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MATRIX RESURRECTION

Un peu plus de dix-huit ans après une Révolution qui nous avait laissés un peu perplexes quant à la signification de sa conclusion, la matrice revient dans nos vies apportant un éclairage sur cette fin.

 

Matrice rebootée

 

De fait, Neo (Keenu Reeves) avait effectivement rebooté la matrice. Nous nous retrouvons donc dans une nouvelle version avec un nouveau programme directeur qui cyniquement indiquera que cette nouvelle version est plus sombre (il parlera du réchauffement climatique et de Harvey Weinstein).

 

Bugs - Jessica Henwick

 

Neo est donc redevenu Thomas Anderson, créateur de jeux vidéo dont un jeu qui a battu tous les records du nom de Matrix. La réalisatrice Lana Wachowski en profite pour générer une très belle mise en abîme de la réalité dans la fiction dans la réalité, clin d’œil en soi à l’idée de base de Matrix même. Un bon point même si le scénario pousse le bouchon un peu loin et longtemps.

 

Matrix : le psy

 

Du coup, Thomas Anderson rebooté lui aussi est dans le doute taraudé par des souvenirs et illusions, soigné pour son délire par un psy (Neil Patrick Harris). Là aussi un bon point que ce personnage bien plus torturé que l’original dans le premier film. Et qui bien sûr devra faire à nouveau le choix entre la pilule bleue ou la pilule rouge qui devrait le réveiller dans le monde réel. Un choix plus compliqué cette fois qui va lui être offert par des résistants nouvelles générations pour certains desquels il est une légende.

 

Morpheus

 

Nous découvrons aussi une nouvelle réalité sur une terre toujours ravagée avec des cocons enfermant les corps humains générateurs d’énergie électrique, mais avec quelques différences que je vous laisse découvrir bien sûr, mais qui sont aussi mes bons points du film.

Autre bon point et inversion du principe Matrix, c’est l’aptitude de certains programmes de s’incarner dans la réalité (à ne pas confondre avec la Matrix).

J’apprécie aussi le dilemme qui va se poser à Trinity (Carrie-Anne Moss) ; pas toujours si simple de rejeter la Matrix !

 

Neo et Trinity

 

Le problème du film Matrix Resurrections est que les bons points s’arrêtent là (ou presque). Même si le scénario n’est pas totalement mauvais, il s’enlise peu à peu dans des redites même si elles sont totalement assumées comme Morpheus (Yahya Abdul-Mateen II) ou le reboot de Smith (Jonathan Groff II). Pour ma part, les brefs flash-back m’ont plutôt été utiles, mais certains les trouvent dispensables, voir alourdissant.

Bien entendu, j’attendais Matrix sur les scènes d’actions et ces fameux ralentis avec mouvement 3D de la caméra, grosse nouveauté qui nous avait bluffés il y a 22 ans. Là, mis à part l’affrontement Neo / Morpheus dans la salle d’entraînement, le reste est très bof. Du déjà vu, mais esthétiquement moins travaillé, même techniquement un peu bâclé, me semble-t-il. Les chorégraphies des joutes sont moins claires et les combats de groupes contre groupe deviennent complètement confus et incompréhensibles à force de zapper d’un point de vue à un autre.

 

des bots !

 

Du coup le film ne décolle pas vraiment et ne provoque pas de poussée d’adrénaline. Des scènes intéressantes, mais aucune jubilatoire ou mémorable, même sur les coups de théâtre. En conclusion une suite en demi-ton.

MATRIX RESURRECTION
Tag(s) : #Chronique Cinéma
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