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ENRAGÉ : terrifiant

La scène d’ouverture d’Enragé (avant le générique) donne le « la » au film : Un homme (Russel Crowe) pénètre en force dans une maison et y tue la femme et l’homme qui s’y trouve. On ne voit rien ou presque, mais on sait que le film sera sous le signe de la violence.

Ne nous voilons pas la face (sauf peut-être les personnes sensibles devant certaines scènes) la violence fait partie intégrante du film. Elle n’en est pas le moteur, mais plutôt le levier qui accroît la tension.

 

Enragé : Russel Crowe

 

Si Russel Crowe passe une période difficile qui l’a fait psychologiquement basculer, il compte bien faire comprendre à Rachel (Caren Pistorius) qui a osé le klaxonner ce qu’est une mauvaise journée.

La traque qui s’en suit met le spectateur sous tension tout au long du film. Russel Crowe apparaît comme une montagne invincible apte à tout écraser devant lui (d’autant plus qu’il a pris du poids pour le rôle). Contraste accru par l’aspect plutôt frêle de Caren Pistorius, de son frère Fred (Austin P. MacKenzie) ou de son fils Kyle (Gabriel Bateman). La pression est renforcée à la fois par la froideur insensible avec laquelle agit le personnage joué par Crowe et le sentiment qu’il est prêt à tout.

 

Enragé : Caren Pistorius

 

Il est possible de critiquer la violence glaciale et humaine du film et de n’y voir qu’une violence gratuite pour attirer un public avide de sang. De fait, je n’avais lu que le sujet du film et pas vu la bande annonce avant d’aller le voir, donc j’étais plus attirer par la tension que par la violence. Mais il est fort de constater que cette violence dénonce la violence du quotidien qui semble se démultiplier sans état d’âme telles les personnes frappées pour avoir demandé de mettre un masque à untel. Cet aspect du film est incontestable car elle est mise en exergue par le générique de début (après la scène d’introduction). Très efficace dans sa construction, il assemble des images réelles de cette violence, ajoutées de commentaires sur les « pétages de plomb » ou la violence que semble générer la voiture.

 

Enragé

 

Tout comme cette introduction, la tension est soutenue par une mise en musique efficace qui ne fait qu’accroître l’angoisse.

 

Contrairement à ce que l’on aurait pu craindre, le film ne contient pas (ou peu) d’incohérences comme on peut souvent le voir dans des films d’effroi : et oui, la femme va appeler la police…

 

Un film efficace, mais clairement à éviter pour les âmes sensibles.

ENRAGÉ : terrifiant
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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