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LE LABYRINTHE DE SATAN : plongée en Enfer.

Pour ma deuxième chronique livre de 2022, j’ai le plaisir de parler du Labyrinthe de Satan, paru il y a quelques semaines chez le Héron d’Argent et écrit par mon camarade Aaron Judas. Auteur hautement sympathique, je vais tenter de garder mon objectivité sur son récit.

Le Labyrinthe de Satan est un roman plutôt Young Adult de par l’âge des personnages principaux, mais aussi dans le traitement dynamique des événements. Selon moi, on monte d’un cran dans la forme et la construction de l’enfer, souvent complexe et d’une étrangeté dans laquelle je retrouve le style d’Aaron découvert dans ces nouvelles.

Kara est une lycéenne un tantinet gothique qui se tient à l’écart des autres pour lesquels elle n’a que peu d’estime. Peu importe, elle a d’autres amis, des corbeaux avec lesquels elle communique. Et puis contre toute attente, son cœur va fondre pour un nouvel arrivant, un violoneux de talent qui va dévoiler à Kara une partie de ses donc magiques. Mais le drame se joue, l’enfer s’ouvre, Martin disparaît probablement mort et Kara se retrouve entre la vie et la mort, coincé dans les Enfers. Une course contre la montre va se jouer pour sauver sa vie, tenter aussi de retrouver Martin, mais aussi bien plus, car elle a un rôle à jouer dans la grande histoire des Enfers…

Tel Dante dans sa descente, Kara va donc voyager d’un « cercle » infernal à un autre, même si ces espaces n’ont rien de cercles. Aaron envahit ces différents mondes de sa verve teintée d’un horrifique un peu plus léger que ce à quoi je m’attendais, mais aussi d’une belle imagination, pliant les décors à sa volonté distordue.

Durant son périple, elle y croisera Niemand, un reste d’homme, tout juste un suaire, mais bienveillant et indispensable dans le parcours qui attend l’adolescente et sa lutte face au Diable dont les vues sur Kara nous seront dévoilées à propos. Un personnage plus signifiant qu’il n’y paraît au premier abord.

Si je dois avouer que certains passages m’ont un peu désorienté n’y trouvant pas au premier abord la valeur initiatique pour Kara, l’ensemble forme un tout bien homogène. Les quelques personnages que va croiser Kara, âmes damnées de longue date ou seigneurs putrides, sont autant de pierres posées par Aaron à son Enfer et son histoire. Celle-ci est ponctuée par les coassements des corbeaux de Kara et en particulier Spark qui a accompagné plus d’un entre-deux dont une certaine Kaïmilia. Fidèle allié et ami de Kara, par sa voix et ses souvenirs, il permet à l’auteure de nous inviter dans les coulisses du récit et de faire avancer celui-ci.

 

Un roman qui se laisse lire dans une descente infernale et qui réserve aux lecteurs quelques belles surprises. Une exploration étrange d’une Kara au pays des horreurs qui à presque chaque chapitre ouvre la porte d’un domaine étrange et dérangeant.

 

Un petit mot sur la couverture réalisée par Elodie Dumoulin. Elle est à la fois très belle et un peu dérangeante dans la perspective très marquée de sa main droite, un peu trop à l'horizontal qui écrase la tête de Kara.

LE LABYRINTHE DE SATAN : plongée en Enfer.
Tag(s) : #Chronique Littérature
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