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BLACK WIDOW, peut mieux faire.

Le film Black Widow fait parler, d'une part par une certaine déception du public et d’autre part du fait du conflit qu’il a engendré entre Scarlett Johansson et Disney qui a fait quelques ricochets chez d’autres acteurs / producteurs.

En quelques mots (puisque ce n’est pas le propos) et à ce que j’ai pu comprendre, l’actrice qui est aussi une des productrices reproche à Disney de ne pas avoir sorti le film au Cinéma aux USA (ce qui était contractuel) et donc d’avoir planté les recettes potentielles.

 

Refermons cette parenthèse, pour en revenir au film.

Nous revenons dans le passé de Natasha Romanov ; le film se situe après les événements d’Avengers, l’ère d’Ultron alors qu’elle était devenue une fugitive.

Black Widow

Mais le film évoque aussi la jeunesse de la Russe. Celle-ci ne fut pas des plus heureuses puisqu’elle a été enlevée à ses parents et éduquer au sein de la Chambre Rouge comme d’autres jeunes filles pour en faire une espionne et une combattante hors pair, bref une Veuve Noire ou Black Widow. D’ailleurs, Le film commence par la période durant laquelle alors qu’elle n’était qu’une enfant, avec une autre fille de la Chambre Rouge plus jeune, Yelena Belova (Florence Pugh), et un couple de parents Melina Vostokoff (Rachel Weisz) et Alexeï Shostakov, elle se faisait passer pour une famille américaine ordinaire dans un but d’espionnage industriel.

 

Ever Anderson (fille de Milla Jovovich) en Natasha Jeune

 

Bien entendu, nous retrouverons les conséquences de cette histoire dans le présent du film, avec en particulier la réapparition de Yelena devenue elle aussi adulte et qui à maille avec la Chambre Rouge et son chef Dreykov (Ray Winstone). Elle a même à ses trousses la version MCU de Taskmaster (O. Kurylenko) et va avoir besoin de l’aide de sa « sœur aînée ».

 

Black Widow : Dreykov et Taskmaster

 

Alors bon ou mauvais film. ?

Côté scénario, rien de transcendant même s’il faut reconnaître que l’histoire ne se résume pas qu’à une série d’affrontements, mais qu'elle apporte quelques subtilités et profondeurs aux personnages, même si les ficelles sont un peu grossières. Le lien entre Natasha et Yelena est cousu de fil blanc dès le début ou presque. Peu de réelle surprise.

 

Black Widow : Natasha et Yelena

 

Côté personnages donc, il est intéressant de découvrir le passé de Natasha égale à elle-même telle qu’incarnée par Scarlett Johanson dans les précédents films MCU et plutôt proche du comics : à la fois professionnelle, froide, mais aussi avec de l’empathie envers ses rares amis. Est-ce Yelena ou le jeu de Florence Pugh qui ne m’a pas touché ? Peut-être un peu des deux, même si j’admets avoir apprécié ce petit côté sœur qui admire sa grande sœur et même sa pause « superhéros ». Le personnage manque tout de même d’un certain charisme. Alexeï se dévoile vite comme ayant été le super-soldat russe Red Guardian. Incarné par David Harbour (le flic de Stranger Think). Plutôt has-been, vivant dans un passé peut être glorieux (mais rien n’est moins sûr), il est bien loin du personnage des comics qui à la stature, en rouge, d’un Captain América. Néanmoins, en prenant de l’assurance, le personnage s’étoffe réellement durant le film et devient peu à peu plus à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre de lui et donne, du coup, une vision plus large du personnage dans le film.

 

Black Widow : Red Guardian

 

La réécriture de Taskmaster (le Maître de Covée en VF dans les Comics) est quant à elle plutôt réussie. Nous sommes loin du personnage un peu ridicule et suiveur des comics. Son silence est effrayant tout autant que sa froide exécution des missions qu’on lui confie. Reste le grand méchant de l’histoire : Dreykov. Il incarne à la fois une « veille Russie » et une nouvelle très dictatoriale avec sa soif de domination. Antagoniste très stéréotypé, il manque de présence et son ombre ne flotte donc pas assez sur l’histoire.

 

Black Widow : Yelena

 

Les fans de MCU côté superhéros seront sans aucun doute déçus par le manque d’ampleur du film Black Widow, car malgré de l’action récurrente, nous sommes loin de la débauche d’effets spéciaux et de pouvoirs à laquelle nous ont habitués les autres films. Nous sommes plus au niveau d’un James Bond légèrement boosté et au féminin qu’à un film de supers.

 

Rien d’extraordinaire donc dans ce film, un peu décalé du style MCU (sans avoir l’originalité d’un Wanda et Vision), mais rien non plus de si catastrophique pour un film du genre. Pas indispensable, il se laisse tout de même regarder comme un aparté sur la vie de Black Widow.

 

Black Widow : Scarlett Johansson

 

BLACK WIDOW, peut mieux faire.
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