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SIBYL, un film complexe.

Sibyl (Virginie Efira) est une écrivaine qui, après une pause en tant que psychologue, décide de reprendre l’écriture. Pour se faire, elle quitte la majorité de ses patients pour avoir plus de temps. Cependant un soir, Margot (Adèle Exarchopoulos) une jeune actrice la contacte. Enceinte de deux mois, elle est perdue, ne sachant pas si elle doit garder ou non l’enfant. Sibyl décide de l’aider.

 

Sibyl

 

Tout d’abord, saluons le talent de Virginie Efira qui incarne ici un personnage complexe, torturé par son passé, emporté par la situation et bousculé dans ses sentiments. Nous sommes loin de la rigolote qu’elle incarnait souvent à ses débuts. Femme mature, n’ayant pas peur de s’exposer psychologiquement et physiquement, elle tient le rôle.

 

Le scénario est assez complexe du fait des relations entre les différents protagonistes. La relation entre Margot, son amant Igor (Gaspard Ulliel) lui-même acteur connu et la réalisatrice de leur film Mika (Sandra Hüller) est, si ce n’est complexe, en tout cas très particulière d’autant qu’il y a ce film à réaliser malgré les tensions qui vont surgir.

 

Sibyl

 

Le passé de Sibyl et en particulier son amour avec le beau Gabriel (Niels Schneider) n’a rien non plus d’un long fleuve tranquille, sans même parler de ses problèmes d’addictions ou ses rapports avec ses filles, sa mère ou sa sœur un peu barrée. Édith est tout de même incarnée par Laure Calamy (vue entre autres dans 10%), un personnage qui lui va bien.

 

Sibyl

 

L’ensemble est riche et, hélas, se complexifie par un montage qui déstructure bien trop la continuité de l’histoire au moins sur une bonne première moitié du film. Une mise en place sans doute volontaire de la réalisatrice Justine Triet pour nous dévoiler peu à peu le passé de Sibyl et mettre différents éléments en relation. Elle laisse aussi planer le mystère sur Margot dont on ne sait guère tout de suite si tout ce qu’elle raconte est la vérité ; Igor lui-même semblant être un pro du mensonge. Aussi le spectateur vogue un temps sans savoir si les images nous montrent la réalité ou la fiction qu’est en train d’écrire Sibyl, mais aussi si c’était la réalité à quel moment dans la vie de Sibyl cela se passe. Cette remise en ordre que nous impose le montage nous fait trop perdre pied et altère la saveur du film.

 

 

Le propos global ne se dessine qu’à la fin, nous permettant de comprendre le sujet de fond du film un peu tardivement.

 

Bien joué, plutôt intéressant, mais un peu trop confus pour moi.

Attention quelques scènes très chaudes.

SIBYL, un film complexe.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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