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LA MORT DU TEMPS : trépidant.

Nous y voici donc, vendredi, veille du week-end, votre rendez-vous avec ma chronique lecture. Cette année j’ai le grand plaisir de la commencer comme annoncer dans mon article film précédent par le roman d’une de mes auteures favorites : Aurélie Wellenstein.

Je vous présente donc La mort du temps, roman plutôt Young Adult paru en 2017 qui avait échappé à ma capacité de lecture jusque là et acquis lors des dernières Aventuriales où je me trouvais avec le stand des Editions Kelach.

Accrochez-vous, car le récit vous emporte dans la tourmente dès la première page et ne vous laissera que peu de repos.

Callista, l’héroïne se réveille à la suite d’un accident de voiture et d’un coma. Seul son père est là, mais pas le temps de comprendre, c’est le chaos, une véritable catastrophe qui s’abat sur Paris. La réalité est bouleversée par une perturbation temporelle centrifuge qui ravage tout sur son passage. Rien n’échappe à la dévastation : objet, bâtiment et êtres vivants qui sont dispersés aux quatre vents. C’est violent, parfois gore et en tout cas trépidant. Les époques se chevauchent, les structures de diverses époques se fondent les unes dans les autres telles des compressions monstrueuses et déviantes du sculpteur César.

Callista se retrouve bien vite seule avec la promesse de survivre et l’espoir de retrouver celle qui était avec elle dans l’accident, son amie Emma pour laquelle elle éprouvait des sentiments forts et inavoués. Elle fuit à sans faire saigner les pieds poursuivie par le Flash qui explose régulièrement et accroît à chaque fois la sphère de chaos temporel. Nous avançons avec elle, dans la même ignorance qu'elle, candide effrayé face aux événements cataclysmiques. 

Une fuite éperdue, qui nous semble même perdue d’avance face à un phénomène d’apparence aussi inéluctable que le réchauffement climatique. Comment ne pas faire ce rapprochement quand on connaît les préoccupations de l’auteure telle qu’elle les expose par exemple dans Mers Mortes, autre roman excellent d’A. Wellenstein dont une BD dans le même monde a été tirée par Boiscommun et Drako : La baleine blanche des Mers Mortes.

 

 

Ce récit prenant, mais aussi poignant, reprend un des autres thèmes favoris de l’auteure : les hybrides, tels ceux de son roman le roi des fauves. Ici Roland de Forceval un homme-cheval du moyen-âge et Gascogne un homme-loup que Callista va croiser. L’un est noble, l’autre est cynique, les deux enrichissent le récit de leur présence. Là encore, le personnage tout comme l’auteure balaient les apparences pour forger la vérité dans l’âme et les cœurs. Les monstres ne sont pas toujours ceux qui le semblent.

Une histoire maîtrisée, une écriture qui vous emporte, peut-être encore plus que dans les autres titres d’Aurélie Wellenstein. Du YA qui séduira un public bien plus large. Une réflexion sur nos choix, nos devoirs et nos responsabilités, mais aussi sur notre moral face à une situation difficile.

Bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture.

LA MORT DU TEMPS : trépidant.
Tag(s) : #Chronique Littérature
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