire ne dure…

 

Tanguy, le Retour

 

18 ans après Tanguy, Étienne Chatiliez, aidé de Laurent Choucan (coscénariste) remet donc le couvert pour orchestrer ce retour.

En toute honnêteté, le concept s’est essoufflé et l’humour naît souvent de l’idée que ça recommence ou de la reprise d’anciens gags nous remémorons avec plaisir le succès du premier film. Bien entendu le principe est décliné avec Zhu et ensuite au-delà, mais l’histoire cherche ce second souffle sans vraiment le trouver. Cette surenchère est quelque peu poussive d’autant que le personnage de Tanguy ayant tout de même pris de la maturité n’est pas aussi invasif que ses parents (et leurs amis) le supposent.

 

Tanguy, le Retour

 

Bien entendu, si Eric Berger (pas si connu malgré 40 films/ séries à son actif) s’en sort très bien dans son rôle de quadra, c’est André Dussolier et Sabine Azéma qui tiennent le film entre leurs mains de maître. Bien que leurs personnages retrouvent certains de leurs tics, le scénario les pousse moins dans l’exagération que le premier. Si le choix semble juste, il est aussi quelque peu frustrant, le spectateur attend toujours plus d’un second opus.

Personnellement je n’ai pas été conquis par la performance d’Émilie Yili Kang (Zhu) que j’ai trouvé très neutre. Certes, cette neutralité est peut-être voulue pour refléter une « zénitude » asiatique, mais du coup le personnage manque de relief. Je trouve également que la famille chinoise est très caricaturale, bien trop, en particulier le personnage de Mei Lin (Weiting Chao) qui en est presque ridicule, voire énervant.

Une comédie pure qui manque également d’émotions.

 

Tanguy, le Retour

 

Malgré tout, le film reste sympathique et se laisse regarder avec un certain plaisir et quelques bons moments, mais nous restons loin des premiers Chatiliez (La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle ou le Bonheur est dans le pré).

TANGUY, LE RETOUR
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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