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LES FILLES DU DOCTEUR MARCH : un peu de tendresse...

L’histoire se déroule durant la guerre de Sécession (1861-1865), mais loin de celle-ci. Alors que leur père est parti à la guerre, une mère et ses 4 filles vivent dans un monde d’hommes. Amy March rêve de devenir une artiste peintre de renom alors que sa sœur Jo (Joséphine) plus rebelle veut devenir écrivaine.

 

Pour tout avouer, j’ai plutôt suivi la troupe familiale dans le choix d’aller voir ce film. Même si je n’avais rien contre, je m’attendais à un film un tantinet eau de rose et un peu trop bons sentiments.

 

Les filles du Docteur March

 

Soyons réalistes, nous retrouvons sans contexte ces ingrédients dans le film Les filles du Docteur March. Cette famille « pauvre » (selon leurs critères, mais qui pour l’époque ne le sont pas tant que ça) est prêtre à sacrifier une partie de ses biens pour aider les plus miséreux et aussi à prendre du temps pour le faire. Un altruisme qui reste bienvenu. Quant à la romance, elle s’invite peu à peu. Néanmoins, il faut avouer que l’ensemble est bien rendu et se tient. Le film est une vraie bouffée de bonheur et de bonne humeur qui fait du bien dans la grisaille ambiante.

De plus, il ne s’arrête pas à jouer sur des mièvreries, mais expose aussi sous plusieurs angles la condition de la femme à cette époque qui, si elle a tout de même bien évolué dans notre société, reste sous tension. L’accès au travail et surtout le statut social est clairement évoqué. Une femme sans son mari n’avait rien, n’était rien ; il avait tous les droits, les enfants étaient siens ainsi que les biens de son épouse. Et tout cela n’est pas si vieux !

 

Les Filles du Docteur March : Meryl Streep

 

Saluons aussi le talent des actrices qui apportent vraiment au film.

Meryl Streep bien sûr qui incarne Tante March est parfaite dans cette vieille femme sévère, sèche, mais assez réaliste, rappelant Violet Crawley (Maggie Smith) de Downton Abbey (au passage excellent film pour les fans de la série dont je suis ; film que je n’ai hélas pas eu le temps de chroniquer).

Laura Dern tient également sa place dans le rôle d’une mère dévouée (Marmee March), bourrée de gentillesse et d’optimisme.

C’est avec plaisir que l’on retrouve Emma Watson. Cette actrice qui fut Hermione Granger arrive peu à peu à nous faire oublier son personnage fondateur du cycle Harry Potter, même si quelques mimiques ne pardonnent pas. Ironie, cette féministe se voit attribuer le rôle d’une femme qui rentre dans le moule, non par obligation, mais par amour.

 

Les Filles du Docteur March : Emma Watson

 

Florence Pugh (Amy March) arrive à se dépatouiller de son personnage aux sentiments contrariés ou contenus. Boudeuse, amoureuse de raison ou d’amour, jalouse, indépendante, mais réaliste. Elle incarne une femme de l’époque qui rêve de libertés, mais est consciente des contraintes imposées à son sexe.

 

Les Filles du Docteur March

 

Enfin Saoirse Ronan s’implique dans cette auteure (Jo) qui veut bousculer les dogmes machistes et respecter ses désirs, choix et volontés quitte à subir quelques déconvenues.

 

Les filles du Docteur March

 

Ajouté à cela, : le charme de l'époque, des costumes et des décors, ainsi qu'une belle prise de vue et une lumière maîtrisée.

Comme je le disais, un film sympathique, globalement positif, qui fait du bien, sans oublier quelques réalités sociétales.

LES FILLES DU DOCTEUR MARCH : un peu de tendresse...
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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