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LA BONNE ÉPOUSE : pas enthousiasmant.

Nous sommes en 1967 et en ce septembre, je ne suis pas loin de naître… Mais surtout, pour ce qui vous intéresse, un groupe de jeunes filles arrivent dans un internat pour une durée de 2 ans (!) pour apprendre les arts ménagers ou comment devenir une bonne épouse, dévouée corps et âmes à son mari pour lequel elle se doit de sacrifier son identité.

 

Sur le ton de l’humour, le réalisateur (et co-scénariste) Martin Provost dénonce des pratiques d’un autre temps que, personnellement, je croyais révolu depuis la fin des années 50 (ma mère ayant fait les arts ménagers en cours du soir). Dans cette belle demeure bourgeoise, la future femme apprend donc la couture, la cuisine, le ménage, la lessive, s’occuper des enfants et à tenir SES contes pour ne pas trop dépenser l’argent de son mari. La sexualité se limite à l’hygiène et sans doute pas au plaisir de la femme.

Bien entendu, alors que mai 68 s’annonce, certaines étudiantes ont d’autres ambitions ou envies ; la révolution féminine est en marche…

 

La bonne épouse

 

Malgré un joli casting, le film n’arrive pas vraiment à trouver son souffle. S’il est bien présent, l’humour se fonde peut-être trop sur la dénonciation du décalage avec les mœurs de notre époque (même s’il y a encore du travail, même en France pour l’égalité des femmes). Manque de puissance donc, mais aussi de sarcasmes. Bien sûr on ne peut pas éviter Gilberte jouée par une Yolande Moreau fabuleuse, ou la sœur Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky) totalement barrée. À côté d’elle d’eux les personnages incarnés par Juliette Binoche ou Édouard Baer ou les étudiantes sont bien fades.

 

La bonne épouse

 

On peut aussi regretter que ce soit - en partie - l'amour d'un homme qui fasse réaliser à Paulette (Juliette Binoche) que son école forme des esclaves privées de liberté et de plaisir, rendant à nouveau l'homme indispensable à l'évolution de la femme (en caricaturant).

 

Quant au final, même s’il est chargé de femmes emblématiques de la libération de la femme avant 1968, sa mise en scène dénote totalement, un peu comme-ci le scénariste n’avait pas trouvé d’autres moyens pour conclure son film.

 

Certes divertissant, instructif, mais vraiment rien de plus. Un traitement pas assez culotté.

LA BONNE ÉPOUSE : pas enthousiasmant.
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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