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HEURTEBISE D'UN SOIR, ne manquez pas le départ du train !

Pourquoi se plonger dans la lecture d’Heurtebise d’un soir ?

 

Une mauvaise raison serait parce que l’auteur Maxime Herbaut s’avère prolifique avec 3 sorties depuis le début de l’année. Étourdissant ce garçon.

Une raison valable est parce que vous avez déjà lu une de ses autres excellentes créations et que vous avez été conquis par son style.

 

La première bonne raison pourrait donc être son style. En tout cas c’est ce qui m’a séduit au premier abord à la lecture de ses manuscrits (l’un nous a échappé, l’autre non) et ce dès les premières pages.

Fluide et travaillée, son écriture est belle. Ni ampoulée, ni basique, un juste milieu accessible à tous.

Plus encore la construction de son récit qui nous renvoie sur des à côté qui sonnent par échos au récit principal, comme ici ce couple qui se croise dans des escalators, image d’un film d’espionnage imaginaire ou souvenir réel d’un film vu par l’auteur. Maxime détaille le réel pour nous plonger dans un fantasme onirique, un cauchemar dérangeant.

 

Car la deuxième très bonne raison est l’univers inhabituel.

L’auteur explore des terres inconnues ; un univers fantasmagorique qui peut parfois nous amuser, parfois nous déranger ou nous inquiéter. Sa gare de départ (Anglefonds) est une et plusieurs, un mélange de nos gares traditionnelles, pour moi une variante de Saint-Lazare, pour vous sans doute une autre. Toutefois elle a quelque chose de plus, une étrangeté, une atmosphère de mal-être. Et les gares qui suivront dans le voyage (telle Montlazare) que l’auteur nous invite à faire apporteront elles aussi leur lot de bizarrerie tels ces escalators sans fin repris en parti sur la couverture réalisée par Chabarb.

 

Une troisième raison est ses personnages qui s’insèrent à la perfection dans l’univers qu’il décrit. Insaisissables aux premiers abords, ils incarnent des étapes dans le parcours d’Auguste le personnage principal de ce récit. Des étapes, mais aussi des grains de conscience, parfois des débuts d’explications sur l’au-delà, perspective du trajet qui lui demeure bien mystérieux. Croiser avec lui la matrone, le barman ou le SDF et progresser pas à pas sur le chemin vers les Limbes à bord de ce train si spécial.

 

La dernière raison est bien sûr l’histoire elle-même que je vous rappelle ici.

Auguste est un comptable banal, un homme marié qui va prendre son train pour renter chez lui après une journée de travail. Mais en gare, c’est le bazar, une personne vient de se suicider, bloquant une partie des départs. Le cadavre brisé est là sous un drap blanc, tel un premier linceul. Et puis la réalité du comptable bascule lorsqu’un être vient lui proposer de jouer les anges d’une nuit pour accompagner le défunt jusqu’à son dernier repos.

Pourquoi Auguste accepte-t-il ? Par dépit ? Par curiosité ? Parce qu’il estime ne pas avoir le choix ? Mais il accepte. Il prend donc ce train étrange vers la gare des Limbes, affublé d’un chapeau melon et d’un parapluie indispensable à sa mission. Le cadavre sous son drap flotte à ses côtés ; l’Auguste à son Pierrot. Mais Auguste a-t-il vraiment réalisé l’ampleur de sa mission ? Pas si sûr !

 

S’il fallait une raison supplémentaire pour vous plonger à corps et âme perdus dans Heurtebise d’un soir, je pourrais plaider pour l’interview de l’auteur que vous trouverez en fin de roman.

 

Ne passez pas à côté de ce Roman !

Aux Editions Kelach, Collection Forêt des Maléfices.

Tag(s) : #Chronique Littérature, #Editions Kelach, #Nouveautés Livres
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